27 février

VIDE
La doctrine du vide n’affirme pas ou n’implique pas la non-existence de toute chose.  De la même manière, la doctrine du vide n’est pas juste la thèse selon laquelle les choses ne peuvent pas être trouvées quand on recherche leur essence.  La signification du vide réside dans la nature interdépendante de la réalité.

26 février

CALME
Voilà ce que nous éprouvons lorsque nous cheminons vers le calme mental.  La première étape est la ‘fixation de l’esprit’ : elle consiste à orienter l’esprit vers l’objet de la méditation.  La deuxième étape est la ‘fixation continue’.  On l’atteint lorsqu’on parvient à fixer sa pensée sur l’objet de façon continue.  La troisième étape est la ‘refixation’ : en prenant conscience que l’esprit se disperse et en fixant de nouveau la pensée sur l’objet, on parvient à rester concentré sur l’objet les deux tiers du temps. La quatrième étape est celle de la ‘fixation stricte’.  Elle est atteinte lorsqu’on a réussi à mieux utiliser les antidotes contre le laisser-aller et l’excitation.  En s’attaquant à la paresse insidieuse et à l’excitation, puis en en triomphant, on atteint la cinquième (‘discipline de l’esprit’), la sixième (‘pacification’), la septième (‘pacification totale’), le huitième (‘unicité de la visée’) et enfin la neuvième étape (‘réalisation de l’équilibre’).

Sur le chemin de la mémoire

Commentaire d’Hercule à propos de l’article “Ils ne savaient pas…”

Sur; http://quisommesnous.wordpress.com/2007/10/21/sur-le-chemin-de-la-memoire/

Sur le chemin de la « mémoire » 

Il n’existe pas de séparation précise entre les divers aspects de la nature de l’Homme, ils sont tous les phases d’une unique réalité. Les mots instinct, intellect et intuition ne sont que des aspects différents de conscience et de réaction à l’environnement et au monde dans lequel l’Homme se trouve.
Il est un animal et il possède comme lui, la qualité d’instinct et de réaction instinctive à son environnement.
-> L’instinct est la conscience de la forme et de la vie de la cellule, le mode de connaissance de la forme.
!! L’instinct animal est aussi divin que les autres qualités que nous considérons comme plus spirituelles.
Mais l’Homme est rationnel, il peut analyser et critiquer et il a ce quelque chose que nous appelons le mental et la faculté de perception et de réponse intellectuelle qui le différencie de l’animal, qui lui ouvre un nouveau domaine de conscience, mais qui n’est, néanmoins, qu’une extention de son appareil de réponse et la transformation de l’instinct en intellect.
Par l’un, il devient conscient du monde des contacts physiques et des conditions émotionnelles.
Par l’autre, il devient conscient du monde de la pensée et des idées; il est ainsi un être humain.
L’orsqu’il a atteint ce stade de perception intelligente et instinctive, des “indices” lui indiquent qu’il y a un autre monde dont il peut aussi devenir conscient, mais qui a son propre mode de contact et son propre appareil de réponse. … C’est l’intuition “spirituelle”, cette expansion de conscience, ce sens de perception consciente hautement développé, qui donne la vision de nouveaux champs de contact et qui lui ouvre un nouveau monde d’existence.
Le problème de tous les “Hommes” est d’utiliser correctement l’instinct à sa juste place et de juste manière. Ils doivent apprendre à utiliser l’intellect et, par lui, entrer en rapport avec le monde des idées et de la recherche humaines. (Cela peut prendre plusieurs cycles de vies)
Grâce à L’intuition, ils doivent devenir conscient des choses de l’esprit et des réalités spirituelles que ni l’instinct ni l’intellect ne peuvent lui révéler. Les “Hommes” doivent, à maintes reprises, saisir ces réalités spirituelles sur le chemin sans fin.

Pour ce, n’oublie pas que;
“La vérité réside à l’intérieur de toi même. Il existe en toi un pouvoir, une force et une sagesse superieurs. Tourne-toi vers l’intérieur et, là, évoque une force et un pouvoir qui sont l’héritage de tous les fils des hommes, Fils de Dieu.”

Au plaisir de tous vous retrouver au bonheur éternel et immortel. (Hercule)

Anti-conditionnement

Commentaire d’Hercule à propos du conditionnement social.

Sur;  http://quisommesnous.wordpress.com/2007/11/15/153/

“C’est au quotidien, dans les remarques et les injonctions que lui adressent ses parents, que l’enfant prend ses marques et se fait progressivement une idée de ce qu’il est. La pluspart du temps, il doit composer avec l’image de lui que se forgent ses parents. Nous avons tous fait l’objet de ces “paroles pétrifiantes”: “Tu n’es qu’un égoîste”; “Qu’est-ce que tu veux, tu ne seras jamais bon en maths”; “Tu n’arriveras jamais à rien”. Répétés régulièrement, ces jugements sans appel fabriquent des enfants enfermés dans la condamnation. Et la petite phrase empoisonnée prend valeur de prophétie. Par loyauté, l’enfant préfère obéir à l’injonction parentale et consacrer son énergie à réaliser un projet de vie qui ne lui appartient pas. Bien entendu, rares sont les pères ou les mères qui lancent directement à leur enfant:: “sans toi ma vie aurait été meilleure”. Mais certains peuvent avouer: “Si tu n’étais pas né, j’aurais quitté ta mère”, ou “J’ai refusé de nombreux postes intéressants parce que je devais vous élever”… En captant ces messages, l’enfant peut développer une culpabilité qui va le conduire à se conformer à l’idéal du parent. Même s’il doit, pour cela, s’éloigner de sa vérité profonde.” (Gérard Sévérin)

Par l’emploi de certains mots “polluants” on peut “conformer” et “faire s’éloigner de sa vérité profonde” tout être sensible à ce qu’il est et représente.

La désintoxication du conditionnement social, commencerai donc par le moyen à décontaminer nos propos…

Apprendre à parler, à établir un vrai dialogue avec son enfant dès le début de sa vie est une démarche. Prendre conscience de ces phrases toutes faites, héritées de nos parents, de ces comportements dont nous nous sommes faits les portes-parole…

La plupart des refrains verbaux polluants que nous utilisons pour élever nos héritiers font partie du paysage sociétal et audiovisuel. Ils trouvent aussi leur source dans nos propres souvenirs d’enfance.

Ne les remettons plus en scène …

Les mots ne peuvent pas tout mais ils peuvent beaucoup…

Hercule

Sur le Don

Et un homme riche dit : « parle-nous du Don. »

Il répondit alors :

 

« Toujours maigre restera le don de la main.

Le don du cœur est le véritable bien.

Que sont vos biens, sinon des choses que vous gardez et défendez, par crainte du besoin du lendemain ?

Et demain, qu’apportera demain au chien si prudent qu’en suivant les pèlerins vers la cité sacrée, il enterre des os sans repères dans le sable du désert ?

Qu’est ce que craindre de connaître le besoin, sinon vivre dans le besoin ?

Et redouter de haleter de soif, alors que votre puits regorge à foison, n’est ce pas jamais savoir boire jusqu’à plus soif ?

 

Certains d’entre vous donnent peu de leur abondance pour le plaisir d’en recevoir la reconnaissance.

Mais le fond de leur désir corrompt leur don.

Et d’autre ont peu, mais ils le donnent entièrement.

Ceux-ci croient en la vie et en la bonté de la vie ; leur fond n’est jamais vide.

 

Il en est qui donnent avec joie ou avec peine.

Cette joie est leur récompense et cette peine, leur baptême.

Il en est aussi qui donnent sans souffrir d’une peine ni quérir une joie, mais encore sans être conscients de cette vertu.

Ceux-la donnent à l’instar de ce myrte qui exhale sa fragrance là-bas, dans les airs de la vallée.

A travers le geste de leurs mains, Dieu nous parle et sourit à la terre du fond de leurs prunelles.

Il est bien de donner à qui quémande, mais il est mieux de donner sans qu’on vous le demande, par compréhension.

Et celui qui a le cœur sur la main en quête de celui qui est giflé par la main du destin.

Eprouve dans sa recherche une joie encore plus sublime que lorsqu’il fait don de ses biens.

Sauriez-vous réellement conserver à jamais ne fût-ce qu’un seul de vos biens ?

Tout ce que vous possédez, un jour ou l’autre, sera cédé.

Donnez donc maintenant afin que la moisson de votre don soit la vôtre, et non pas celle de vos héritiers.

Souvent vous dites : « Volontiers je donnerai, mais seulement à ceux qui en sont dignes.»

Ce n’est point ce que disent les arbres de vos vergers ni les troupeaux de vos pâturages.

Car ils donnent afin de vivre ; retenir c’est périr.

Celui qui a été digne de recevoir le don de rester en vie, le long de ses jours et de ses nuits, est aussi digne de recevoir tout autre don émanant de vous.

Et celui qui a mérité de boire à l’océan de la vie mérite de remplir sa coupe à votre ruisseau.

Est-il un mérite encore plus grand que celui qui réside dans le courage et la confiance, dans la charité même, de recevoir ?

Au nom de qui pourriez-vous contraindre, les gens à se déchirer la poitrine et à se dépouiller de leur dignité.

Afin de vous laisser voir la mise à nu de leurs valeurs et leur fierté sans pudeur ?

Veillez d’abord à mériter de donner et d’être l’instrument du don.

Car en vérité c’est la vie qui donne à la vie.

Et vous qui croyez être la source du don, vous n’en êtes que témoin.

Quant à vous qui recevez, et vous tous vous recevez, que la reconnaissance ne vous pèse guère.

Sinon vous risqueriez d’imposer un joug à vous-même et à vos bienfaiteurs.

Elevez-vous plutôt ensemble, comme si leurs dons étaient des ailes.

Etre trop soucieux de vos dettes, c’est douter de leur générosité qui a la terre magnanime pour mère et Dieu pour père »

Sur les Enfants

Alors une femme qui tenait un nouveau –né contre son sein dit : « Parle-nous des enfants »

Et il répondit :

 

« Vos enfants ne sont pas vos enfants.

Ils sont les fils et les filles de la vie qui a soif de vivre encore et encore.

Ils voient le jour à travers vous mais non pas à partir de vous.

Et bien qu’ils soient avec vous, ils ne sont pas à vous.

 

Vous pouvez leur donner votre amour mais non point vos pensées.

Car ils ont leurs propres pensées.

Vous pouvez accueillir leurs corps mais non leurs âmes.

Car leurs âmes habitent la demeure de demain que vous ne pouvez visiter même dans vos rêves.

 

Vous pouvez vous évertuer à leur ressembler, mais ne tentez pas de les rendre semblables à vous.

Car la vie ne va pas en arrière ni ne s’attarde avec hier.

Vous êtes les arcs par lesquels sont projetés vos enfants comme des flèches vivantes.

L’archer prend pour ligne de mire le chemin de l’infini et vous tend de toute sa puissance pour que ses flèches s’élancent avec vélocité et à perte de vue.

Et lorsque sa main vous ploie, que ce soit alors pour la plus grande joie.

Car de même qu’il aime la flèche qui fend l’air, il aime l’arc que ne tremble pas. »

Sur le Mariage

– Puis Al-Mitra reprit la parole et demanda : « Qu’en est-il du mariage, maître ? »

Et répondit :

« Ensemble vous êtes nés et ensemble  vous vivrez à jamais.

Et ensemble vous resterez, lorsque les ailes blanches de la mort sèmeront vos jours à la volée.

Et toujours ensemble vous demeurerez, même dans la mémoire silencieuse de Dieu.

Mais sur votre chemin commun, créez des espaces et laissez-y danser les vents du firmament.

 

Aimez-vous l’un l’autre, mais ne faites pas de l’amour une alliance qui vous enchaîne l’un à l’autre.

Que l’amour soit plutôt une mer qui se laisse bercer entre vos âmes, de rivages en rivages.

Emplissez chacun la coupe de l’autre, mais ne buvez pas à une seule et même coupe.

Partagez votre pain, mais même morceau ne mangez point.

Dans la joie chantez et dansez ensemble, mais que chacun de vous soi seul.

Comme chacune des cordes du luth est seule alors qu’elles frémissent toutes sur la même mélodie.

 

Offrez l’un l’autre votre cœur, mais sans en devenir le possesseur.

Car seule la main de la vie peut contenir vos cœurs.

Et dressez-vous côte à côte mais pas trop prés.

Car les piliers qui soutiennent le temple se dressent séparés.

Et le chêne ne s’élève point dans l’ombre du Cyprés »

27 Février

Jamais seul

Lorsque tu commences à te considérer comme un canal, tu ne te sens plus jamais vraiment seul. En réalité, c’est dans la solitude physique que tu trouveras souvent la plus grande communion avec la puissance suprême. Pendant de tels moments, tout le vide précédemment accumulé en toi sera comblé de lumière. Là, tu trouveras une présence permanente te guidant, t’indiquant l’étape suivante et t’aidant à tirer les enseignements de chaque pas sur ton chemin.

J’aime être seul avec la puissance suprême.

26 Février

Chacun est un canal pour l’univers

Concentré sur le canal existant chez toute personne en ta compagnie, tu remarqueras, lors de chaque échange, que c’est l’univers qui s’adresse à toi. Dès que tu reconnaîtras ta véritable puissance et celle des autres, la lumière grandira. Tu commencera à voir la lumière et ses bienfaits dans chaque situation.

Aujourd’hui, entraîne-toi à ressentir et à reconnaître ce phénomène, avec chaque personne rencontrée.

Aujourd’hui, je reconnais le don reçu de chaque personne rencontrée.

L’amour fraternel

L’amour fraternel

Qu’est donc le regard fraternel ?Si ce n’est cette connaissance intérieure,   Fondée sur l’intelligence du cœur,

Qui murmure inlassablement qu’au-delà de son corps et de sa psyché,L’autre est en vérité une âme dont l’essence est divine.Et l’amour fraternel, Cela n’est-il pas la réponse de votre cœur à cette connaissance rendue visible par vos yeux de lumière ?

L’amour fraternel fait un bond au-delà des apparences charnelles et psychiques, Et il est imperméable aux ombres et aux obscurités qui gémissent ou ricanent entre les rides et les grimaces des visages,

Et comme la flèche de feu d’un arc de vie, Il vole droit dans le cœur de la vérité et embrasse ce qui en l’autre est tissé dans la lumière.

Il y a d’abord le regard physique, Puis le regard affectif,

Et quand l’homme se secoue de sa torpeur et fait lever en lui le désir d’aller à la rencontre de son prochain, Alors il ouvre plus grand son cœur

Et le regard fraternel se déploie comme une lumière nouvelle qui émerge à travers les yeux. « Il y avait là jadis, se dit l’homme qui naît à l’amour fraternel, des frontières et des nations. Et dans ces enclos et ces carcans : des gens de ce pays-ci et des individus de cette contrée-là. Et entre eux le voile ténu de l’étranger. Mais j’ai ouvert les yeux à l’amour. Et je ne vois plus autour de moi que des êtres-frères dignes du meilleur de mon amour. Car purs en essence. Des voyageurs de l’infini qui portent dans leur intériorité la lumière qui guide leur vol et les conduit, comme moi, vers la réalisation de l’absolu. »

Quand l’amour fraternel brûle dans votre cœur, le pardon vient naturellement dans vos pensées et dans vos émotions, Car ce qui exprime le mal, en vous comme en l’autre, n’est jamais l’âme immortelle,

Mais seulement la dynamique transitoire de l’ombre de la psyché et de l’imperfection de la chair. Regardez donc autour de vous et au-dedans de vous,

Et accordez un pardon permanent à tous, Car c’est ainsi que votre amour grandira et se transformera en quelque chose de plus vivant.

Voir l’âme immortelle en toutes circonstances, et traverser les surfaces superficielles d’ombres et d’imperfections sans quitter des yeux le ciel intérieur, C’est là le fruit d’un effort de la volonté du cœur,

Et c’est là l’expression de la conscience. Comme le soleil du matin,

Dissipez les brumes de la nuit et levez-vous comme un roi intemporel, Bien haut dans le ciel de votre vie. Mais ne déclinez pas comme le soleil,

Restez au zénith de votre lucidité sans faillir, Même si vous faiblissez parfois,

Et même si la somnolence vous tourne autour. L’amour fraternel est ce qui dissoudra les murs et les barrières de la société des hommes,

Car le regard fraternel révèle l’unité fondamentale de tous les êtres. Nous sommes tous des fils de Dieu,

Et aucun fils de Dieu n’est au-dessus ou en dessous d’un autre, Car Dieu a doté chaque âme de la même divinité intérieure

Et je vous entends dire derrière votre réaction au transitoire : « L’autre n’est-il pas différent de moi ? Ne vois-je donc pas que sa peau a une couleur que je ne suis pas sûr d’apprécier ? Et ses cheveux, et les traits de son visage, et le timbre de sa voix ? Ne sont-ce pas là des choses qui parfois peuvent me faire reculer d’un pas et m’arracher une grimace désagréable ? Et comment puis-je aimer celui qui me nuit et entrave ma route ? Tout autour de moi s’étend une forêt de différences et d’antagonismes. Et chacun de mes pas dans cette forêt se heurte à des choses que je ne puis aimer ou même tolérer. »

Et la montagne du refus d’aimer est construite d’une infinité de choses : Les défauts de l’autre, ses vices, ses imperfections, ses excès, ses fautes, ses erreurs…

Et je vous dis : « Élevez votre regard. Et au lieu de vous abîmer dans les attributs du mortel, allez à la rencontre de l’immortel ! Dépassez donc le regard physique, et surmontez aussi le regard affectif. Et immergez-vous dans le regard fraternel. Car il révèle une vérité plus grande : chaque homme est digne du meilleur de notre amour, parce que son essence est lumière. »