Qu’est la Haine pour vous ?

Voici sa définition :

La haine est un sentiment de répulsion intense éprouvé à l’égard de quelqu’un (parfois quelque chose). Il s’agit en définitive d’un désir de destruction de l’objet (être ou chose) sur lequel il porte.

La haine est souvent considérée comme une réaction à une situation (notre entourage ou notre environnement) ou à la perception que l’on en a. Elle est alors plutôt saine et preuve de la capacité à réagir et à agir.

Néanmoins, cette attitude est plutôt contemporaine. La haine a à de nombreuses époques été présentée presque exclusivement sous l’angle d’une pulsion terrible, destructrice et aliénante. Mais sous cet angle, la haine est aujourd’hui parfois considérée comme moins négative qu’autrefois.

Dans le langage courant, « avoir la haine » est un état de fureur qui est justifié ou expliqué par une réaction incontrôlable à une situation ou une personne qui a porté un tort considérable à celui ou celle qui a la haine. Terminologie plutôt originaire des banlieues, l’expression « avoir la haine » est certainement en passe de se répandre plus largement dans la société française.

L’amour est communément considéré comme le sentiment antagoniste de la haine. Cet antagonisme est cependant versatile, le vécu des passions basculant de l’un à l’autre selon les perceptions de l’affect. Plus précisément c’est la compassion qui est l’antagoniste de la haine, de par l’universalité intrinsèque de sa nature: la compassion, en s’adressant forcément à tous, est bien l’opposé de la haine, qui peut à la fois être particulière et universelle.

En ce sens, c’est la compassion qui définit le mieux le fondement de la morale, et qui constitue la singularité téléologique de toute forme de religion dite « de salut ». La haine, pour sa part, procède essentiellement d’un aspect passionnel du nihilisme et d’un refus et d’une exclusion de l’Autre, qu’il soit sujet ou objet de l’expérience.

Le préjugé, le rejet, le repli sur soi et l’intolérance sont souvent associées à la haine. Le nettoyage ethnique est une forme de haine qui a des origines ethniques et religieuses.

Ma perception de de la Haine….
Et qu’il y a un certain temps je pouvais avoir ce type de sentiment ou de ressentis, mais étant donner que j’ai vécu plusieurs expériences de ce type (avoir la haine ou tout simplement de la haine par rapport a des situations (mortalité de proche ect) j’ai pu analyser ce sentiment et en arriver à cette conclusion :

Si j’aurai continuer a vivre pleinement ma haine ou la transmettre par des actes sur autrui, je n’aurai sans doute pas été là entrain d’écrire ce commentaire ou même ne plus faire partie de cette vie, car croié moi c’est un ressentis qui peut vous donner la force ou le pouvoir de faire des choses terrible et horrible, tout détruire autour de vous même en arriver à ce détruire soi-même.

Donc ma conclusion est que ce sentiment est à faire disparaitre définitivement de vous, de votre vous le plus profond.

Moi je l’ai fais et cela ma procuré une joie de vivre que plus intense, je vis enfin les moments présents comme jamais. D’ailleur je ne pouvais vraiment pas croire que les ressentis que j’ai maintenant dans cette vie pouvais exister, transfomer la haine que je pouvais avoir en moi par mon vécu en amour me semblait impossible…..

D’ailleur j’en remercie les personnes qui m’ont aidé à que cela m’arrive.

Cette une libération total, un sentiment d’extase si je peut utiliser ce terme.

C’est nouveau pour moi mais je ne veux plus retourner en arrière, d’ailleur c’est impossible, il y a trop de bon moment présent… se rejouir du bonheur des autres, ou simplement en fesant un geste d’attention peut donner un ressentis d’amour profond enfin je ne peux mettre de mot sur ça.

Ceux qui ont connu ce type de ressentis me comprendront.

Merci à tous, que la vie est belle……

Je vous souhaite de vivre heureux et pleinement vos vie.

Namaste à tous et toutes….

junior

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Comment se préparer à mourir?

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??? à vos plumes … voici une idée … D’autres seront mis en commentaires … .

« On ne sait jamais comment terminer les choses. Et pour cause, ça n’arrive qu’une fois. Aucun mode d’emploi n’a jamais été écrit là-dessus… alors il faut improviser. »

Apprendre à mourir; Irvin D.Yalom

Il n’en pouvait plus, n’arrivait plus à rien. Mais il a pensé à tout. Il a pris rendez-vous avec son notaire, réglé les questions d’héritage, laissé des lettres à ses proches, à ses collaborateurs aussi. Il a préparé ses vêtements, le revolver, la balle. Il a même payé ses factures en retard. Ceux qui retrouveront son corps constateront qu’il avait tout prévu, préparé son suicide comme on organise un voyage.

Le kamikaze, lorsqu’il prémédite son attentat suicide, « se prépare » lui aussi à mourir. Il s’agit même souvent d’une préparation encadrée, à l’image d’une préparation militaire, avec ses aspects pratiques (armement, camouflage, questions financières…) et ses aspects théoriques (sens de ce sacrifice, « théologie appliquée »…).

Dans les deux cas, se préparer à mourir, c’est tout faire pour cela, vouloir la mort comme une délivrance ou un moyen d’obtenir quelque chose: la fin de la souffrance, une victoire remportée contre l’Occident ou simplement une place au paradis, une somme d’argent pour sa famille…

Mais si nous pensons que la mort ne nous apportera rien, qu’elle est au contraire privation de ce qui nous est le plus cher, bref si nous ne voulons pas mourir, si même nous voulons tout faire pour vivre le plus possible, « se préparer à mourir » a-t-il simplement un sens?

Il est difficile de se préparer à quelque chose dont nous n’avons jamais fait l’expérience. L’expression « ma mort » n’a probablement pas grand sens. Le deuil de mes proches me souffle que je peux mourir mais ne me dit rien de « ma mort », parce que je reste là, parce que la vie continue. La mort comme état de mort ne peut être directement expérimentée. Nous ne rencontrons finalement que les conséquences de la mort: le cadavre, le deuil, la tristesse, les rendez-vous chez le notaire, la nécessité de l’adieu, le remords… Nous rencontrons aussi les prémices de la mort: la maladie, la vieillesse, l’ébranlement existentiel. Mais nous ne rencontrons pas la mort; nous ne pouvons nous la représenter. Nous ne savons même pas ce qu’elle est, si elle ouvre sur l’infini ou sur le néant, nous jette dans le Tout ou dans le rien du tout.

Comment alors nous y préparer?

D’ailleurs, que le suicidaire ou le kamikaze « s’y préparent » ne signifie pas qu’ils soient, à l’instant de leur mort, véritablement prêts. Peut-être entre-voient-ils alors, en un atroce éblouissement, que cet ultime renoncement les laisse devant la mort complètement démunis. Peut-être saisissent-ils, à l’instant de mourir, que c’est de ne pas renoncer à la vie qui nous y prépare le mieux.

Tant de sagesses ou de religions, qui bien sûr n’invitent ni au suicide ni au terrorisme, nous proposent au contraire de nous préparer à mourir en renonçant, dès maintenant, à ce que la mort nous obligera à abandonner. Le bouddhisme, le platonisme, Arthur Schopenhauer nous invitent ainsi à renoncer à la vie violente des passions, à la vie inutile de nos souffrances, à la vie superficielle de notre corps…

Se préparer à la mort, est-ce faire le vide, anticiper sur ce que la mort exigera de nous?

Ou au contraire faire le plein, se hâter de se remplir d’impressions et de vie, de passions et d’expériences pour accueillir la mort d’un éclatant « Je suis prêt: j’ai vécu ce que j’avais à vivre »?

La démocratie est-elle le meilleur régime politique?

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« Il suffit d’avoir entendu une fois une foule applaudir dans un théâtre pour savoir quoi penser de la démocratie. »

Max Frisch.

Plus qu’un nouveau régime politique, où le peuple a le pouvoir de gouverner, la démocratie apparaît toujours, aux yeux de ceux qui assistent à sa naissance, comme une véritable panacée. « Le bonheur est une idée neuve en Europe », proclamait Saint-Just en pleine Révolution. Idée neuve, c’est celle du bonheur collectif, devenu une affaire politique. es révolutionnaires français voyaient ainsi dans la démocratie la clef du bonheur, les contemporains de l’écroulement de l’ex-URSS l’occasion de la liberté politique et de la prostérité économique, les Grecs la seule façon de devenir enfin vraiment humains. Le régime politique démocratique renvoie alors à plus qu’un régime politique: à une société, à une vie, à une humanité nouvelles.

Mais l’expérience historique a montré que la démocratie pouvait aussi apporter autre chose que le bonheur. La démocratie est en partie responsable de l’avènement du fascisme ou du nazisme, pas seulement parce que ces mouvements naquirent du discrédit du système parlementaire, ni même parce que Hitler a été élu, mais parce que les classes bourgeoises ou les possesseurs du capital ont souvent soutenu ces régimes par peur de la démocratie. Il est dans la nature même de la démocratie de pouvoir se renverser a tout moment en son contraire, en tyrannie, observait déjà Platon, contemporain de la première démocratie.

Et lorsqu’elle ne se retourne pas en tyrannie, la démocratie ne nous apporte pas le « bonheur » pour autant.

De nombreux états démocratiques peinent à tutter contre l’insécurité, le chômage de longue durée, la précarité.

Qu’est-ce qui fait alors la valeur d’un régime politique? Ses conséquences sur la société, son efficacité économique, ce qu’il exige des individus? Sa capacité à gouverner effectivement, le type d’hommes qu’il porte au pouvoir? Ou simplement la justesse de son principe politique?

En accordant au peuple la « souveraineté », le pouvoir de décision politique, la démocratie est une preuve de maturité historique: parvenu à l’âge adulte, enfin émancipé de la figure paternelle du monarque ou du despote, le peuple aspire maintenant à décider de son avenir. C’est le sens de la liberté politique, impossible sans l’égalité et le débat: c’est ensemble que nous allons savoir ce qui est bon pour l’ensemble, que nous allons le décider, avec chacun une voix dans le débat. La vérité ne viendra que de nous, non d’un absolu supérieur, d’un Dieu, d’une tradition ou de savoirs élitistes. Nous sommes devenus, politiquement, adultes. De ce point de vue-là, la démocratie semble le meilleur régime politique.

Mais si elle représente l’âge adulte des systèmes politiques, fait-elle vraiment de nous, individuellement, des adultes? Et si tel était le cas, cela suffirait-il à faire de la démocratie le meilleur système de gouvernement?

Au premier tour des élections présidentielles de 2002, les voix des français ont été tellement éparpillées en votes protestataires pour des candidats mineurs qu’ils ont invités au second tour un candidat, Jean-Marie Le Pen, contre lequel ils sont ensuite massivement descendus dans la rue. Quelques jours après leurs votes protestataires, ils ont protestés contre les conséquences de leur vote protestataire. Ce sont ils vraiment comportés en adultes? La réalité de la pratique démocratique est-elle conforme à son idéal?

a définition de la démocratie comme pouvoir du peuple semble trop idéaliste, ou au moins trop théorique. Une démocratie se reconnaît d’abord à l’organisatio d’une compétition pacifique entre les différents prétendants au pouvoir. C’est cela qu’il nous faut juger: Une telle compétition permet-elle aux meilleurs de parvenir au pouvoir?

Permet-elle que les meilleurs décisions soient prises?

Si l’écart est trop grand entre l’idéal démocratique et sa réalité, pourquoi ne pas préférer un régime qui promette moins mais tienne ses promesses?

Faut-il croire en Dieu?

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« Mon Dieu, mon Dieu, pourquoi tu m’as-tu abandonné? »

Jésus, sur la croix. 

L’étranger, dans le roman d’Albert Camus, est un homme que rien ne semble affecter radicalement, ni la mort de sa mère, ni celle de l’arabe qu’il tue à coups de couteau. Le soleil parfois le réchauffe, parfois lui est insupportable. Difficile de savoir ce qu’il attend de la vie. Il lui est beaucoup reproché, lors de son procès, de n’avoir pas pleuré à l’enterrement de sa mère. C’est même probablement cette absence de larmes qui le condamne à mort. Mais la vie ne l’accroche pas plus que cela. Le monde est absurde; il ne croit pas en Dieu. Le seul moment où il s’emporte vraiment, c’est lorsque l’aumônier lui rend visite, dans sa cellule, pour lui parler de Dieu.

S’il avait cru en Dieu, les choses auraient-elles été différentes? Aurait-il éprouvé du remords suite au meurtre de l’Arabe? Aurait-il trouver plus de sens à ce solei si blanc?

S’il avait cru en Dieu comme origine du monde, en aurait-il éprouvé ainsi l’absurdité?

S’il avait eu simplement en lui l’idée de Dieu, même une vague idée, même sans en être sûr, aurait-il couché avec cette femme si peu de temps après l’enterrement de sa mère? N’aurait-il pas redouté, ne serait-ce qu’un instant, d’agir sous l’oeil de Dieu? Il l’aurait peut-être fait quand-même… Mais l’aurait-il vécu pareillement?

Ces questions le suggèrent déjà : le problème n’est pas tant celui de l’existance de Dieu que celui des conséquences de la foi sur nos vies bien réelles. Faut-il croire en Dieu…pour être heureux? Pour être vraiment… un homme? Croire en Dieu prouve notre capacité à nous représenter quelque chose qui n’est pas là, observable, devant nos yeux. C’est en ce sens une immense liberté – par rapport au réel, au donné, au véritable. Mais justement, la foi ne porte-t-elle pas en elle le risque d’un oubli ou d’un affadissement de ce réel?

S’il avait cru en Dieu, l’étranger aurai-il pareillement ressenti la réalité brute du monde, l’épaisseur de ces instants, de ses impressions? Ce soleil sur sa peau, l’aurait-il réchauffé pareillement s’il avait vécu dans l’espérance d’une vie éternelle?

Le croyant lit la beauté du monde comme la trace de son origine divine, l’athée ne comprend pas pourquoi il faudrait la réduire à un éclat secondaire d’une intéligence supérieure : la réalité de cette beauté lui suffit amplement. Peut-être n’est-on pas le même homme, que l’on croie en Dieu ou pas; peut-être n’a-t-on pas le même rapport au monde ou aux autres.

Se demander s’il faut croire en Dieu, c’est alors se demander quel homme nous voulons être.  

Pourquoi la beauté nous fascine-t-elle?

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« La mort et la beauté sont deux choses profondes

Qui contiennent tant d’ombre et d’azur qu’on dirait

Deux soeurs également terribles et fécondes

Ayant la même énigme et le même secret. »

Ave, dea; moriturus te salutat de Victor Hugo.