2 éme accords

Quoi qu’il arrive, n’en faites pas une affaire personnelle 

Les trois accords toltèques suivants découlent en réalité du premier. Le
deuxième consiste, quoi qu’il arrive, à ne jamais en faire une affaire
personnelle.
Quoi qu’il arrive autour de vous, n’en faites pas une affaire personnelle. En
reprenant un exemple précédent, si je vous vois dans la rue et que je vous dis : “
Hé, espèce d’idiot ! ”, sans même vous connaître, ce que je dis ne vous concerne
pas ; cela me concerne moi. Si vous en faites une affaire personnelle, vous allez
peut-être croire que vous êtes idiot. Peut-être même vous demanderez-vous : “
Comment a-t-il deviné ? Est-il clairvoyant, ou est-ce que tout le monde voit à quel
point je suis idiot ? ”
Vous faites une affaire personnelle de ce qui vous est dit parce que vous y donnez
votre accord. Dès lors, le poison s’infiltre en vous et vous êtes piégé dans l’enfer.
La raison pour laquelle vous vous faites piéger est ce que l’on appelle
“l’importance personnelle ”, c’est-à-dire l’importance que l’on se donne. S’accorder
de l’importance, se prendre au sérieux, ou faire de tout une affaire personnelle,
voilà la plus grande manifestation d’égoïsme, puisque nous partons du principe
que tout ce qui arrive nous concerne. Au cours de notre éducation, de notre
domestication, nous apprenons à tout prendre pour soi. Nous pensons être
responsables de tout. Moi, moi, moi, toujours moi !
Vous n’êtes aucunement responsable de ce que les autres font. Leurs actions
dépendent d’eux-mêmes. Chacun vit dans son propre rêve, dans sa propre tête ;
chacun est dans un monde totalement différent de celui dans lequel vous vivez.
Lorsqu’on fait de tout
une affaire personnelle, on part du principe que l’autre sait ce qu’il y a dans
notre monde, et on essaie d’opposer notre monde au leur.
Même lorsqu’une situation paraît très personnelle, même lorsque vous vous faites
insulter, cela n’a rien à voir avec vous. Ce que les gens disent, ce qu’ils font et les
opinions qu’ils émettent dépendent seulement des accords qu’ils ont conclus dans
leur propre esprit. Leur point de vue résulte de toute la programmation qu’ils ont
subie au cours de leur domestication.
Si quelqu’un vous donne son opinion en disant : “ Qu’est-ce que tu as l’air gros !
”, n’en faites pas une affaire personnelle, parce qu’en vérité cette personne est
confrontée à ses propres sentiments, croyances et opinions. Elle essaie de vous
envoyer du poison et si vous en faites une affaire personnelle, alors vous le
recevez et vous vous l’appropriez. En faisant une affaire personnelle de tout ce
qui vous arrive, vous devenez une proie facile pour tous les prédateurs, tous ceux
qui pratiquent la magie noire à leur insu par leur parole. Ils peuvent facilement
vous coincer avec une petite opinion de rien du tout, puis vous administrer tout le
poison qu’ils veulent ; comme vous prenez tout personnellement, vous gobez tout.
Vous ingurgitez toutes leurs ordures émotionnelles qui deviennent alors les vôtres.
Mais si vous ne prenez rien personnellement, vous êtes protégé, tout en étant au
beau milieu de l’enfer. L’immunité au poison, en plein enfer, est le cadeau que vous
offre cet accord.
Lorsque vous faites une affaire personnelle de ce qui vous arrive, vous vous
sentez offensé et votre réaction consiste à défendre vos croyances, ce qui provoque
des conflits. Vous faites tout un plat d’un petit rien, parce que vous avez besoin
d’avoir raison et de donner tort à autrui. Vous vous efforcez aussi de montrer que
vous avez raison, en imposant votre opinion aux autres. De toutes façons, ce que
vous ressentez et ce que vous faites ou dites n’est qu’une projection de votre
propre rêve personnel. Tout cela dépend des accords que vous avez conclus ; ces
opinions n’ont donc rien à voir avec moi.
Peu m’importe ce que vous pensez de moi, je n’en fais jamais une affaire
personnelle. Quand les gens me disent “ Miguel, tu es le meilleur ”je n’en fais pas
une affaire personnelle, et lorsqu’ils me disent “ Miguel, tu es le dernier des
derniers ”je ne le prends pas non plus personnellement. Je sais que si vous êtes
heureux vous me dites “ Miguel, tu es un ange ! ”, mais que si vous m’en voulez
vous dites “ Oh, Miguel, tu es un monstre ! Tu es dégoûtant. Comment peux-tu dire
des choses pareilles ? ” Dans un cas comme dans l’autre, cela ne m’affecte pas
parce que je sais ce que je suis. Je n’ai pas besoin d’être accepté. Je n’ai pas besoin
qu’on me dise “ Miguel, tu es vraiment bon ! ” ni “ Comment oses-tu faire cela ? ”
Non, je ne prends rien de ce qui m’est dit ou de ce qui m’arrive de façon
personnelle. Ce que vous pensez, ce que vous ressentez, c’est votre problème, pas
le mien. C’est votre façon de voir le monde. Cela ne me touche pas
personnellement, parce que vous n’êtes confronté qu’à vous-mêmes, pas à moi.
D’autres auront une opinion différente, selon leur système de croyances ; donc, ce
qu’ils pensent de moi ne concerne pas vraiment ma personne, mais eux-mêmes.
Vous pouvez même me dire : “ Miguel, ce que tu dis me blesse. ” Mais ce n’est pas
ce que je vous dis qui vous blesse : ce sont vos propres plaies intérieures qui
réagissent lorsqu’elles sont touchées par mes propos. Vous vous blessez vousmêmes.
Je ne peux en aucune manière prendre vos reproches personnellement. Ce
n’est pas que je ne croie pas en vous ou que je ne vous fasse pas confiance, mais je
sais que vous voyez le monde avec d’autres yeux que les miens, avec vos yeux.
Vous créez toute une scène, tout un film dans votre esprit, dont vous êtes le
metteur en scène, le producteur et l’acteur ou l’actrice principal(e). Tous les autres
n’ont que des seconds rôles. C’est votre film.
Vous regardez ce film en fonction des accords que vous avez conclus dans votre
vie. Votre point de vue vous est personnel. C’est votre vérité et celle de personne
d’autre. Donc, si vous m’en voulez, je sais que vous n’êtes en réalité confronté qu’à
vous-même. Je suis votre prétexte pour vous mettre en colère. Et cette colère est
provoquée par votre peur. Si vous n’avez pas peur, il vous est impossible d’être
irrité contre moi. Si vous n’avez pas peur, il n’est pas possible que vous me
haïssiez. Si vous n’avez pas peur, vous ne serez pas jaloux ou triste. Si vous vivez
sans peur, si vous aimez, ces émotions n’ont aucune place en vous. Et si vous ne
ressentez aucune de ces émotions négatives, il est logique que vous vous sentiez
bien. Lorsque vous vous sentez bien, tout ce qu’il y a autour de vous est bien. Et
quand tout ce qui vous entoure est bien, tout vous rend heureux.Vous aimez toute
chose, parce que vous vous aimez vous-même. Parce que vous vous appréciez tel
que vous êtes. Parce que vous êtes satisfait de vous-même. Parce que vous êtes
content de votre vie. Vous êtes heureux du film que vous produisez, heureux des
accords conclus dans votre existence.Vous êtes en paix et content.Vous vivez dans
un état de bonheur où tout est merveilleux, où tout est beau. Dans cet état de
bonheur, vous faites l’amour en permanence avec tout ce que vous percevez.
Quoi que les gens fassent, quoi qu’ils ressentent, q u ‘ ils disent ou pensent, n’en
faites pas une affaire personnelle. S’ils vous disent combien vous êtes
merveilleux, ce n’est pas à cause de vous. Vous savez déjà que vous êtes
merveilleux. Il n’est donc pas nécessaire de croire ceux qui vous le disent. Ne
prenez pas la moindre chose qui vous arrive de façon personnelle. Même si
quelqu’un prenait un fusil et vous tirait une balle dans la tête, ce ne serait pas
personnel. Même dans ce cas extrême.
Même les opinions que vous avez sur vous ne sont pas nécessairement vraies ;
donc, vous n’êtes pas obligé de réagir personnellement à ce que vous vous dites
dans votre tête. L’esprit peut se parler à lui-même, mais il peut aussi entendre des
informations provenant d’autres sources. Parfois vous entendez une voix dans
votre tête et vous vous demandez d’où elle vient. Elle peut provenir d’une autre
réalité dans laquelle se trouvent des êtres vivants très semblables aux humains.
Les Toltèques les appellent les Alliés. En Europe, en Afrique et en Inde, on les
appelle les Dieux.
Notre esprit existe aussi au niveau des Dieux. Il vit également dans cette réalité et
peut la percevoir. L’esprit voit grâce à nos yeux, et il perçoit la réalité du monde
éveillé ; mais il voit et perçoit également sans les yeux, bien que notre raison ne
soit guère consciente de ces perceptions-là. L’esprit vit dans plusieurs dimensions.
Par moments, vous avez des idées dont l’origine n’est pas votre esprit, mais vous
les percevez grâce à lui. Et vous avez le droit de croire ou de ne pas croire ces
voix, et le droit de ne pas faire une affaire personnelle de ce qu’elles vous disent.
Nous avons le choix de croire ou non ce que ces voix nous disent, tout comme
nous avons le choix de croire le rêve de la planète et de lui donner notre accord.
L’esprit peut aussi se parler et s’écouter lui-même. Il est aussi divisé que le corps
l’est. De même que vous pouvez dire : “ J’ai une main avec laquelle je peux serrer
l’autre et la sentir ”, l’esprit peut aussi parler à diverses parties de lui-même. Une
partie s’exprime et l’autre écoute. Cela devient un problème lorsque les milliers de
parties de votre esprit parlent toutes ensemble, cela devient un problème. On
appelle cela le mitote, vous vous rappelez ?
Le mitote est comme un immense marché sur lequel des milliers de personnes
parlent et marchandent en même temps. Chacune a des pensées et sentiments
différents ; chacune a son propre point de vue. Et la programmation de notre
esprit, tous les accords que nous avons conclus, comporte beaucoup
d’incompatibilités. Chaque accord est comme un seul être vivant séparé ; il a sa
propre personnalité et sa propre voix. Il y a donc des accords contradictoires qui
entrent en conflit les uns avec les autres, en permanence, jusqu’à créer une
immense guerre dans notre esprit. C’est à cause du mitote que les humains ne
savent plus ce qu’ils veulent, ni comment et quand ils le veulent. Ils ne sont plus
d’accord avec eux-mêmes parce que certaines parties d’eux veulent une chose,
tandis que d’autres parties veulent exactement l’inverse.
Une partie de votre esprit s’oppose à certaines pensées et actions, alors qu’une
autre soutient les actes provoqués par des pensées contraires. Tous ces petites
entités entretiennent le conflit intérieur parce qu’elles sont vivantes et ont toutes
leur voix. Ce n’est donc qu’en faisant l’inventaire des accords que nous avons
conclus que nous mettrons en lumière tous nos conflits intérieurs et que nous
ferons de l’ordre dans le chaos du mitote.
Quoi qu’il arrive, n’en faites pas une affaire personnelle, parce qu’en prenant les
choses personnellement vous vous programmez à souffrir pour rien. Les humains
ont tous un certain degré de dépendance à un certain niveau de souffrance, et
nous nous encourageons les uns les autres à entretenir ces dépendances. Les
humains sont d’accord de s’aider mutuellement à souffrir. Si vous avez besoin
qu’on vous maltraite, vous trouverez facilement quel-qu’un pour le faire. De
même, si vous vous trouvez en compagnie de gens ayant besoin de souffrir,
quelque chose en vous vous poussera à les maltraiter. C’est comme s’ils portaient
une pancarte dans leur dos où il est écrit : “ Faites-moi mal, s’il-vous-plaît ”. Ils
cherchent une justification à leur souffrance. Leur dépendance à la souffrance
n’est en fait qu’un accord qu’ils renforcent chaque jour.
Où que vous alliez, vous découvrirez des gens qui vous mentent et, à mesure que
votre conscience augmentera, vous vous rendrez compte que vous vous mentez
également à vous-mêmes. Ne vous attendez pas à ce que les gens vous disent la
vérité, car ils se mentent aussi à eux-mêmes. Vous devez vous faire confiance et
choisir de croire ou non ce que l’on vous dit.
Lorsqu’on voit vraiment comment sont les gens, sans jamais réagir de façon
personnelle, rien de ce qu’ils peuvent dire ou faire ne peut nous blesser. Même si
l’on vous ment, cela ne fait rien. Celui qui agit ainsi le fait parce qu’il a peur. Peur
que vous découvriez qu’il n’est pas parfait. C’est douloureux de retirer son masque
social.
Lorsque les gens disent une chose et en font une autre, c’est vous mentir que de ne
pas écouter leurs actes. Mais si vous êtes honnête envers vous-même, vous vous
épargnerez beaucoup de douleur émotionnelle. Certes, accepter la vérité sur
quelque chose ou quel-qu’un peut s’avérer douloureux, mais il n’est pas nécessaire
de vous attacher à cette douleur. La guérison est en chemin et ce n’est qu’une
affaire de temps avant que votre situation ne s’améliore.
Si quelqu’un ne vous traite pas avec amour et respect, prenez comme un cadeau
qu’il vous quitte un jour. S’il ne le fait pas, vous passerez certainement des années
à souffrir avec lui (ou elle). La séparation sera douloureuse pendant quelque
temps, mais votre coeur guérira. Puis vous pourrez choisir ce que vous voulez.
Vous découvrirez que vous avez besoin de faire confiance moins aux autres qu’à
votre propre capacité à effectuer de bons choix.
Quand vous aurez pris l’habitude de ne jamais faire une affaire personnelle de ce
qui vous arrive, vous vous éviterez de nombreux problèmes dans votre vie. Votre
colère, votre jalousie et votre envie disparaîtront, et même votre tristesse s’en ira,
si vous ne prenez rien personnellement.
Si vous parvenez à transformer en habitude ce second accord, vous découvrirez
que rien ne peut plus vous replonger en enfer. Une immense liberté vous échoit
lorsque vous ne prenez plus rien personnellement. Vous êtes immunisé contre les
magiciens noirs ; aucun sort ne peut vous affecter, aussi puissant soit-il. Le
monde entier peut vous calomnier : du moment que vous n’en faites pas une
affaire personnelle, vous êtes immunisé. Quelqu’un peut délibérément vous
envoyer du poison émotionnel, mais si vous ne le prenez pas personnellement,
vous ne l’ingurgiterez pas. Et si vous refusez ce poison, c’est celui qui vous
l’envoie qui s’en trouvera encore plus mal, mais pas vous.
Vous voyez à quel point cet accord est important ? En ne faisant jamais une
affaire personnelle de ce qui vous arrive, vous pouvez rompre de nombreuses
habitudes et routines qui vous piègent dans le rêve de l’enfer, provoquant des
souffrances inutiles. Rien qu’en appliquant ce deuxième accord, vous
commencerez à briser des dizaines de petits accords qui vous font souffrir. Et si
vous mettez en pratique les deux premiers accords toltèques, vous romprez
soixante-quinze pour cent de ces micro-accords qui vous enferment dans le rêve
de l’enfer.
Ecrivez cet accord sur un bout de papier et collez-le sur votre réfrigérateur pour
vous en souvenir en permanence : Quoi qu’il arrive, n’en faites jamais une affaire
personnelle.
Au fur et à mesure que vous prendrez l’habitude de cet accord, vous n’aurez plus
besoin de faire confiance à ce que les gens disent ou font. Il vous suffira d’avoir
confiance en votre capacité à effectuer des choix responsables.Vous n’êtes jamais
responsable dès actions d’autrui ; seulement de vous-mêmes. Lorsque vous
comprenez vraiment cela et que vous refusez de prendre quoi que ce soit
personnellement, les commentaires et actions des gens ne peuvent pour ainsi dire
plus vous blesser.
Si vous respectez cet accord, vous pouvez voyager dans le monde entier, le coeur
totalement ouvert, et personne ne peut vous blesser. Vous pouvez dire “ je
t’aime ” sans crainte du ridicule ou du rejet. Vous pouvez demander ce dont vous
avez besoin. Vous pouvez dire “ oui ” ou “ non ”, selon ce que vous choisissez,
sans culpabilité ni jugement de soi. Vous pouvez choisir de toujours suivre votre
coeur. Alors, même au milieu de l’enfer, vous continuerez de vivre dans la paix
intérieure et le bonheur. Vous pouvez demeurer dans un état de félicité, et l’enfer
n’aura aucune prise sur vous.

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3 réflexions sur “2 éme accords

  1. Bonjour

    … j’ai lu … et pourtant, vous êtes le premier à dire que vous ne pourriez vivre sans l’amour de l’autre ….
    n’en faites donc pas une affaire personnelle !

    ou alors reconnaissez qu’il faut d’abord être heureux seul pour pouvoir être heureux à deux ! 😉

    Pomme

  2. Je n’ai jamais dis que je ne pourrais vivre sans l’amour de l’autre ….

    je pourrais biensur aimé une personne (conditionner) qui ne m’aimerai pas car le vrai vrai amour ne demande pas un retour.

    Si vous voulez je pourrais être heureux seul…. Mais j’ai de suite trouver l’âme soeur qui me permettait d’être heureux à 2.
    Mais il n’est pas nécessaire en 1er lieu de vivre heureux seul, certaine par leurs différences doivent d’abord faire l’expérience d’être heureux seule avant de le vivre à 2.

    Une citations pour toi….

    « Injurie-toi, injurie-toi, ô mon âme ! Tu n’auras plus l’occasion de t’honorer toi-même. Brève, en effet, est la vie pour chacun. La tienne est presque achevée, et tu n’as pas de respect pour toi-même, car tu mets ton bonheur dans les âmes des autres. » de Marc Aurèle

    Et je ne prend aucun commentaire pour moi, je voulais simplement un partage d’expérience…

    Bien à toi

    Junior

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