??? à vos plumes … voici une idée … D’autres seront mis en commentaires … .
“Mon Dieu, mon Dieu, pourquoi tu m’as-tu abandonné?”
Jésus, sur la croix.
L’étranger, dans le roman d’Albert Camus, est un homme que rien ne semble affecter radicalement, ni la mort de sa mère, ni celle de l’arabe qu’il tue à coups de couteau. Le soleil parfois le réchauffe, parfois lui est insupportable. Difficile de savoir ce qu’il attend de la vie. Il lui est beaucoup reproché, lors de son procès, de n’avoir pas pleuré à l’enterrement de sa mère. C’est même probablement cette absence de larmes qui le condamne à mort. Mais la vie ne l’accroche pas plus que cela. Le monde est absurde; il ne croit pas en Dieu. Le seul moment où il s’emporte vraiment, c’est lorsque l’aumônier lui rend visite, dans sa cellule, pour lui parler de Dieu.
S’il avait cru en Dieu, les choses auraient-elles été différentes? Aurait-il éprouvé du remords suite au meurtre de l’Arabe? Aurait-il trouver plus de sens à ce solei si blanc?
S’il avait cru en Dieu comme origine du monde, en aurait-il éprouvé ainsi l’absurdité?
S’il avait eu simplement en lui l’idée de Dieu, même une vague idée, même sans en être sûr, aurait-il couché avec cette femme si peu de temps après l’enterrement de sa mère? N’aurait-il pas redouté, ne serait-ce qu’un instant, d’agir sous l’oeil de Dieu? Il l’aurait peut-être fait quand-même… Mais l’aurait-il vécu pareillement?
Ces questions le suggèrent déjà : le problème n’est pas tant celui de l’existance de Dieu que celui des conséquences de la foi sur nos vies bien réelles. Faut-il croire en Dieu…pour être heureux? Pour être vraiment… un homme? Croire en Dieu prouve notre capacité à nous représenter quelque chose qui n’est pas là, observable, devant nos yeux. C’est en ce sens une immense liberté – par rapport au réel, au donné, au véritable. Mais justement, la foi ne porte-t-elle pas en elle le risque d’un oubli ou d’un affadissement de ce réel?
S’il avait cru en Dieu, l’étranger aurai-il pareillement ressenti la réalité brute du monde, l’épaisseur de ces instants, de ses impressions? Ce soleil sur sa peau, l’aurait-il réchauffé pareillement s’il avait vécu dans l’espérance d’une vie éternelle?
Le croyant lit la beauté du monde comme la trace de son origine divine, l’athée ne comprend pas pourquoi il faudrait la réduire à un éclat secondaire d’une intéligence supérieure : la réalité de cette beauté lui suffit amplement. Peut-être n’est-on pas le même homme, que l’on croie en Dieu ou pas; peut-être n’a-t-on pas le même rapport au monde ou aux autres.
Se demander s’il faut croire en Dieu, c’est alors se demander quel homme nous voulons être.
Cette déclaration témoigne du fait que Jésus était un Homme comme nous. Il connaissait le doute et la peur. Il ne parlait pas à Dieu comme on parle à quelqu’un au téléphone. C’est souvent ce que le cours de religion enseigne. Il avait compris que Dieu et les Hommes ne faisaient qu’Un! Il communiquait avec Dieu comme on communique avec la partie supérieur qui réside en chacun de nous et qui nous ramène à notre véritable entité ; à qui nous sommes…
Jésus savait “qui il était” mais sa condition d’Homme ne lui rendait pas la tache facile. Je pense même que ses miracles n’étaient pas des phénomènes “paranormaux”. Il pratiquait juste la pensée créative.
Multiplier le pain, c’est le diviser en 4 plutôt qu’en deux. Changer l’eau en vin, c’est profiter que les convives soient tellement souls que rajouter de l’eau au vin qui reste ne les perturbe pas… Guérir un malade, c’est le pousser à croire en sa guérison et par la même occasion lui permettre de “créer” sa guérison. J’imagine simplement que ces actes ont pris une dimension telle, qu’ils ont été rapportés comme étant des miracles.
A ce propos, je vous conseille de lire “L’évangile selon Pilate” d’Eric Emmanuelle Schmitt. Il présente dans ce livre une vision beaucoup plus réaliste et humaine de ce qu’à pu être la vie de ce grand Homme.
Jésus était un Homme comme vous et moi et ce qui fait de lui un être divin.