Débranchez la « machine à penser » grâce à la respiration

« Oui, resirer c’est vivre. Mais respirer lentement c’est vivre longtemps. Et en bonne santé. » André van Lysebeth

 

Ressentir au lieu de réfléchir, tel est le programme!

Toute la journée, votre esprit bouillonne, il y a un flux incessant de pensées qui se bousculent dans votre tête, viennent, repartent, se contredisent et amènent parfois la confusion dans votre esprit. a plupart du temps, ces petites voix intérieures vous permettent de prendre des décisions et vous sont indispensables pour réfléchir. Dans la journée, elles sont d’une grande aide et ne troublent pas trop votre concentration car vous êtes occupé à des tâches bien précises (activité professionnelle, tâche ménagère, pratique sportive, etc.) qui focalisent votre esprit et guident vos pensées sur un sujet à la fois. Néanmoins, au coucher, lorsque vous voulez les faire taire, pour trouver un peu de repos, elles ne veulent pas! Dès que votre corps est inactif, que vous soyez tranquillement installé dans votre canapé ou allongé dans votre lit, vous avez l’impression que vos pensés redoublent d’agitation et occupent tout l’espace sans vous laisser le répit de vous détendre. Cette sensation est encore accrue lorsque vous éteignez la lumière et que vous vous retrouvez dans le noir. Vous ne maîtrisez plus rien, vous vous sentez dépossédé de votre propre réflexion car les pensées arrivent et repartent de façon totalement inorganisée, sans que vous le vouliez et sèment souvent le trouble dans votre esprit. Cette perte de contrôle vous rend nerveux, votre corps s’échauffe et vous empêche de trouver le sommeil. Vous remarquerez alors que vous êtes en état de stress émotionnel et que votre respiration se fait mal, qu’elle est courte et irrégulière. Que faire?

« La où se loge le souci, le sommeil ne s’abat jamais. » William Shakespeare

Une fois encore, vous pouvez faire appel à votre corps dans le but de cesser de réfléchir, de penser. Le but est de ressentir votre corps, de vous recentrer sur vous-même et de vous sentir vivant grâce à une respiration contrôlée et appliquée: lorsque le flux d’air pénétrera régulièrement dans votre corps, vous vous sentirez exister, vous reprendrez peu à peu le contrôle de vous-même grâce au plaisir physique et immédiat que cela vous procurera et vos pensées se calmeront et disparaîtront progressivement.

« J’aime le lit, c’est le seul endroit où, comme le chat, je puis faire le mort en respirant, tout en étant vivant. » Arthur Cravan

L’exercice est simple: allongez-vous dans votre lit, sur le dos, la tête dans le prolongement de la colonne vertébrale et les bras détendus le long du corps, puis préparez-vous à une respiration en trois temps: inspirez profondément par le nez en gonflant le ventre comme un ballon (respiration abdominale) puis continuez à inspirer en gonflant les poumons et en ouvrant la cage thoracique (respiration thoracique) jusqu’à ce que vous sentiez quasiment vos clavicules se soulever (respiration claviculaire). Gardez l’air inspiré prisonnier quelques instants, puis expirez-le progressivement par le nez dans le même ordre: ventre, poumons, clavicules, jusqu’à ce que vous ayez la sensation qu’il ne reste plus une once d’air dans votre corps. Attendez alors quelques instants puis recommencez l’exercice autant de fois qu’il sera nécessaire pour calmer vos pensées et trouver le sommeil. Cette respiration doit être harmonieuse, lente, silencieuse, régulière et sans à-coups. Vous ne devez pas sentir de douleur ou de gêne. Cette respiration peut parfois provoquer une sensation d’étourdissements au départ, mais cette perception disparaît progressivement avec la pratique. Cet exercice de respiration est également très efficace pour se rendormir en pleine nuit et lutter contre l’éveil nocturne et même dans la journée, pour calmer une angoisse passagère, redonner de l’entrain lors d’une sensation de fatigue ou de découragement.

« La respiration est comme le volant du moteur qu’est notre corps (…) La respiration est le volant qui fournit et régularise la force motrice pour tout ce qui fait partie du corps. » Swami Vivekanada

 

Le saviez-vous?

La respiration est la seule fonction vitale dépendante du système neuro-végétatif que l’homme soit capable de maîtriser. En agissant consciemment sur votre respiration, vous participez à la régulation de votre système nerveux et émotionnel et de votre circulation sanguine.

Si vous parvenez à calmer vos pensées et par la même à ralentir vos ondes cérébrales, vous participez également à la bonne santé de votre corps: le rythme cardiaque se ralentit, la tension nerveuse et la fatigue diminuent et vous envoyez à votre cerveau des signaux de bien-être qui contribuent à améliorer l’ensemble des fonctions organiques.

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