Le conte de la femme qui décida un jour de ne plus fuir les occasions de rencontrer le bonheur

Il était une fois une femme qui souffrait beaucoup, et en particulier chaque fois qu’elle aurait pu être heureuse. Il faut vous dire qu’elle avait été une petite fille profondément bléssée par la mort de sa mére.

Celle-ci, pour des raisons qui lui appartenaient s’était, dans un moment de déséspoir sans espoir, donné la mort. Elle avait pris trop de médicaments, mettant ainsi fin à sa vie.

La mort de sa mére avait fait une violence terrble à la petite fille qui avait à peine 5 ans au moment où cette événement pénible était entré dans sa vie. Et cette violence, elle l’avait gardée. Elle la portait en elle depuis plus de 30 ans, tout au fond de son corps, dans sa tête, dans son coeur.

Mais comme il y avait beaucoup de vie en elle, elle vait survécu. Ce fut une petite file courageuse, une adoléscente intrépide qui voyageait  beaucoup, une femme active qui avait du caractère. Mais il y avait une inquiétude, toute noir, permanente en elle, rassemblée autour de la crainte de perdre ceux qu’elle aimait. elle était à la fois trés solide et trés fragile. Elle avait ainsi vécu plusieurs séparations amoureuses et cela l’avait beaucoup affectée, car vous comprenez que, chaque fois, se réveillaient en elles les blessures inscrites dans son corps de petite fille.

Un jour, elle décida d’aller sur la tombe de sa mére. Elle avait fabriqué, en rassemblant quelques vieux vêtements, une sortes de pantin qui représentait, de façon symbolique, la violence qu’elle avait reçu à la mort de sa mére. D’un seul coup, cela devenait urgent, il lui fallait rendre, restituer, vous l’avez compris, symboliquement à sa mére la charge négative inscrite en elle par la disparition de celle-ci.

Elle fit un long voyage en train de plus de huit heures et déposa l’objet sur la tombe de sa mére, avec une petite lettre qui commençait ainsi :                                                « Maman, ta disparition quand j’avais 5 ans m’a fait beaucoup de violence. J’étais trop petite, j’avais encore besoin d’une maman, et surtout, surtout je n’ai pas eu le temps de te donner tout l’amour que j’avais en moi. A l’époque je n’avais pas de mots pour te dire cela et je ne voulais pas ajouter de la peine au chagrin de Papa. Tout cet amour que j’avais pour toi et que je n’ai pas pu t’offrir m’étouffe un peu. Et si aujour’hui je dépose ce pantin qui représente la violence que j’ai reçu de toi, je reviendrai un jour prochain, avec un objet qui représentera tout l’amour que je n’ai pas pu te donner et que j’aimerais t’offrir avec beaucoup, beaucoup de tendresse et une affection infinie. »

Je ne sais comment se terminera cette histoire. Ce que je sais, c’est que cette femme fut trés soulagée d’avoir pu faire cela. Au début, elle n’y croyait pas tout à fait, elle éprouva un immense soulagement, se sentit plus légère. Une grande partie de ses angoisses avait disparu et une aspration extraordinaire à oser se faire plus souvent plaisir commença à l’habiter.

Comme elle était un peu artiste, elle dessina et se fit faire à partir de ce dessin un trés beau bijou pour elle-même. Pour saluer la nouvelle femme qu’il y avait en elle et qu’elle souhaitait à l’avenir respecter. Et comme pour appuyer sa démarche, elle découvri dans un livre une petite phrase qui la confirma sur son chemin de vérité :

« Ce n’est pas tant ce qui nous arrive qui est le plus important, c’est ce que nous en faisons !

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