Je pense donc je suis

Citations philosophiques pour une constrution de vie…..

Archive pour De Marc aurèle

Livre I : Pensée VII, VIII

VII. - De Rusticus 9 : avoir pris conscience que j’avais besoin de redresser et de surveiller mon caractère ; avoir évité de se passionner pour la sophistique, de rédiger des traités, de déclamer de piteux discours exhortatifs, et de frapper les imaginations pour se montrer un homme actif et bienfaisant ; m’être détaché de la rhétorique, de la poétique et de l’art de parler avec trop d’élégance ; m’être interdit de me promener en toge à la maison, et d’étaler quelque autre faste ; écrire mes lettres avec simplicité, comme était celle qu’il écrivit lui-même de Sinuesse 10 à ma mère ; envers ceux qui nous ont irrités et offensés, être disposé à l’indulgence et à la réconciliation, aussitôt qu’ils veulent revenir ; lire avec attention, et ne pas se contenter d’une intelligence globale ; ne pas accorder aux bavards un prompt assentiment ; avoir pu connaître les écrits conservant les leçons d’Épictète, écrits qu’il me communiqua de sa bibliothèque.

 

VIII. - D’Apollonius 11 : l’indépendance et la décision sans équivoque et sans recours aux dés ; ne se guider sur rien autre, même pour peu de temps, que sur la raison ; rester toujours le même, dans les vives souffrances, la perte d’un enfant, les longues maladies ; avoir vu clairement, sur un vivant modèle, que le même homme peut être très énergique en même temps que doux ; ne se pas s’impatienter au cours de ses explications ; avoir vu un homme qui visiblement estimait comme le moindre de ses mérites, l’expérience et l’habileté à transmettre les principes des sciences ; avoir appris comment il faut recevoir de nos amis ce qui passe pour être des services, sans se laisser diminuer par ces bons offices, sans grossièrement les refuser.

Livre I : Pensée IV, V, VI

IV. - De mon bisaïeul  : n’avoir point fréquenté les écoles publiques ; avoir, à domicile, bénéficié de bons maîtres, et avoir compris qu’il faut, pour de telles fins, largement dépenser.

V. - De mon précepteur : n’avoir point pris parti pour les Verts ni les Bleus, pour les Courts ni pour les Longs-Boucliers 6 ; supporter la fatigue et se contenter de peu ; faire soi-même sa besogne, et ne pas s’ingérer dans une foule d’affaires ; mal accueillir la calomnie.

VI. - De Diognète  : réprouver les futilités ; ne point ajouter foi à ce que racontent les charlatans et les magiciens sur les incantations, la conjuration des esprits et autres contes semblables ; ne pas nourrir des cailles ni s’engouer pour des folies de ce genre ; avoir pris goût à la philosophie, et avoir eu pour maîtres d’abord Bacchius, puis Tandasis et Marcianos  ; m’être appliqué, dès l’enfance, à composer des dialogues ; avoir opté pour un lit dur et de simples peaux, et pour toutes les autres pratiques de la discipline hellénique.

Livre I : Pensées I, II, III

I. - De  mon grand-père Vérus  : la bonté coutumière, le calme inaltérable.

II. - De la réputation et du souvenir que laissa mon père  : la réserve et la force virile.

III. - De ma mère  : la piété, la libéralité, l’habitude de s’abstenir non seulement de mal faire, mais de s’arrêter encore sur une pensée mauvaise. De plus la simplicité du régime de vie, et l’aversion pour le train d’existence que mènent les riches.

Les 3 pensées

     

Il faut avoir ces trois pensées toujours présentes à l’esprit …

En ce qui concerne tes actions, qu’elles ne soient point exécutées au hasard, ni autrement que ne les eût accomplies la justice elle-même. Quant aux événements extérieurs, pense qu’ils sont dus, soit au hasard, soit à la Providence, et qu’il ne faut, ni blâmer le hasard ni accuser la Providence.

Deuxièmement. Songe à ce que devient chaque homme depuis la conception jusqu’à l’animation, et depuis ce moment jusqu’à ce qu’il ait rendu l’âme. De quels éléments se compose-t-il ; en quels éléments se résoudra-t-il ?

Troisièmement. Suppose que, subitement élevé dans les airs, de là-haut tu contemples les choses humaines et leur mobilité, comme tu les mépriserais en voyant en même temps l’immense étendue où demeurent les habitants de l’air et des régions éthérées ! Et, chaque fois que tu t’élèverais, tu reverrais les mêmes choses, leur uniformité, leur courte durée. Est-ce là un sujet d’orgueil ?

Croire en ce qui n’est pas visible

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A ceux qui demandent : « Où as-tu vu les Dieux ? Ou bien, par quel moyen conçois-tu qu’ils existent, puisque tu les honores ? -Tout d’abord ils sont visibles au regard. Et puis, je n’ai jamais vu mon âme, et pourtant je l’honore. Il en est ainsi pour les Dieux. Des marques de leur puissance qu’en toute occasion je constate, je conçois qu’ils existent, et je les respecte.

Le temps dans la recherche du “qui nous sommes”

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Quelle infime partie du temps sans limite, de l’insondable durée, a été répartie à chacun ! Dans un instant, en effet, elle s’évanouira dans l’éternité. Quelle infime partie de la substance universelle ! Quelle infime partie de la vie universelle ! Sur quelle infime motte de la terre universelle rampes-tu ! Réfléchissant à cela, représente-toi qu’il n’y a rien de grand que d’agir comme le veut ta nature, et que de supporter ce que t’apporte la commune nature.

La morale parfaite

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« Voici la morale parfaite : vivre chaque jour comme si c’était le dernier ; ne pas s’agiter, ne pas sommeiller, ne pas faire semblant. »

marc aurèle

La compréhention

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« Ne va pas penser que, si une chose est difficile à comprendre pour toi, elle est incompréhensible pour tout homme ; mais si une chose est possible et familière à un homme, crois bien aussi que tu peux l’atteindre. »

Marc Aurèle

La philosophie

 

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 Portique gravé rappelant la devise stoïcienne, Sustine et Abstine, Supporte et Abstiens-toi

« La durée de la vie humaine ? Un point. Sa substance ? Fuyante. La sensation ? Obscure. Le composé
corporel dans son ensemble ? Prompt à pourrir. L’âme ? Un tourbillon. Le sort ? Difficile à deviner. La
réputation? Incertaine. Pour résumer, au total les choses du corps s’écoulent comme un fleuve ; les choses
de l’âme ne sont que songe et fumée, la vie est une guerre et un séjour étranger ; la renommée qu’on laisse,
un oubli. Qu’est-ce qui peut la faire supporter? Une seule chose, la philosophie. »

Se souvenir…..

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Le temps de la vie de l’homme, un instant ; sa substance, fluente ; ses sensations, indistinctes ; l’assemblage de tout son corps, une facile décomposition ; son âme, un tourbillon ; son destin, difficilement conjecturable ; sa renommée, une vague opinion. Pour le dire en un mot, tout ce qui est de son corps est eau courante ; tout ce qui est de son âme, songe et fumée. Sa vie est une guerre, un séjour sur une terre étrangère ; sa renommée posthume, un oubli. Qu’est-ce donc qui peut nous guider ? Une seule et unique chose : la philosophie. Et la philosophie consiste en ceci : à veiller à ce que le génie qui est en nous reste sans outrage et sans dommage, et soit au-dessus des plaisirs et des peines ; à ce qu’il ne fasse rien au hasard, ni par mensonge ni par faux-semblant ; à ce qu’il ne s’attache point à ce que les autres font ou ne font pas. Et, en outre, à accepter ce qui arrive et ce qui lui est dévolu, comme venant de là même d’où lui-même est venu. Et surtout, à attendre la mort avec une âme sereine sans y voir autre chose que la dissolution des éléments dont est composé chaque être vivant. Si donc pour ces éléments eux-mêmes, il n’y a rien de redoutable à ce que chacun se transforme continuellement en un autre, pourquoi craindrait-on la transformation de leur ensemble et sa dissolution ? C’est selon la nature ; et rien n’est mal de ce qui se fait selon la nature.

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