Faut-il croire en Dieu?

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??? à vos plumes … voici une idée … D’autres seront mis en commentaires … .

« Mon Dieu, mon Dieu, pourquoi tu m’as-tu abandonné? »

Jésus, sur la croix. 

L’étranger, dans le roman d’Albert Camus, est un homme que rien ne semble affecter radicalement, ni la mort de sa mère, ni celle de l’arabe qu’il tue à coups de couteau. Le soleil parfois le réchauffe, parfois lui est insupportable. Difficile de savoir ce qu’il attend de la vie. Il lui est beaucoup reproché, lors de son procès, de n’avoir pas pleuré à l’enterrement de sa mère. C’est même probablement cette absence de larmes qui le condamne à mort. Mais la vie ne l’accroche pas plus que cela. Le monde est absurde; il ne croit pas en Dieu. Le seul moment où il s’emporte vraiment, c’est lorsque l’aumônier lui rend visite, dans sa cellule, pour lui parler de Dieu.

S’il avait cru en Dieu, les choses auraient-elles été différentes? Aurait-il éprouvé du remords suite au meurtre de l’Arabe? Aurait-il trouver plus de sens à ce solei si blanc?

S’il avait cru en Dieu comme origine du monde, en aurait-il éprouvé ainsi l’absurdité?

S’il avait eu simplement en lui l’idée de Dieu, même une vague idée, même sans en être sûr, aurait-il couché avec cette femme si peu de temps après l’enterrement de sa mère? N’aurait-il pas redouté, ne serait-ce qu’un instant, d’agir sous l’oeil de Dieu? Il l’aurait peut-être fait quand-même… Mais l’aurait-il vécu pareillement?

Ces questions le suggèrent déjà : le problème n’est pas tant celui de l’existance de Dieu que celui des conséquences de la foi sur nos vies bien réelles. Faut-il croire en Dieu…pour être heureux? Pour être vraiment… un homme? Croire en Dieu prouve notre capacité à nous représenter quelque chose qui n’est pas là, observable, devant nos yeux. C’est en ce sens une immense liberté – par rapport au réel, au donné, au véritable. Mais justement, la foi ne porte-t-elle pas en elle le risque d’un oubli ou d’un affadissement de ce réel?

S’il avait cru en Dieu, l’étranger aurai-il pareillement ressenti la réalité brute du monde, l’épaisseur de ces instants, de ses impressions? Ce soleil sur sa peau, l’aurait-il réchauffé pareillement s’il avait vécu dans l’espérance d’une vie éternelle?

Le croyant lit la beauté du monde comme la trace de son origine divine, l’athée ne comprend pas pourquoi il faudrait la réduire à un éclat secondaire d’une intéligence supérieure : la réalité de cette beauté lui suffit amplement. Peut-être n’est-on pas le même homme, que l’on croie en Dieu ou pas; peut-être n’a-t-on pas le même rapport au monde ou aux autres.

Se demander s’il faut croire en Dieu, c’est alors se demander quel homme nous voulons être.  

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9 réflexions sur “Faut-il croire en Dieu?

  1. Cette déclaration témoigne du fait que Jésus était un Homme comme nous. Il connaissait le doute et la peur. Il ne parlait pas à Dieu comme on parle à quelqu’un au téléphone. C’est souvent ce que le cours de religion enseigne. Il avait compris que Dieu et les Hommes ne faisaient qu’Un! Il communiquait avec Dieu comme on communique avec la partie supérieur qui réside en chacun de nous et qui nous ramène à notre véritable entité ; à qui nous sommes…

    Jésus savait « qui il était » mais sa condition d’Homme ne lui rendait pas la tache facile. Je pense même que ses miracles n’étaient pas des phénomènes « paranormaux ». Il pratiquait juste la pensée créative.

    Multiplier le pain, c’est le diviser en 4 plutôt qu’en deux. Changer l’eau en vin, c’est profiter que les convives soient tellement souls que rajouter de l’eau au vin qui reste ne les perturbe pas… Guérir un malade, c’est le pousser à croire en sa guérison et par la même occasion lui permettre de « créer » sa guérison. J’imagine simplement que ces actes ont pris une dimension telle, qu’ils ont été rapportés comme étant des miracles.

    A ce propos, je vous conseille de lire « L’évangile selon Pilate » d’Eric Emmanuelle Schmitt. Il présente dans ce livre une vision beaucoup plus réaliste et humaine de ce qu’à pu être la vie de ce grand Homme.

    Jésus était un Homme comme vous et moi et ce qui fait de lui un être divin.

  2. 1. Croire en Dieu est la meilleure façon d’être humain.

    Pourquoi y a-t-il quelque chose plutôt que rien?
    Pourquoi le monde a-t-il simplement commencé?
    La science ne peut répondre à ces questions, comme elle ne peut répondre à la question du sens de mon existence. La science nous dis le comment, pas le pourquoi. La théorie du big bang, par exemple, ne permet de répondre ni à la question « pourquoi le monde? », ni même à la question « Pourquoi le big bang? ».
    D’un point de vue physique, tout mouvement a toujours une cause. Mais qu’est-ce qui,au premier jour, a mis en mouvement le monde? Il faut bien un premier moteur, capable de mettre en mouvement sans être lui-même mis en mouvement. C’est ainsi que la théologie médiévale présentera Dieu: un premier moteur, immobile et parfait. Il faut donc croire en Dieu parce que la physique est incapable d’expliquer cette origine du monde. Parce que la physique ne suffit pas, il nous faut la métaphysique.
    C’est parce que nous pouvons nous représenter l’infini que nous arrivons à Dieu pour mettre un terme à cette régression à l’infini vers le passé: il faut bien que le monde ait commencé.
    On retrouve cette référence au commencement du monde dans les multiples « preuves de l’existence de Dieu » que tant de saints mais aussi de philosophes se sont évertués à présenter. Cet exercice fut même in « classique » de l’histoire de la philosophie: Descartes, Leibniz et tant d’autres se succédèrent pour apporter leur démostration de l’existence de Dieu. Impossible alors, si l’existence de Dieu est démontrée par un raisonnement logique ou un système d’équations, de continuer à douter de lui. Il faut croire en Dieu, puisqu’il existe!

    Une de ces « preuves », exposée par Descartes, peut être résumée ainsi. ; Je suis un être imparfait, mais j’ai en moi l’idée d’un être parfait, que je nomme Dieu. Puisque l’idée d’un être parfait ne peut avoir son origine en moi, qui suis imparfait, sa cause est à chercher dans un autre que moi, lui-même parfait. Autrement dit, si nous avons en nous cette idée de l’infini, nous qui sommes mortels et ne connaissons que des choses qui finissent, c’est qu’un être lui-même infini l’a disposé dans notre esprit, et donc que Dieu existe.
    Il y eut tant de « preuves de l’existence de Dieu » que nous pouvons nous demander quelles furent leurs fonctions exactes.
    S’agissait-il d' »exercices » pour la pensée?
    Probablement.
    Leurs auteurs étaient-ils à la solde du pouvoir religieux?
    Oui, parfois. Mais peut-être aussi ces saints ou ces philosophes étaient-ils simplement conscients des conséquences positives de la foi sur les existences des hommes.
    Démontrer l’existence de Dieu, c’était alors aider les hommes à mieux vivre, en leur donnant la foi.
    (En donnant la foi en se que nous sommes)

  3. (Suite1)

    Une telle projection dans l’avenir semble correspondre à un besoin de l’esprit humain, et en ce sens nous permette de développer pleinement notre humanité: l’attente, l’espérance, l’angoisse… sont autant de modalités de cette capacité, proprement humaine, à « faire venir » l’avenir. Être humain, c’est vivre ce rapport singulier au temps, que l’animal ne connaît pas. L’élève qui s’ennuie se voit déjà sorti de l’école, l’amoureux non déclaré se projette très bien dans les bras de l’être aimé. L’animal, lui, reste « accroché au piquet du moment ». Nous sommes bien incapables d’une telle vie au présent. C’est pourquoi l’idée de la mort constitue un scandale pour une conscience humaine: elle annonce la fin de cette projection qui nous est si naturelle, et qui tient à la structure même de notre esprit. Si donc nous voulons continuer à vivre comme des hommes, nous n’avons pas « le choix » : il faut croire en Dieu, et en notre vie éternelle. Peu importe d’ailleurs l’existence effective de ce Dieu!
    « Dieu est le seul être qui n’a pas besoin d’exister pour être »,écrit Baudelaire. Ce que nous voulons, c’est y croire, pour que toute notre vie, jusqu’à notre vieillesse, puisse rester un projet. Sans la représentation d’un avenir possible, c’est notre vie présente qui se trouve menacée: celle de notre pensée, de notre désir, de notre imagination, de toutes nos facultés proprement humaines. Sans cette capacité de se projeter sans limites dans l’avenir, ce n’est pas simplement la perspective de la mort qui devient insupportable, mais aussi tout ce qui au présent nous accable si souvent -la souffrance, la maladie, l’humiliation, l’injustice…
    Croire en Dieu, c’est croire que les maux du présent ne sont pas le seul réel. C’est donc – ce qu’aucun animal ne fait- poser l’exigence d’un « audelà » de ce réel. Une telle espérance est souvent raillée: elle serait le lot des victimes et des faibles, incapables de supporter la « réalité » de leur sort.
    Il est vrai que devant un enfant condamné à une mort prochaine par une maladie génétique, devant cet ami ou cet amour trop tôt disparu, c’est probablement d’abord pour nous que nous nous surprenons à espérer un Dieu, parce que nous en avons besoin pour continuer, malgré tout, à vivre, ou parce que nous craignons d’être victimes d’un tel coup du « sort ». Mais c’est aussi pour les autres que nous croyons, que nous espérons une justice divine ou une vie éternelle. Si une telle espérance nous permettait de mieux vivre le « manque », de mieux supporter l’absence de celui que la mort nous a arraché, elle pourrait être lue comme un signe de notre faiblesse. Mais ce n’est pas nécessairement le cas. Nous pouvons espérer ainsi pour l’autre, et souffrir tout autant de son absence. Cette forme particulière de l’amour, cette espérance pour l’autre, n’est-ce pas, au contraire, ce que nous avons de plus humain, une façon d’être à la hauteur de notre condition d’homme? Ainsi la foi nous grandit, fait de nous des humains accomplis.

  4. (2iem Suite1)

    Si la foi ne peut être confondue avec la faiblesse, c’est parce qu’il y a de la révolte dans la foi, une révolte contre ce qui est. Or, c’est aussi cela vivre comme des hommes: ne pas se contenter de ce qui est. Sans cette insatisfaction, pas de révolution politique ni de découverte scientifique. Toute croyance, en le prince charmant, en une société sans classes, en Dieu, porte par définitions sur un objet dont la réalité est problématique. Elle prouve que l’homme est ce mammifère qui ne se satisfait pas de ce qui est devant ses yeux. En ce sens, les grands hommes, les révolutionnaires, les inventeurs furent tous des croyants: ils ont d’abord dû croire en quelque chose qui n’était pas devant leurs yeux. Et la croyance en Dieusemble le modèle même de la croyance, car il n’y a rien qui soit moins « devant nos yeux » que Dieu.
    « Accroché au piquet du moment », l’animal ales sabots plantés dans le réel. Aucun animal ne croit. Et c’est probablement pourquoi aucun animal ne change le monde dans lequel il vit. De Gaulle croyait en Dieu, et il a eu le courage de partir à Londres pour entrer en résistance. Pour lui, la réalité présente de la France occupée n’était pas un destin.
    Robert Schuman et Jean Monet étaient tous deux de fervents catholiques, et ils ont fondé l’Europe. Aucun rapport entre leur foi et leurs actions politiques? Amoins que leur foi, et l’idéal qui en découle, ne leur ait justement donné une distance, une hauteur par rapport à ce réel, grâce à laquelle ils ont su y oeuvrer.
    Nombreux sont les athées ou les agnostiques qui, au seuil de la mort, réclament finalement le sacrement. Un tel revirement est lui aussi souvent lu comme une marque de faiblesse. Mais n’est-ce pas plutôt qu’ils se rapprochent, en cette situation extrême, de la vérité de leur condition? Peut-être les hommes qui se déclarent athées, et refusent même d’entendre parler de Dieu, ne veulent-ils simplement pas envisager les circonstances lors desquelles cette question se posera. S’affirmant non-croyants, ils refusent en fait moins Dieu que la pensée de la mort, et donc la méditation sur leur condition d’homme.
    Pascal montre bien que l’homme du divertissement, qui se perd chaque jour dans l’agitation mondaine, fuit en réalité l’ennui au coeur duquel risque de surgir la vérité angoissante de sa condition. Il fuit l’idée de la mort que porte en elle tout ennui, et qui appelle à son tour celle de Dieu. En ce sens, les mondains, les « fêtards », les nightclubbers ne vivent pas comme des hommes: ils reprochent aux croyants d’avoir besoin de Dieu pour vivre, mais eux-mêmes sont tellements incapables de supporter leur condition qu’ils la fuient dans le monde. Ne l’acceptant pas, ils remplissent leurs jours et leurs nuits pour simplement ne plus y penser.
    En fuyant Dieu, c’est eux-mêmes qu’ils fuient, leur vérité d’homme.

  5. C’est tout beau tout ça, mais en résumé tu veux faire passer quoi ? Je ne suis pas certaine de comprendre le message.

  6. Bonjour Tiranie,

    Par la longueur du texte, je désire appeler à la réflexion intuitive l’être profond que nous sommes tous. Il n’y a pas forcément un message à décoder, mais simplement une invitation à la réflexion personnelle contre les idées toutes faites par l’éducation et le conditionnement.
    Pour revenir à nous, le sens même de la question ; Faut il croire en Dieu ?
    Je dirais qu’il est indispensable de croire en Dieu pour croire que l’homme est Dieu lui-même …

    Merci pour ta visite et au plaisir de nos échanges ;-).

  7. J »ai peur quaujourd’hui il soit plus difficile de croire, la science expose peut être trop ces découverte sur la réel nature de l’humanité, et c’est la que sa commence.
    L’Homme au moment où il en ressentis le plus le besoins, a remplacé la physique par la religion(ou métaphysique ), pour venir a fin de ses questions, et inversement aujourd’hui, où la physique reprendrai les rennes, rien qu’ en ayant découvert l’existance des dinausaures, qui prouve une autre forme de vie avant la notre, et avant leur fin à eux( ou quasiment).
    Une météorite ?! Serait la plus plosible des solution à notre arriver sur terre , plongeant toute une population dans la mort, ère glacière ou reconstitution des molécules apportés par la métérorite, il a sûrement fallu des centaines d’années avant qu’une molécule évoluant dans l’eau, arrive petit à petit à en sortir , évoluer encore pour s’adapter a de nouvelles surfaces.
    Et là on y est peut-être…au Premier Homme, dans le jardin d’Adam & Eve, qui se bat encore pour survivre tout les jours, de manière à assurer une descendance, en somme, comme tout être vivant, se reproduire, …
    Géner par les autres espèces cohabitant sur terre avec lui, L’Homme à réussi à passer à travers les mailles du filet qui constitue faunes et a flores, c’est à dire tout sauf nous sur terre…
    Esqu’un Dieu dictant des lois 2000 ans plus tôt serait câpable d’autorisé un libre arbitre à L’Homme aujourd’hui, alors que l’Homme lui même constate qu’il va a sa perte et a celle de la terre, a cause d’un mauvaise entretien et d’un manque de volonter ou d’un abus de povoir…est-il encore possible d’y croire quand dès le plus jeune âge tout sa passe devant nos yeux à la télé, que les familles n’ont plus le temps d’en parlé, faut il prendre la démarche d’aller vers Dieu, de cacher une réaliter apporter sur un plateau?

  8. J’ai 19ans et pendants mon enfance mon père allait au cathéshisme, j’était vraiment petit, mais sa m’intriguait quand même de savoir ou allait mes parents le soir une fois par semaine, bref…
    A l’âge de 8 ans, j’ai demander à mon pêre ce que représentait Dieu, qui il était, quesqui fait qu’il y apporte autant d’attention ? A sa il m’a proposer le cathéshisme, je l’ai pris comme un apprentissage de la religion, j’ai toujours été mal à l’aise fasse à la question « crois-tu en Dieu ? », encore aujourd’hui , Après 2 ans, j’ai décider d’arrêter, bâptiser et passer la premiere communion je ne me suis plus du tout sentit d’aller rejoindre le groupe…
    puis dans le systeme scolaire c’est d’autant plus difficile de trouver la religion qui serait trouver les réponses aux questions, la société détruis tout sa je pense, voilà donc aujourd’hui , quelque chose qui définit a peu près mon sentiment en face de cette question : « Faut-il croire en Dieu »

  9. Croire en un Dieu qui n’existe pas, telle est la devise du pasteur protestant, Klaas, Hendrikse.

    15.2.2009

    Par Guillaume.

    Le pasteur protestant Klaas Hendrikse, PKN (1) de Midelburg-Zierikzee a semé la consternation et la pagaille dans l’Eglise protestante néerlandaise en révélant à divers médias son «athéisme» et en publiant son livre « Croire en un Dieu qui n’existe pas : manifeste d’un pasteur athée.»(2) La bible n’est pour lui qu’un ramassis d’histoires mythologiques.
    Personnellement je ne suis pas étonné de cette déclaration et de ce livre. On sait depuis longtemps, qu’il y a énormément de curés et de pasteurs athées, et qu’ils n’ont pas l’obligation de croire en Dieu, mais de convaincre tous les crédules du monde entier, d’y croire. C’est le but de toutes les religions, faire croire en Dieu, la résurrection, la réincarnation, la Trinité, les saints, les faux miracles etc., tout en sachant que ce n’est rien d’autre que de l’exploitation de la crédulité humaine, de l’imposture, de la supercherie, de la tromperie, de la fourberie, de la tartufferie. Le pasteur sait aussi que Dieu est le seul être qui, pour régner, n’ait pas besoin d’exister, comme l’a dit si bien Baudelaire. C’est pourquoi il suffit de croire en un Dieu qui n’existe pas pour faire survivre Dieu et les religions.
    Que Dieu n’existe pas, est selon ce pasteur une condition préalable à l’exercice du sacerdoce de pasteur. Déjà pendant ses études de théologie, Klaas Hendrikse ne croyait pas à la théologie qu’on lui enseignait. Selon ce pasteur beaucoup de croyants ont abandonné l’idée de l’existence de Dieu ou en doutent, mais cela n’a aucune importance pour lui, du moment qu’on croit en ce Dieu inexistant.
    Il compare la Bible et ses récits mythiques à la mythologie grecque ou romaine. Personne ne se pose encore la question de savoir si Janus, Saturne, Cronos ou Zeus, alias Jupiter, ont existé. Il s’étonne que plus personne ne croit à ces dieux mythiques, mais qu’on n’agit pas de même avec le Dieu monothéiste juif, chrétien ou musulman. On croit même dit-il dans le Fils d’un Dieu qui n’existe pas. Lisez le mythe de Jésus sur le site : http://www.assatashakur.org/forum/..

    Puisque le pasteur protestant dit qu’un Dieu inexistant ne peut avoir un enfant, c’est normal que le pape Léon X, à qui on attribue ces paroles, aurait dit au cardinal Pietro Bembo en 1520 : « On sait de temps immémorial combien cette fable de Jésus-Christ a été profitable à nous et à nos proches. »[Quantum nobis nostrisque que ea de Christo fabula profuerit, satis est omnibus seculis notum.]. (3) tandis que le pape Paul III, homosexuel notoire, déclare au duc Mendoza, ambassadeur d’Espagne : «N’ayant pu découvrir aucune preuve de la réalité historique de Jésus-Christ de la légende chrétienne, j’étais dans l’obligation de conclure à un dieu solaire mythique de plus.» (4)

    Le pasteur Klaas Hendrikse, ne prononce jamais les mots « Seigneur aidez-nous », et refuse de les prononcer. Il sait évidemment que c’est inutile et ridicule. Le Seigneur, n’a jamais aidé personne, ni multiplié les pains pour les millions de pauvres qui meurent de faim en ce monde à la dérive. Au lieu d’arrêter les famines et les catastrophes dans le monde, ce Dieu tout-puissant et infiniment mauvais, se complaît sadiquement à les aggraver chaque jour encore plus, d’abord sur terre, et puis comme si cela ne suffisait pas, il promet encore que dans l’au-delà, il va nous rôtir en enfer. Même après la mort, pas de pardon. Il surchauffe même actuellement la terre à un tel rythme, que bientôt il va nous rôtir vivant, sans attendre qu’on arrive en enfer. Il est plus diabolique que le diable, qui n’est que son serviteur et exécuteur de la volonté divine. Oui, Diderot a raison, l’idée qu’il n’y a pas de Dieu ne fait trembler personne; on tremble plutôt qu’il y en ait un. Le Dieu biblique, n’a rien de bon. Il est jaloux, violent, vindicatif, cruel et criminel. On préfère qu’un tel Dieu n’existe pas.
    Cela n’empêche pas les gens crédules de crier « Allah Akbar » lorsqu’ils font la guerre ou s’entretuent religieusement un peu partout dans le monde, ou lorsqu’ils prient, après une grande catastrophe, pour que le Tout-Puissant ne récidive pas trop vite. Ces prières chrétiennes, musulmanes, juives, hindoues, bouddhistes, ne sont jamais entendues et ne servent à rien, comme chacun peut s’en apercevoir, sauf les crédules et superstitieux.
    Devant toute la misère dont le Tout-Puissant est censé être l’auteur, il n’y a qu’une excuse pour Dieu, c’est qu’il n’existe pas, écrivait Stendhal. On n’a pas besoin d’un Dieu qui nous accable de tous les malheurs possibles, qui n’a jamais aidé l’humanité souffrante, qui ne s’est jamais manifesté pour donner ne fût-ce qu’un seul pain à un affamé. Il va même jusqu’à foudroyer et incendier des églises pendant que les «bigots» s’y agenouillent et prient inutilement.
    Epicure a bien résumé l’inutilité de Dieu: Ou Dieu veut empêcher le mal et ne le peut, ou il le peut et ne le veut, ou il ne le peut ni ne le veut, ou il le veut et le peut. S’il ne veut et ne le peut, il est impuissant, s’il le peut et ne le veut, il est pervers, s’il ne le peut ni ne le veut, il est impuissant et pervers, s’il ne veut et le peut, que ne le fait-il, mon père ? (A. France. Les Dieux ont soif).
    Selon une enquête, un sur six pasteurs, ignorent s’il existe un Dieu. On n’apprend rien aux théologiens en leur disant que Dieu n’existe pas. La lecture des livres saints exécrables, ne peut que les conduire à l’athéisme. Le pasteur dit qu’il n’existe pas de Dieu, qui préserve l’homme des malheurs qui l’accablent, ou qui les lui infligent. Croire qu’il existe un Dieu qui protège les uns et non les autres, est une dépendance immature, et sans les êtres humains Dieu n’est rien, est sa conclusion.
    Oui, le pasteur a raison, sans l’homme, Dieu n’est rien, puisqu’il n’existe que dans l’esprit des hommes et donc grâce à eux. Il n’est qu’une chimère, qui aujourd’hui survit dans l’esprit du croyant et meurt demain lorsqu’il devient athée. Dieu n’est pas mort comme l’a dit Nietzsche, parce qu’il ne le sera que le jour où il n’existe plus de croyants pour le garder en vie. Dieu n’est rien d’autre qu’un être fictif, une création de l’homme, dont la survie ne dépend que des croyants. Ce sont les croyants qui le maintiennent encore en vie, et ils sont loin de l’avoir fait mourir, compte tenu du nombre infime d’athées.
    Si Dieu n’existait pas, il faudrait l’inventer disait Voltaire. L’homme s’en est chargé et l’a créé à son image. Si Dieu l’avait créé, il ne serait évidemment pas aussi mauvais et imparfait. Un Dieu parfait ne peut créer des êtres imparfaits. L. Fuerbach considère que Dieu est le produit de notre imagination, et estime que l’homme a créé Dieu et la religion, et non l’inverse, en projetant à l’extérieur de lui toutes les valeurs idéales dans un être fictif. (Essence du Christianisme)
    Klaas Hendrikse n’est pas le seul pasteur ou le seul curé athée. Il y en eut bien d’autres, mais pas tous aussi célèbres que le curé Jean, Meslier, (1664-1729) qui a dénoncé l’imposture chrétienne dans ses mémoires, cachées jusqu’après sa mort, pour échapper aux bûcher.
    «Il est absurde écrit-il, d’appeler Dieu de justice et de bonté, un être qui fait tomber indistinctement tous les maux sur les bons et les méchants, sur les innocents et les coupables; il est fantasque d’exiger que les malheureux se consolent de leur infortune, dans les bras mêmes de celui qui en est l’auteur (Le bon sens)
    La citation célèbre du livre de Dostoïevski «Les Frères Karamazov» : Si Dieu n’existait pas, tout serait permis » est une absurdité. C’est le contraire qui est vrai. L’homme a pu commettre les crimes les plus graves en se servant du Dieu qu’il a créé, et dont il a besoin pour justifier ses crimes, et même à se les faire pardonner. Sans ce Dieu chimérique, il ne pourrait pas se disculper en prétendant que c’est Dieu qui l’a voulu ou ordonné.
    Ce sont des croyants fondamentalistes, qui ont commis les attentats atroces de Londres, Madrid, Bali, Bombay, etc. Plus le croyant croit dans ses dogmes, plus il est fanatique et dangereux, parce qu’au nom de son Dieu, tout lui est permis et tout est justifié. Il reçoit même une récompense pour les attentats qu’il commet. C’est Allah, via les imams, qui ordonnerait ces missions criminelles, et qui leur octroie le titre de « martyre » Les sunnites et les chiites, religieux fanatiques, s’entretuent en Irak presque chaque jour, toujours au nom d’Allah. A quoi leur sert donc leur « foi » en Allah, puisque leur religion de paix ne les empêche pas de s’entretuer? Sans leur endoctrinement religieux, ils seraient au moins encore capables de réfléchir et de distinguer le bien du mal.
    L’ex-président Bush disait que son Dieu chrétien, l’avait chargé de la guerre en Irak. Saddam Hussein ripostait avec « Allah Akhbar » ; le Dieu musulman, qui devait battre les troupes de l’infidèle Bush. L’invocation de Dieu a toujours servi à commettre les crimes les plus abominables. Le Vatican a persécuté pendant 16 siècles les hérétiques, les sorcières, etc., et s’est servi du mythique Jésus des Evangiles, pour mettre des innocents sur le bûcher. Les chrétiens sont fiers de cette « morale chrétienne » qui a servi à persécuter pendant des siècles des innocents et qui a justifié l’inquisition au nom de l’Evangile. Cette morale chrétienne qui s’est toujours opposée à la science, et qui continue à le faire.
    L’homme ne peut avoir qu’une morale humaine. Dès qu’il se réfère à une morale surnaturelle, il se sert de Dieu pour excuser ses crimes. Sans Dieu, c’est l’homme qui est seul responsable devant sa conscience et devant le tribunal humain, c’est la seule bonne morale acceptable et possible.
    Si les croyants devraient tous faire ce que dit la Bible ou le Coran, le monde entier ne serait qu’un carnage, une boucherie, et plus personne ne serait en sécurité sur cette terre. De ces livres criminogènes, on dit que ce sont des livres saints.
    Une morale basée sur un être surnaturel est une supercherie qui permet de faire n’importe quoi. Les terroristes islamistes ne se feraient pas sauter s’ils savaient que Dieu n’existe pas et qu’aucune vierge ne les attend dans le paradis musulman. Si Dieu existait il empêcherait évidemment ces massacres, sinon il en serait l’auteur, compte tenu de sa toute-puissance et de son omniscience que la religion lui attribue. Ces derniers temps les imams se servent de jeunes filles musulmanes (souvent des filles violées et devenues de ce fait, des objets sans valeur, selon la religion musulmane) pour commettre des attentats. Celles-ci ne doivent pas espérer 72 éphèbes en arrivant chez Allah, parce qu’Allah est phallocrate et misogyne. Aucun imam ne se fait sauter bien entendu. Ils préfèrent envoyer des innocents à la mort.
    Quand va-t-on voir des imams déclarer publiquement aux médias, qu’aucun terroriste ne sera récompensé par Allah, qu’il ne seront pas des «martyrs» privilégiés au paradis musulman, qu’il n’y a pas de vierges au paradis, qu’ils ne sont que des criminels qui se sont déshonorés et que toutes ces promesses coraniques ne sont qu’un leurre. On attendra encore longtemps, et leur silence les rend complices. Même ici en Europe les imams ne lancent aucun communiqué public général, destiné à tous les médias, pour condamner ces fanatiques barbares. Ils se rendent complice par leur silence, leur mutisme. Le proverbe dit même que qui ne dit mot, consent.
    Le biologiste Richard Dawkins de l’Université d’Oxford, auteur du livre « The God Delusion » – (delusion-délire) traduit par « Pour en finir avec Dieu », estime le concept « Dieu » erroné et dangereux. L’athéisme est selon lui presque toujours une saine indépendance d’esprit, et l’athée est libéré complètement de l’emprise de la religion. Il a raison, parce que tout est permis, du moment qu’on invoque que c’est Dieu qui l’a voulu ou l’a inspiré. La religion écrase l’épanouissement de l’esprit humain. Si la religion est une illusion, comme dit Fuerbach, pour Sigmund Freud c’est aussi une aliénation de l’esprit, un délire de masse, une paranoïa.
    L’homme ne peut se sentir libre, autonome, s’il s’imagine qu’il dépend d’un Dieu tout-puissant. Sa soumission à son Dieu, être fictif, imaginaire, lui enlève toute autonomie, alors que personne n’a jamais prouvé son existence, tellement il est inexistant. Aucun athée ne s’oppose à un libre examen de l’existence de Dieu, mais c’est à ceux qui ont inventé les dieux ou leur Dieu, à en apporter la preuve, et pas l’inverse. On ne peut apporter la preuve de l’inexistence d’une chose qui n’existe pas.
    Toutes les religions sont dangereuses parce qu’elles sont basées sur la foi (souvent fanatique) et non sur la raison. Elles sont basées sur des dogmes invariables, incontrôlables et dont la vérité ne peut être contestée. Il faut croire, même si c’est absurde. (Credo quia absurdum). On inculque l’intolérance aux fidèles, à qui on apprend que ceux qui ne croient pas dans leur « Vérité » sont dans l’erreur, des ennemis, et ils vont même jusqu’à menacer de mort, l’incroyant, pour qu’il ne dénonce pas que la religion n’est que superstition et tromperie.
    Celui qui invoque la foi, ne se base plus sur la raison. Il ne pense plus par lui-même. Cela lui est même interdit parce qu’il doit se soumettre aux dogmes religieux, quelle qu’en soit l’absurdité.
    L’athéisme est un humanisme, ce n’est pas une religion, dans lequel l’homme est central, dans lequel l’homme a du respect pour l’homme, et non pas pour un Dieu qui l’écrase, l’asservit, lui interdit d’être libre. Nos dieux se sont: Isaac Newton, Alexandre, Fleming, Louis, Pasteur, Albert Einstein, Léonardo Da Vinci, Sigmund Freud, Mozart, Beethoven, Michel-Ange, Rubens, etc. Ce sont des dieux humains, qui ont fait progresser la science et les arts, au service de l’humanité. On ne doit rien attendre des dieux surnaturels, parce que les miracles n’existent que pour ceux qui y croient. Après deux mille ans, le Jésus mythique n’a toujours pas ressuscité ne fût-ce qu’un seul mort, et sa résurrection et celle de Lazare ne sont qu’un mythe qui permet au Vatican de vivre dans l’opulence.
    En ce 21ième siècle, siècle qui sera célèbre par son fanatisme religieux, ses guerres et conflits religieux sanglants, il faut du courage pour critiquer les religions, parce que les fanatiques religieux prolifèrent de plus en plus et que même se dire athée devient dangereux. Même dans les pays dits démocratiques, comme les Etats-Unis, se révéler athée est périlleux et désavantageux, le Dieu inexistant y règne en maître. Quant aux théocraties, l’athée n’y est pas toléré, sous peine de mort.
    Guillaume
    (1) PKN (Eglise protestante néerlandaise.
    (2) Geloven in een God die niet bestaat. Manifest van een atheïstische dominee, druk 2007, 204p. Nieuw Amsterdam. (Croire en un Dieu qui n’existe pas. Manifeste d’un pasteur athée, imp. 2007, 204 p. Nieuw Amsterdam)
    (3) Livre « Les Trois imposteurs, Moïse, Jésus et Mahomet. Rivages. Poche/Petite Bibliothèque, p. 142 »
    (4) Voir Wikipedia et Echolalistes – Liistes de Papes et leur vie – voir : http://www.echolalie.org/wiki/index.php?ListeDePapes

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