Livre I : Pensée VII, VIII

VII. – De Rusticus 9 : avoir pris conscience que j’avais besoin de redresser et de surveiller mon caractère ; avoir évité de se passionner pour la sophistique, de rédiger des traités, de déclamer de piteux discours exhortatifs, et de frapper les imaginations pour se montrer un homme actif et bienfaisant ; m’être détaché de la rhétorique, de la poétique et de l’art de parler avec trop d’élégance ; m’être interdit de me promener en toge à la maison, et d’étaler quelque autre faste ; écrire mes lettres avec simplicité, comme était celle qu’il écrivit lui-même de Sinuesse 10 à ma mère ; envers ceux qui nous ont irrités et offensés, être disposé à l’indulgence et à la réconciliation, aussitôt qu’ils veulent revenir ; lire avec attention, et ne pas se contenter d’une intelligence globale ; ne pas accorder aux bavards un prompt assentiment ; avoir pu connaître les écrits conservant les leçons d’Épictète, écrits qu’il me communiqua de sa bibliothèque.

 

 

VIII. – D’Apollonius 11 : l’indépendance et la décision sans équivoque et sans recours aux dés ; ne se guider sur rien autre, même pour peu de temps, que sur la raison ; rester toujours le même, dans les vives souffrances, la perte d’un enfant, les longues maladies ; avoir vu clairement, sur un vivant modèle, que le même homme peut être très énergique en même temps que doux ; ne se pas s’impatienter au cours de ses explications ; avoir vu un homme qui visiblement estimait comme le moindre de ses mérites, l’expérience et l’habileté à transmettre les principes des sciences ; avoir appris comment il faut recevoir de nos amis ce qui passe pour être des services, sans se laisser diminuer par ces bons offices, sans grossièrement les refuser.

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21 mai

Foi

La foi dissipe le doute et l’hésitation. Elle vous libère de la souffrance et vous conduit dans le cité de la paix et du bonheur. C’est la foi qui fait disparaître le trouble mental et clarifie votre esprit, qui réduit votre fierté et s’affirme comme la racine de la vénération. La foi est comme votre main qui peut rassembler toutes les qualités vertueuses.

21 Mai

Un nouveau niveau d’abandon.

Parfois les blessures d’amour-propre et le chagrin conduisent au désespoir. Le désespoir peut mener à l’abandon. Quand tu te sens désespéré, ton ego s’abandonne et tu constates qu’aucun des anciens schémas ne fonctionne. Quand tu te permets de t’abandonner réellement et de vivre entièrement ton désespoir, il s’ensuit un nouveau niveau d’abandon à l’univers qui t’apporte paix et nouvel espoir.

Je m’abandonne à l’univers

20 mai

Attitude mentale

Si, dans notre vie quotidienne, nous possèdons des qualités telles que la compassion ou la capacitè de pardonner, alors, quelles que soient les circonstances, même en butte à l’hostilité, l’esprit restera en paix, fermé au influences extérieurs. Donc, la compassion est une source de bonheur. D’un autre côté, s’il vous arrive un jour d’épruover du ressentiment ou de la haine, vous ne parviendrez pas à être heureux. Par conséquent, l’attitude mentale est le facteur déterminant du bonheur ou de la tristesse.

20 Mai

Donner libre cours à son chagrin

Le chagrin constitue une forme intense de tristesse due à la mort ou à la fin de quelque chose. Il est très important de donner totalement libre cours à ton chagrin et de ne pas le réprimer. Parfois, il dure longtemps ou revient périodiquement pendant une très longue période. Accepte-le et accorde-toi le soutien nécessaire chaque fois que cette peine réapparaît. Paradoxalement, tu ne peux véritablement te libérer de quelque chose ni y mettre un terme si tu n’en acceptes pas le chagrin. Les larmes circulent en toi, te purifient et créent l’espace propice au renouveau.

Quand je vis mon chagrin, je guéris ma tristesse et je crée de la place pour quelque chose de neuf.

19 mai

Générosité

Dans la pratique de la générosité, une ferme aspiration à l’illumination devrait être l’unique motivation. Quoi que vous donniez, cela doit être bénéfique aux autres.

La pratique de la générosité devrait être entreprise à l’avantage des autres et avec habilité, c’est-à-dire en comprenant qu’en définitive il n’y a aucune part de soi à donner ou à recevoir.

19 Mai

Exprimer ses blessures sans ambages

Te sentir blessé, c’est une manifestation de ta vulnérabilité. Tu as tendance à la masquer par une attitude défensive et par des reproches. Il importe de t’exprimer ouvertement quand tu te sens blessé, et si possible en évitant tout blâme. « Je me suis senti vraiment blessé quand vous ne m’avez pas demandé d’aller avec vous », et non pas: « Vous vous désintéressez de mes sentiments ».

Risquer d’exposer tes véritables sentiments, même s’il s’agit de tristesse ou de vexation, peut te paraître épouvantable, mais cela crée l’esprit d’ouverture, de partage et d’intimité si ardemment désiré.

J’intègre ma vulnérabilité et je l’exprime.