Livre I : Pensée XII, XIII, XIV, XV

XII. – D’Alexandre le Platonicien 15 : ne pas, souvent et sans nécessité, dire à quelqu’un ou mander par lettre : « Je n’ai pas le temps. » Et, par ce moyen, constamment ajourner les obligations que commandent les relations sociales, en prétextant l’urgence des affaires.

XIII. – De Catulus 16 : ne jamais être indifférent aux plaintes d’un ami, même s’il arrive que ce soit sans raison qu’il se plaigne, mais essayer même de rétablir nos relations familières ; souhaiter du fond du cœur du bien à ses maîtres, ainsi que faisaient, comme on le rapporte, Domitius et Athénodote 17 ; avoir pour ses enfants une véritable affection.

XIV. – De mon frère Sévérus 18 : l’amour du beau, du vrai, du bien ; avoir connu, grâce à lui, Thraséas, Helvidius, Caton, Dion, Brutus 19 ; avoir conçu l’idée d’un état juridique fondé sur l’égalité des droits, donnant à tous un droit égal à la parole, et d’une royauté qui respecterait avant tout la liberté des sujets. Et de lui aussi : l’estime constante et soutenue pour la philosophie ; la bienfaisance, la libéralité assidue ; la confiance et la foi en l’amitié de ses amis ; ne pas déguiser ses reproches envers ceux qui se trouvaient les avoir mérités, et ne pas laisser ses amis se demander : « Que veut-il, ou que ne veut-il pas ? » mais être d’une évidence nette.

XV. – De Maximus 20 : être maître de soi et ne pas se laisser entraîner par rien ; la bonne humeur en toutes circonstances, même dans les maladies ; l’heureux mélange, dans le caractère, de douceur et de gravité ; l’accomplissement sans difficulté de toutes les tâches qui se présentaient ; la conviction où tous étaient qu’il parlait comme il pensait et qu’il agissait sans intention de mal faire ; ne point s’étonner ni se frapper ; ne jamais se hâter, ni tarder, ni se montrer irrésolu ou accablé ; ne pas rire à gorge déployée, pour redevenir irritable ou défiant ; être bienfaisant, magnanime et loyal ; donner l’idée d’un caractère droit plutôt que redressé. Et ceci encore : que personne n’a jamais pu se croire méprisé par lui, ni osé se prendre pour meilleur que lui ; la bonne grâce, enfin.

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Livre I : Pensée IX, X, XI

IX. – De Sextus 12 : la bienveillance ; l’exemple de ce qu’est une maison soumise aux volontés du père ; l’intelligence de ce que c’est que vivre conformément à la nature ; la gravité sans affectation ; la sollicitude attentive pour les amis ; la patience envers les ignorants et envers ceux qui décident sans avoir réfléchi ; l’art de s’accommoder à toutes espèces de gens, de telle sorte que son commerce était plus agréable que toute flatterie, et qu’il leur imposait, par la même occasion, le plus profond respect ; l’habileté à découvrir avec intelligence et méthode et à classer les préceptes nécessaires à la vie ; et ceci, qu’il ne montra jamais l’apparence de la colère ni d’aucune autre passion, mais qu’il était à la fois le moins passionné et le plus tendre des hommes ; l’art de savoir sans bruit adresser des louanges, de connaître beaucoup sans chercher à briller.

X. – D’Alexandre le grammairien 13 : s’abstenir de blâmer ; ne pas critiquer d’une façon blessante ceux qui ont commis un barbarisme, un solécisme, ou quelque autre faute choquante, mais amener adroitement le seul terme qu’il fallait proférer, sous couvert de réponse, de témoignage à l’appui, ou de commun débat sur le fond même du sujet, et non sur la forme, ou par quelque autre moyen d’avertissement occasionnel et discret.

XI. – De Fronton 14 : avoir observé à quel degré d’envie, de souplesse et de dissimulation les tyrans en arrivent, et que, pour la plupart, ceux que chez nous nous appelons patriciens sont, en quelque manière, des hommes sans cœur.

La discipline …

« DISCIPLINE »
« La discipline est un ornement suprême qui, porté par le vieillard, le jeune ou l’homme entre deux âges, engendre le bonheur.  C’est le parfum par excellence qui, contrairement aux parfums ordinaires qui ne voyagent qu’avec le vent, se répand spontanément dans toutes les directions.  Onguent inégalable, il apporte le soulagement aux plus grandes douleurs de l’illusion. »
Du Dalaï-Lama

Chacun possède des dons uniques

Chacun possède des dons uniques

Lors de la création du nouveau monde, des événements peuvent survenir de façon inattendue et provoquer des enchaînements fascinants.

Peut-être n’as-tu pas trouvé ta voie professionnelle parce qu’elle n’existe pas encore. En tant qu’expression individuelle, tu es unique et particulier, sans aucun précédent, et jamais aucune copie ne sera réalisé à l’avenir.

Je découvre mon expression unique et personnelle.

De Shakti Gawain

Zen le 11 Février

Se trouver soi-même

Savez-vous très précisément ce que vous voulez dans la vie?

Si vous n’en êtes pas très sûr, commencez par faire la liste de ce que vous ne voulez pas. Soyez honnête et sincère envers vous-même. Lorsque vous estimez que cette liste est complète, reprenez chacune des réponses et vérifiez si l’élément dont vous ne voulez pas… ne fait effectivement pas partie de votre vie. Comptez enfin le nombre d’éléments dont vous ne voulez pas, mais qui font partie de votre vie. Le résultat risque de vous surprendre.