Le puzzle

Un scientifique, préoccupé par les
problèmes dans le monde, était résolu à
trouver les moyens de les réduire. A
cette fin, il passait ses journées dans
son laboratoire.

Un jour, son fils de 7 ans envahit
son sanctuaire, bien décidé à aider son
papa à travailler… Mais le
scientifique, agacé par cette
interruption, demanda à l’enfant
d’aller jouer ailleurs.
Au bout d’un quart d’heure, le petit
était toujours là, tournant autour de
son père, observant chaque machine,
chaque pipette, à l’affut de la
première bêtise à faire.

Pour distraire son fils, le
scientifique rusa : il prit une revue
de géographie dans laquelle figurait
une belle carte du monde, s’empara
d’une paire de ciseaux, découpa la
mappemonde en 50 morceaux et donna le
tout à l’enfant.

– A toi de jouer fiston. Puisque les
casse-têtes te plaisent, voici un
puzzle que tu devras reconstituer tout
seul !

Le scientifique pensait que ce
subterfuge lui assurerait une bonne
matinée de calme.
Pourtant, au bout d’une heure,
l’enfant appela calmement son père :

– Papa, j’ai terminé le puzzle.

Au début, le scientifique ne releva
même pas la tête de sa paillasse. Il
était impossible qu’un enfant de 7 ans
ait pu recomposer cette carte aussi
vite.

– Papa, viens voir, j’ai terminé !
lança à nouveau le petit.

Intrigué, le père s’approcha de
l’enfant. A sa grande surprise, la
carte était complète ! Tous les
morceaux avaient été placés dans
l’ordre. Comment était-ce possible ?

– Fiston ? Tu ne sais même pas lire
une carte du monde… Comment as-tu
réussi à assembler les morceaux ?

– C’est vrai papa, je ne sais pas
comment est le monde, mais quand tu as
détaché la carte de la revue pour la
découper, j’ai vu que, de l’autre côté,
un monsieur était dessiné. Donc, j’ai
retourné les morceaux de la carte pour
assembler le bonhomme. Je savais qu’en
retrouvant l’homme, je retrouverai le
monde.

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« La planète va mal, le climat est
bouleversé, le monde est déréglé… »
Nous entendons ces messages
inquiétants à longueur de journée. Dans
les émissions radios et télé, les
scientifiques ont la part belle.

La situation, c’est vrai, semble
préoccupante, mais la solution ne
viendra ni des climatologues ni des
géographes. Ils ne peuvent qu’observer
le monde et non régler ses problèmes.

Le salut du monde se trouve en
l’homme, en chacun de nous. Car c’est
en réglant nos propres appétits, en
révisant nos modes de vie et de
consommation que nous sauverons la
planète.

« L’homme, c’est l’univers en
miniature. L’homme et le monde sont
interdépendants. L’homme est le garant
de l’équilibre de la création. »
Amadou Hampâté Bâ

L’histoire du dessin parfait‏

En Chine, au temps des mandarins, il y
avait un jeune artiste nommé Zu Tao,
réputé pour être le meilleur artiste du
monde.

L’Empereur de Chine voulait le dessin
d’un crabe. Il fit contacter le jeune
artiste. Zu Tao, après avoir écouté sa
demande, l’accepta sous condition : il
avait besoin d’une grande maison de
campagne, de 12 employés de maison et de
5 ans pour réaliser ce dessin.

L’empereur accepta de bonne grâce. Au
bout de 5 ans il rendit visite à Zu Tao.
Le dessin n’avait pas été fait. « J’ai
besoin de 5 ans de plus avec la maison
de campagne et les 12 serviteurs,» dit
le jeune artiste.

L’empereur accéda à sa demande. 5
années passèrent et à nouveau l’empereur
lui rendit visite. Zu Tao prit un
morceau de parchemin et un pinceau, le
trempa dans l’encre noire, et, d’un
geste, dessina le crabe le plus parfait
qui ait jamais été vu sur terre.

Je vous propose de réfléchir à cette
histoire, et on en reparle…

L’histoire du petit arbre‏

Il y avait une fois dans la
forêt un petit arbre couvert de
feuilles aiguës. « Ah ! disait-il
un jour, mes voisins sont
heureux. Ils ont des feuilles
qu’on se plait à voir. Les
miennes sont comme des aiguilles.
Personne n’ose m’approcher. Je
voudrais être plus favorisé
encore que mes voisins. Je
voudrais avoir… des feuilles d’or. »

La nuit vient ; le petit arbre
s’assoupit, et le lendemain matin
il est transformé. « Quel
bonheur, s’écrie-t-il, me voilà
couvert d’or ! Pas un autre arbre
de la forêt n’a un vêtement
pareil. »

Mais à l’approche de la nuit
arrive un vieux, avec de longues
mains sèches, une grande barbe et
un grand sac. Il jette autour de
lui un regard craintif, et voyant
que personne ne l’observe,
détache les feuilles d’or, les
met dans son sac et s’enfuit.

« Ah ! dit le petit arbre, je
regrette ces belles feuilles qui
reluisaient au soleil. Mais des
feuilles de verre pourraient être
aussi brillantes. Je voudrais
avoir des feuilles de verre. »

Le soir, il s’endort, et le
lendemain matin il est de nouveau
transformé. A tous ses rameaux se
balancent des feuilles de verre.

« Ah ! dit-il, voilà une jolie
parure. Mes voisins n’en ont pas
une pareille. »

Mais des nuages noirs
s’amassent dans le ciel, le vent
se lève, l’orage éclate, et
toutes les feuilles de verre sont
brisées.

« Hélas ! murmure en soupirant
le vaniteux petit arbre, il est
bien élégant ce feuillage que
j’ambitionnais, mais bien
fragile. Mieux vaudrait un
vêtement de bonnes feuilles
vertes parfumées. »

Le soir, le petit arbre
s’endort, et le lendemain matin
il est vêtu comme il l’a désiré.
Mais l’odeur de ces feuilles
fraîches attire les chèvres, qui
viennent les ronger, et, en se
dressant sur leurs pattes
arrière, elles rongent jusqu’à la
cime du petit arbre, et le
laissent entièrement nu.

Alors il reconnut la folie de
ses orgueilleux désirs. Il
regrette, en s’endormant le soir,
ses premières feuilles, et le
lendemain matin se réjouit de les
voir reparaître sur ses rameaux.

Elles n’ont point l’éclat de
l’or, ni la lumineuse
transparence du verre, ni
l’attraction des plantes
aromatiques ; mais elles sont
solides, on ne viendra pas les
lui prendre et il les gardera en
toute saison.

On veut souvent ce qu’on n’a pas.
Ce que possèdent les autres
déclenche chez nous l’envie
et le manque.

Mais nous pouvons nous
concentrer sur nos forces au
lieu de nos faiblesses, sur
ce que nous avons au lieu de
ce qui nous manque.

C’est un des secrets du bonheur.

Comment, apres avoir tout perdu, il est devenu millionnaire‏

« Jeune homme, vous savez que nous
avons des principes dans cette école.

Cela fait 2 ans que votre père ne paye
plus les factures que nous lui faisons
parvenir, et nous vous avons néanmoins
gardé.

Malheureusement, il nous est
impossible de continuer. Vous devez donc
préparer vos affaires et quitter l’école
dès ce soir. »

Ce jeune homme ne savait pas que son
père ne payait pas l’école.

D’un coup tout son univers s’écroula.

Arrivé chez lui, tout le monde le
regardait bizarrement.

Puis il entendit un mot, qui revenait
souvent :

« Faillite ».

Son père avait fait faillite.

Il perdit tout: ses amis, sa maison,
ses jouets, les meubles de sa chambre,
sa confiance en lui.

Pourtant ce jeune homme est devenu
plus tard millionnaire.

Le jeune jardinier‏

Un jour, le dirigeant d’une grande société engage un jardinier indépendant. Mais alors que ce dernier arrive chez lui, le patron s’aperçoit qu’il a fait appel à un adolescent à peine âgé de 15 ans.
Peu importe se dit-il, maintenant qu’il est là, il faut bien qu’il travaille. Quand le garçon a terminé, il demande au propriétaire l’autorisation depasser un petit coup de fil.
Par mégarde, le dirigeant surprend la conversation de son jeune jardinier… Le garçon s’entretient avec une femme : – vous avez besoin d’un jardinier ? – Non, j’en ai déjà un.
Mais moi, en plus de faire le jardin, je ramasse les déchets, souligne le garçon – C’est tout à fait normal, mon jardinier aussi fait cela, répond la femme – Je lubrifie tous les outils à la fin de mon service, ajoute l’adolescent – Mon jardinier aussi, rétorque la propriétaire un peu agacée.
Dans une dernière tentative pour persuader son interlocutrice, l’adolescent lance : – je suis rapide, jamais en retard et mes tarifs sont imbattables !
Désolée, mais le prix de mon jardinier est également très compétitif, répond la femme avant de raccrocher.

Mon garçon, je crois bien que tu viens de perdre une cliente, dit le patron. – Bien sûr que non, c’est moi son jardinier ! J’ai fait cela seulement pour savoir si elle est vraiment satisfaite de mes services.

Et nous ? Sommes nous aussi courageux que ce petit jardinier quand il s’agit de savoir si nous pouvons faire davantage pour ceux que nous aimons ? Quel serait le résultat si nous cherchions à connaître le degré de satisfaction de nos proches ? Notre femme, nos amis, nos enfants nous demanderaient peut être de nettoyer un peu le jardin de nos sentiments. Il suffirait d’arracher quelques mauvaises herbes, de ne pas faire pousser les soucis pour laisse réclater les couleurs des plus belles fleurs, celles des joies, des moments doux… Le risque et l’effort en valent la peine : on se sent toujours mieux dans un jardin bien entretenu…

« La satisfaction intérieure est env érité ce que nous pouvons espérer de plus grand. » Spinoza

Quelle est votre vision du monde?‏

Le marchand de verre était assis à la porte de la ville. Il regardait le soleil à travers l’une de ses dernières créations… un prisme magique où il suffisait de plonger le regard pour que ressurgisse le passé dans toute savérité.
Un jeune homme s’approcha de lui :- Bonjour vieil homme. Je suis étranger, je voudrais m’installer dans cette ville. Dis-moi, comment sont les gens d’ici ?
Le marchand de verre lui répondit par une autre question : – Regarde dans ce prisme étranger.Que vois-tu ? – Je… je vois des gens. De méchantes gens, des hommes et des femmes plein de hargnes, égoïstes et méchants. Si je suis parti, c’est à cause d’eux.
Alors le vieillard repris le prisme et dit : – Passe ton chemin étranger. Ici, les gens sont tout aussi méchants et égoïstes les uns que les autres !

Le soleil était sur le point de se coucher. Et le vieux marchand regardait les rayons se déformer dans son prisme magique quand un jeune homme s’approcha de lui. – Bonjour. Je débarque en ces lieux. Pouvez vous me dire comment sont les gens de cette ville ?
Pour toute réponse, le vieil hommet en dit le prisme à l’étranger. – Que vois-tu jeune voyageur ? – Je vois d’honnêtes gens, bons et accueillants. Là où je vivais, je n’avais que des amis. Oh ! c’est vrai,j’ai eu bien de la peine à les quitter ! – Alors, mon ami, entre et installe-toi sans crainte dans cette ville. Ses habitants sauront te faire oublier la douleur du premier exil. Tu seras reçu comme un roi et jamais tu ne songeras à repartir. Ce prisme magique m’a montré qui tu étais… et moi, je viens de te dire la vérité.

Chacun porte en son coeur son propre univers et le retrouve en tous lieux. Si vous vous ouvrez aux autres, votre regard sur le monde sera changé. Une attitude positive entraîne une vision positive du monde qui vous entoure. Le malheur existe bien sûr, mais il n’est pas plus répandu que le bonheur. Il n’y a pas de fatalité, pas de condamnation à vie : nous vivons ce que nous méritons de vivre. Parfois c’est dur… Mais c’est rassurant, car c’est juste.

« Le bonheur n’est pas une récompense mais une conséquence. La souffrance n’est pas une punition mais un résultat. »Robert Ingersoll