L’homme et la femme manipulateur(ice)

La femme manipulatrice va exiger que son

conjoint lui accorde l’exclusivité de son temps en

dehors de son travail. Elle lui fera abandonner petit

à petits ses envies pour les siennes. Elle va devenir

capricieuse et se servir de la sexualité comme

moyen de pouvoir et de contrôle.

L’homme manipulateur va exiger que sa

compagne arrête de travailler pour lui couper toute

ressource et la garder à disposition. Faire un enfant

étant le moyen le plus efficace d’avoir un contrôle

sur l’autre.

Publicités

Manipulateur, manipulatrice…

Quelques lignes qui permettront à certains et certaine de « reconnaître » ce qu’ils vivent, de mieux comprendre ce qui se passe dans leur vie et aussi de commencer à « s’en sortir », même si it’s a long way to…

Le mécanisme de la violence psychologique, forme la plus fréquente de violence conjugale, repose sur un processus de manipulation mentale, plus précisément, de MANIPULATION DESTRUCTRICE, basé sur l’EMPRISE.
Dans le meilleur des cas, la victime s’en sort relativement, en ayant recours au DIVORCE.
La MANIPULATION DESTRUCTRICE se déroule en plusieurs périodes de longueurs variables selon chaque cas.

1 – Au début, lors de la PERIODE DE SEDUCTION, la future victime est parée de toutes les qualités, et, le manipulateur semble correspondre totalement à l’attente de la victime.
2 – Ensuite, à la PERIODE INSIDIEUSE, surviennent des réflexions diluées dans le temps et présentées adroitement comme étant dans l’intérêt de la victime mais également le recours au discours paradoxal. Cela consiste à tenir à un moment donné un discours et quelques heures ou jours plus tard défendre tout le contraire. La victime éprouve le sentiment de ne jamais rien faire de bien et parfois à l’impression de devenir folle (fou) : dire c’est mal, se taire c’est se le voir reprocher, faire quelque chose en pensant faire plaisir et on subit les reproches, ne pas faire et c’est à nouveau les humiliations.
C’est le début de la VIOLENCE PSYCHOLOGIQUE.
3 – Puis, à la phase de VIOLENCE MORALE APPARENTE,
les DEVALORISATIONS, HUMILIATIONS vont se multiplier petit à petit, (entraînant progressivement un DOUTE lancinant, et une PERTE DE L’ESTIME DE SOI par la victime), et les REPROCHES vont pleuvoir (semant la CULPABILITE).
Au fur et à mesure des années, tout est passé au peigne fin de la critique et de la destruction: sa façon d’élever les enfants, de tenir la maison, de s’habiller, de s’occuper du (de la) partenaire etc. Ces phases sont en général entrecoupées de périodes de bouderie où le manipulateur n’adresse plus la parole à sa victime sauf pour lui lancer des humiliations. celle -ci Fini par s’excuser de tout et n’importe quoi pour mettre fin à ces bouderies se sentant coupable de tout.
La victime commence à songer à une séparation, voire au divorce.
Elle croule sous le poids de toutes les responsabilités dont le manipulateur se décharge totalement, n’ayant plus aucun recul possible sur la situation.
Le manipulateur se montre charmant à l’extérieur et un despote toujours insatisfait à la maison, égocentrique, colérique,
MENTANT, allant de contre-vérités en contre-vérités,
S’ENRICHISSANT SUR LE DOS DE LA VICTIME (l’argent est le nerf de la guerre pour le manipulateur…),
l’ISOLANT DE SON ENTOURAGE.
L’agresseur est d’UNE HUMEUR INSTABLE, et passe de périodes d’accalmie de plus en plus rares, (où la victime retrouve la magie de la période de séduction), en périodes de colères de plus en plus dévastatrices et fréquentes, ou bien, en périodes où il se met en position de victime incomprise et mal-aimée.
Progressivement, la victime est réduite à néant, et pense de plus en plus souvent au DIVORCE.
Même si elle assume des responsabilités importantes à son travail, dès qu’elle franchit le pas de la porte de sa maison, « elle n’est plus rien, qu’une souillon ».
Les INSULTES apparaissent.
Les enfants assistent à l’ensemble de cette violence quotidienne qui est la forme de VIOLENCE CONJUGALE la plus destructrice.
4 – Lorsque la victime OUVRE LES YEUX ou parle de SEPARATION, voire de DIVORCE, la VIOLENCE devient PAROXYSTIQUE, pouvant se complèter de VIOLENCE PHYSIQUE ou au contraire inciter la victime à réagir violemment pour s’en servir contre elle ensuite.
Les colères violentes succèdent aux colères violentes, avec peu d’accalmies, entrecoupées parfois d’incitation au suicide envers la victime, tout aussi déstabilisant et violent pour la victime.
Les remarques blessantes, cinglantes, les reproches, les insultes déferlent comme un ouragan. Le pire est d’essayer de discuter avec le secret espoir de faire changer les choses. La victime alors se voit détruite un peu plus chaque jour. Lorsqu’elle demande à son bourreau pourquoi il s’acharne à l’accabler de toutes les responsabilités celui ci s’acharne et détruit en incitant au suicide. Si la victime à le tort de souligner des défauts ou responsabilités établies et évidentes du pervers celui-ci enfonce le clou plus profondément encore avec cette réponse lorsqu’après coup on lui demande pourquoi? « Mais tu m’agresses alors je me défends ». Si on parviens un jour à demander au bourreau s’il n’a pas de responsabilités ou de défauts lui, qui se croit parfait et est persuadé de détenir la vérité, la réponse s’il y en a une est immuable « Tu les sais bien mes défauts, je te les ai déjà dit ». Là encore il ne reconaît rien et utilise à nouveau la culpabilisation envers une victime qui est de plus en plus perdue.
Les mêmes phrases reviennent alors dans chaque histoire: « tu es folle (fou), tu n’auras pas les enfants, tu es incapable d’élever des enfants, , tu veux la guerre, tu l’auras ».
Et c’est exactement ce qui adviendra tout au long de la procédure de divorce…, puis dans le cadre du droit de visite et d’hébergement…
L’enfer, duquel il est impossible d’échapper: avec l’aide involontaire de la justice…
5 – Effectivement, ce processus destructeur se poursuit tout au long de la procédure de DIVORCE et de toutes les procédures introduites par la suite , ainsi que dans le cadre du DROIT DE VISITE ET D’HEBERGEMENT, continuant à détruire les enfants, et l’ex-conjoint(e), par enfants interposés, comme s’il était impossible de sortir à jamais des griffes de l’agresseur.
L’anéantissement d’une famille…à l’insu de tous et de la Justice.
Devant le juge, dans toutes les procédures liées au divorce, le manipulateur se présente comme une victime, affable, reprenant les griefs de la vraie victime contre elle, en miroir, abusant le juge comme il a abusé sa victime et son entourage longtemps auparavant.
Le verdict tombe: le manipulateur est « la pauvre victime », toutes les mesures sont prises à l’encontre de la vraie victime et, « les crimes restent impunis »…
La vie quotidienne déborde de ces cas, tous identiques, et, l’actualité regorge de ces meurtres ou tentatives d’assassinat où la manipulation échappe totalement au système judiciaire.
L’agresseur bénéficie constamment de mesures de clémence, parce qu’il est le meilleur avocat et le plus convaincant qui soit pour lui-même, tant que ce processus de manipulation ne sera pas enseigné aux professionnels concernés!
Il maîtrise avec brio l’art de la COMEDIE et du MENSONGE, ABUSANT en tache d’huile, ses victimes, puis leur entourage, puis les psy, puis les magistrats etc.
Un véritable thriller psychologique qui fait froid dans le dos…
Malheureusement, une réalité quotidienne, méconnue et inaperçue, sur les bureaux des juges…
Tout n’est pas aussi « tranché » ni aussi net, il faut savoir, cependant, que c’est le but de la manoeuvre : désorienter, faire douter, isoler, faire culpabiliser…sont les armes favorites de ces monstres . Une fois englué, même séparé, il est très difficile de s’en remettre, c’est un VIOL PSYCHIQUE !!!
Et aussi, se méfier des confusions, les pervers narcissiques ne sont pas des pervers sexuels, ils ne sont pas forcément violents physiquement (bien souvent ils ne le sont pas du tout) et ils savent, par dessus tout tirer partie de votre empathie, de votre sensibilité et de votre générosité de coeur. Tout ce qu’ils n’ont pas.
Et aussi, une façon infaillible de les reconnaître, lorsqu’on a encore des doutes….s’ils savent vous faire passer de merveilleux moments et c’est là leur grande force d’emprise, ils s’arrangent toujours pour les pourrir dès que possible en niant le faire, bien sûr.
Générer le conflit, l’induire, sans qu’il apparaisse qu’ils en sont à l’origine est un jeu pour eux ==> CONFLIT PERMANENT.
J’espère que certaines et certains qui se posent des questions retrouveront là une réalité à ce qu’ils vivent. Ces gens sont MALADES, ils ne sont pas soignables, leur maladie est de l’ordre de la psychose.
Il est inutile d’espérer pouvoir faire quelque chose, si ce n’est les FUIR en prenant ses précautions.
Lorsque vous avec un individu (ou une, les femmes ne sont pas exclues) dans votre entourage (parent, conjoint…) surtout ne vous laissez pas isoler, parlez en, ici ou ailleurs(*), il y a des forums pour ça , des blogs, des livres depuis quelques temps.
Ces « cas » sont de plus en plus nombreux et font de terribles dégâts qui vont de la perte d’estime de soi, au suicide, en passant par la dépression pour les victimes.
L’important pour se sortir de cette situation, c’est de parvenir à devenir insensibles aux attaques, aux vacheries qui continuent bien après la séparation. Il faut avoir à l’esprit que les pervers narcissiques sont persuadés de détenir la vérité et il faut refuser toute discussion avec eux qui constitue à chaque fois l’occasion d’utiliser ses armes favorites : l’humiliation, la culpabilisation, le doute ou le discours paradoxal.

(*) C’est le tort que j’ai eut l’hiver dernier et cet hiver encore sans doute, d’où je pense la nécessité de poursuivre le blog même si je pense qu’aujourd’hui le plus dur du chemin est parcouru.

Infidélité : dire ou ne pas dire

L’infidélité est l’une des causes majeures de problèmes dans la relation du couple. Si l’aveu de l’acte peut entraîner diverses réactions, le non-dit instaure souvent un climat de suspicion. Alors, en cas d’incartade, faut-il en parler ?

Vous ne savez pas ce qui s’est passé… Mais voilà, vous avez été infidèle à votre partenaire. Et vous ne savez pas si vous devez lui avouer ! Selon certains magazines féminins,  » il vaut mieux rester fidèle si on est incapable de tenir sa langue « . Alors en parler ou se taire ? Selon Gérard Decherf, Docteur en psychologie à Paris, les réactions dépendent de la personnalité.  » Il existe trois sortes de niveaux d’évolution des individus  » précise-t-il. Chaque personne réagit ainsi en fonction de son propre niveau d’évolution.

Personnalités « narcissiques » : ne rien dire

 » Le premier niveau est le fonctionnement de type narcissique « , explique G. Decherf. Cette catégorie concerne l’individu qui, au fond de lui, n’a pas renoncé à son statut d’enfant. Il souhaite retrouver les bénéfices de la période infantile, caractérisée par un sentiment de toute puissance. Dans ce cas, la personne est centrée sur elle-même. Elle cherche à être rassurée notamment sur ses qualités corporelles et intellectuelles. Dans ce cas, l’infidélité n’est pas dirigée contre l’autre : elle permet en fait de renforcer l’estime de soi. Dans ce cas, parler au conjoint de son incartade risque de le faire souffrir inutilement. Il est préférable que le narcissique entame de lui-même un travail personnel, afin de reprendre confiance en lui.

Personnalités  » génitales  » : sincérité avant tout

 A l’opposé du fonctionnement de type narcissique, on trouve des personnes qui ont un fonctionnement de type génital,  » moins marqué par les restes d’enfance  » souligne Gérard Decherf. Les couples génitaux dits  » adultes  » évoluent dans une véritable relation dans laquelle l’autre existe en tant que tel : il est reconnu dans ses besoins et dans son plaisir. Il est respecté. Dans ce couple, pour préserver une relation de qualité, on tient en général compte du partenaire. Et dès lors que l’on reconnaît l’autre dans sa totalité, ne pas avouer un acte d’infidélité paraît incongru.

La sincérité est ainsi très importante chez ceux qui ont un fonctionnement de type génital. Avouer une relation passagère ne met pas en péril la relation car l’autre est capable de supporter un tel aveu. Par contre, une infidélité plus importante doit être avouée avec ménagement.

Personnalités  » narcissiques perverses  » : tout dire pour faire souffrir

Le troisième type de personnalité est celui des individus avec un fonctionnement narcissique associé à un fonctionnement pervers. Dans ce cas, l’infidélité est liée au couple lui-même. C’est le conjoint qui est visé. Cela s’explique par la crainte de perdre l’autre. Pour essayer de retenir son partenaire, on use alors de procédé proche du chantage du type :  » je pourrais facilement trouver quelqu’un qui me rendrait plus heureuse  » ou  » si tu veux me garder soumets-toi à mes exigences « . L’emprise caractérise la relation. Dans ce cas, l’infidélité n’est jamais passée sous silence, puisqu’elle apparaît, non comme une faiblesse ou un écart mais comme une arme pour tenir l’autre et, éventuellement, le faire souffrir.

Les trois personnalités évoquées ici induisent donc des réactions différentes. Dans tous les cas, l’important est de respecter son partenaire, ce qui passe souvent par la parole.

Carole Clément

Comment reconnaître une pervers narcissique !!!

Le pervers narcissique est aussi un manipulateur, les autres n’auront d’intérêt pour lui que s’il peut s’en servir à des fins personnelles, voici un complément d’info pour pouvoir encore mieux détecter ce type de parasites dont on ne peut se libérer qu’en les connaissant mieux.
Comment reconnaitre un manipulateur :

1. il culpabilise les autres
2. il reporte sa responsabilité sur les autres
3. il ne communique pas clairement ses demandes, besoins, sentiments, opinions
4. il répond très souvent de façon flou

5. il change ses opinions comportements selon les personnes et les situations
6. il invoque des raisons logiques pour déguiser sa demande
7. il fait croire aux autres qu’ils doivent être parfaits qu’ils ne doivent jamais changer d’avis qu’ils doivent tout savoir pour répondre immédiatement aux demandes et aux questions
8. il met en doute les qualités, compétences, la personnalité des autres, il juge, dévalorise.
9. il fait faire passer ses messages par autrui ou par intermédiaire
10. il sème la zizanie et créé la suspicion, divise pour mieux régner
11. il sait se placer en victime pour qu’on le plaigne
12. il ignore les demandes
13. il utilise les principes moraux des autres pour assouvir ses besoins
14. il menace de façon déguisée, ou fait du chantage ouvertement
15. il change de sujet au cours d’une conversation
16. il évite l’entretient ou la réunion, puis s’en échappe
17. il mise sur l’ignorance des autres et fait croire à sa supériorité
18. il ment

19. il prêche le faux pour savoir le vrai
20. il est égocentrique
21. il est jaloux
22. il ne supporte pas la critique et nie les évidences
23. il ne tient pas compte des droits, des désirs, des besoins des autres
24. il utilise souvent le dernier moment pour demander, ordonner, ou faire agir autrui
25. son discours paraît logique ou cohérent, alors que ses attitudes, actes, mode de vie répondent au schéma opposé
26. il utilise des flatteries pour nous plaire, fait des cadeaux, ou se met soudain au petit soin pour vous
27. il produit un état de malaise ou de sentiment de non liberté : pris au piège
28. il est efficace pour atteindre ses buts au dépends d’autrui
29. il nous fait faire des choses que nous n’aurions probablement pas faite de notre grès.
30. il est constamment l’objet de discussions entre gens qui le connaissent même s’il nest pas là

Au delà de 14 points, vous êtes en présence d’un manipulateur. Il est impossible de le faire changer ou de le satisfaire pour qu’il s’arrête. Tout ce que vous pouvez faire, c’est vous protéger :

* L’indifférence : la vraie indifférence. S’il voit que vous êtes indifférent, il passera à quelqu’un d’autre.
* La fuite : évitez-le, ne lui donnez pas de prise sur vous.
* La contre-manipulation : stratégie permettant de tenir le coup si vous êtes forcés d’être en sa présense.

Bonne journée quand même!

 

PS : en rouge ce qu’il nous a fait vivre !!!

Le pervers narcissique

Pervers narcissique

Afficher l'image en taille réelle Aie confiance hi hi hi

L’expression pervers narcissique est utilisée en psychopathologie pour désigner les individus présentant une personnalité marquée à la fois par un narcissisme exacerbé et des traits de perversion morale. L’individu atteint de perversion narcissique, à travers ses conduites et les modalités relationnelles particulières qu’il va mettre en place avec les autres, cherche à devenir le « maître » de la relation et à assujettir l’autre, ce qui a de graves conséquences pour ses victimes.

Cette expression fait appel à deux concepts psychanalytiques :

•          Le narcissisme, qui est l’amour de soi, est une composante normale de la personnalité. Cependant dans certains cas, le sujet peut se fixer affectivement sur lui-même : on parle alors de trouble de la personnalité narcissique : le besoin d’être admiré est alors constant, associé à un manque d’empathie.

•          La perversion morale qui correspond à un type de personnalité particulier tendant vers la satisfaction de ses désirs et de ses besoins aux dépends des autres, qui vont être manipulés et dont les besoins sont niés.

L’expression « pervers narcissique » a été popularisée dans les années 1990 par les ouvrages de deux auteurs : la psychologue Marie-France Hirigoyen, dans son ouvrage très médiatisé sur le harcèlement moral, et le psychanalyste Alberto Eiguer. En revanche ce diagnostique ne figure pas dans les grandes classifications actuelles, il se rapproche du trouble de la personnalité narcissique et du trouble de la personnalité psychopathique, sans les recouvrir tout à fait.

Sommaire

•          1 Le profil du pervers narcissique

o          1.1 Intelligence, niveau culturel

o          1.2 Absence de valeurs morales

o          1.3 Egoïsme, défense agressive de leurs intérêts

o          1.4 Egocentrisme

o          1.5 Absence d’empathie

o          1.6 Haine et agressivité

o          1.7 Mensonge

o          1.8 Mythomanie

o          1.9 Un « comédien né »

o          1.10 Intégration sociale et extraversion

o          1.11 Orgueil et Combativité

o          1.12 Sadisme

o          1.13 Paranoïa

o          1.14 « Esprit mesquin »

o          1.15 Narcissisme criminel

•          2 Psychogénèse et enfance

•          3 Les pervers narcissiques sont-ils fous ?

•          4 Le pervers narcissique ne se considère pas comme malade

•          5 Quelle évolution pour le pervers narcissique ?

•          6 La relation du pervers-bourreau, et de sa victime

o          6.1 Appropriation des qualités de l’autre

o          6.2 Détruire et nier l’autre

•          7 Le profil des victimes

o          7.1 Profil des conjoints des pervers narcissiques

o          7.2 Pourquoi acceptent-elles leur sort et ne se défendent-elles pas ?

•          8 Ruses, stratégies et tactiques des pervers narcissiques

o          8.1 Séduction, jeu sur les apparences

o          8.2 Dissimulation

o          8.3 Mimétisme

o          8.4 Diviser, cloisonner ses relations

o          8.5 Vous encenser pour mieux vous couler

o          8.6 Se valoriser sans cesse et dévaloriser l’autre

o          8.7 Le principe d’autorité

o          8.8 L’induction (suggérer l’idée à l’autre)

o          8.9 Contradictions ou contradictions apparentes

o          8.10 Emploi de messages paradoxaux

o          8.11 Calomnies et insinuations

o          8.12 Fausse modestie

o          8.13 Confusion des limites entre soi et l’autre

o          8.14 Utilisation de fausses vérités énormes ou crédibles

o          8.15 Se poser en victime

o          8.16 Création d’une relation de dépendance

o          8.17 Inhiber la pensée critique de la victime

o          8.18 Tactique du harcèlement moral pervers

o          8.19 Tactiques ultimes (sur le point d’être confondu)

•          9 Quelle conduite à tenir face à un pervers ?

o          9.1 Le fuir ?

o          9.2 Le combattre ?

o          9.3 Difficulté à aider les victimes

o          9.4 Le recours à la loi

•          10 Annexe : Articles de loi

o          10.1 De l’abus frauduleux de l’état d’ignorance ou de faiblesse

o          10.2 Loi contre le harcèlement moral sur le lieu de travail

o          10.3 La cruauté mentale et physique

o          10.4 Article 44 du code de déontologie médicale (Sévices à autrui)

o          10.5 Loi visant à renforcer le rôle de l’école dans la prévention des faits de mauvais traitements à enfants

o          10.6 loi du 10/07/1989 sur l’Articulation entre Protection Sociale et Protection Judiciaire

•          11 Voir aussi

o          11.1 Liens internes

o          11.2 Bibliographie

o          11.3 Liens externes

Le profil du pervers narcissique

Intelligence, niveau culturel

Certains ont un très bon niveau culturel. Tous sont intelligents et particulièrement bons psychologues.

Absence de valeurs morales

Leur manque d’état d’âme, de remord ou problème de conscience peut être si extrême, qu’au début de leur relation avec elles, leurs victimes ne peuvent y croire. Ce manque de scrupule les déroute, les estomaque ou les abasourdit.

En fait, ils ont un total mépris pour toutes lois ou contrainte morales. Leur morale est, le plus souvent, celle de la morale ou la loi du plus fort et/ou du plus rusé, du plus retord. Il y a le plus souvent, dans leur comportement, la banalisation du mal, une certaine « relativisation » de la morale, dans le cadre d’un nihilisme opérationnel, qui peut même être militant. Ils n’ont du respect que pour les gens plus forts qu’eux, ayant plus de pouvoir et de richesse ou plus combatifs qu’eux. Faire preuve d’humanité, de sensibilité est souvent vu par eux comme l’expression d’une forme de naïveté ou de sensiblerie qui n’a pas lieu d’être. Seuls les résultats comptent : « la fin justifie les moyens ».

Le pervers narcissique n’éprouve aucun respect pour les autres, qu’il considère comme des objets utiles à ses besoins de pouvoir, d’autorité ou servant ses intérêts. Il fait des promesses qu’il ne tiendra pas, sachant que « Les promesses n’engagent que ceux qui y croient ». Il n’hésite pas à dérober de l’argent, des bijoux, des vêtements à son partenaire ou à ses amis sans éprouver la moindre honte. Pris sur le fait, il est capable de nier avec un aplomb hors du commun…

Egoïsme, défense agressive de leurs intérêts

Charité bien ordonnée commence toujours par soi-même. Elles savent parfaitement et farouchement défendre leurs intérêts et elles ont toujours une vision très claire de leurs intérêts. Leur unique but et objectif est d’obtenir un bénéfice pour leur propre personne. Elles essayent de profiter à chaque instant de toutes opportunités, de tous les situations, de toutes les personnes rencontrées _ ces personnes étant systématiquement instrumentalisées tant que cela est possible _ pour en tirer, autant que possible, avantage pour elles. Leur philosophie est toujours utilitariste. Et elles savent ménager ceux dont elle a besoin _ cela peut être son conjoint, une relation de travail … car même l’être le plus asocial a besoin d’affection, de compagnie, de présence (ne serait-ce que pour se faire admirer) et donc par moment, sera gentil avec son partenaire.

Elles ne sont « courageuses » que quand elles sont sûres de gagner, à coup sûr, et que cela va dans le sens du renforcement gratifiant de leur image narcissique. Sinon, elles font preuve d’une extrême prudence et s’abstiennent de faire preuve de courage. Lors du naufrage du Titanic, elles seront les premières à passer, selon les prétextes les plus fallacieux, avant les femmes et les enfants, dans les canots de sauvetage. La notion d’honneur ou d’élégance morale leur sont inaccessibles.

Egocentrisme

Comme pour tous les narcissiques, tout leur est du. Elles n’admettent aucune mise en cause et aucun reproche Leur loi est celle de leur désir, immédiat, dans l’instant. Tout doit leur céder systématiquement. C’est comme s’ils étaient demeurés, à l’âge adulte, un enfant gâté. Un petit bobo chez eux prend des graves proportions, comme si c’était une maladie importante, devant alors inspirer alors la compassion de l’entourage.

Voici quelques exemples du mode de pensée du pervers narcissique :

• « Je suis génial, je suis fort, je suis au dessus des autres, dans le haut du panier ». • « Les autres ne peuvent pas ne pas m’aimer ». • « Je vais me servir de l’autre pour obtenir ce que je veux, ce à quoi j’ai droit ». • « je vais m’arranger pour que ma victime se sente coupable afin qu’elle ne m’en veuille pas et qu’elle n’ait aucun désir de prendre son indépendance ». • « Pourquoi aurais-je un problème de conscience, ce n’est quand même pas de ma faute si elle est à ce point stupide ou naïve. Je n’y suis pour rien si elle est si naïve ». • « Ma victime me remerciera pour ce que je fais pour elle, ce qui est normal étant donné que c’est vrai, sans moi elle ne serait rien, c’est un honneur que je lui fais ». • « Quand il arrive un problème _ même si c’est autrui qui a ce problème _, j’ai de la peine pour moi, pas pour autrui » (ce raisonnement est généralement inconscient).

Absence d’empathie

Les pervers narcissiques sont incapables d’aimer les autres. Dans leur immense majorité, ils n’ont aucune « humanité », aucun sentiment humain, aucun état d’âme, aucun affect. Ils sont froids et calculeurs, totalement indifférents à la souffrance d’autrui.

Mais tout en étant, le plus souvent, incapables d’avoir des sentiments humains, elles simuleront le fait d’être totalement rempli, en apparence, de bons sentiments humains et d’une sincère empathie pour autrui.

Les pervers peuvent se passionner pour une personne, une activité ou une idée, mais ces flambées restent très superficielles. Ils sont en fait souvent vides d’intérêts, sauf pour leur intérêt immédiat. Ils ignorent les véritables sentiments, en particulier les sentiments de tristesse ou de deuil (pour les autres). Les déceptions entraînent chez eux de la colère ou du ressentiment avec un désir de revanche. Cela explique la rage destructrice qui s’empare d’eux lors des séparations. Quand un pervers perçoit une blessure narcissique (défaite, rejet), il ressent un désir illimité d’obtenir une revanche. Ce n’est pas, comme chez un individu coléreux, une réaction passagère et brouillonne, c’est une rancune inflexible, implacable à laquelle le pervers applique toutes ses forces et ses capacités de raisonnement. Et alors, il n’aura que cesse d’assouvir son dessein de vengeance.

La séduction perverse ne comporte aucune affectivité, car le principe même du fonctionnement pervers est d’éviter tout affect. Les pervers, tout comme les paranoïaques, maintiennent une distance affective suffisante pour ne jamais s’engager vraiment. L’efficacité de leurs attaques tient au fait que la victime ou l’observateur extérieur n’imaginent pas qu’on puisse être à ce point dépourvu de sollicitude ou de compassion devant la souffrance de l’autre.

Les éventuels dérèglements sexuels ou la « méchanceté » foncière pourraient être les conséquences de cette absence de sentiments et d’empathie pour les autres. Il est possible que le manque d’affect empêche de ressentir l’intégralité des limites morales entre ce qui est permis ou interdit dans la société. Mais ce n’est qu’une hypothèse.

Haine et agressivité

Le pervers narcissique a souvent besoin de haïr pour exister; c’est une des raisons pour lesquelles il n’est jamais satisfait par quoi que ce soit (les autres, les objets …). La haine peut être chez lui un moteur très puissant de son action et de son comportement. N’arrivant pas à obtenir et jalousant la plénitude ou le bonheur qu’il observe chez l’autre, il en vient à haïr et à détruire ce qu’il aime et recherche intensément. Étant incapable d’aimer, il essaie de détruire, par cynisme, la simplicité de toute relation naturelle et saine.

A cause de leur histoire personnelle, les pervers n’ont souvent pas pu se réaliser. Ils observent alors avec envie ce que d’autres qu’eux ont pour se réaliser. Et ils essaient de détruire le bonheur qu’ils observent auprès d’eux. Prisonniers de leur propre personnage et de l’image, le plus souvent factice, qu’ils présentent à la société -ce qui leur impose de terribles contraintes permanentes-, ils tentent alors de détruire la liberté d’autrui et de lui imposer des contraintes décidées par eux. Il y a, chez eux, une mentalité agressive d’envie, de convoitise, d’irritation haineuse à la vue du bonheur, des avantages d’autrui.

Pour s’accepter et s’affirmer, les pervers narcissiques doivent triompher de quelqu’un d’autre, le détruire, jouissant alors de sa souffrance. Cette perception, de ce qu’ils croient ne pas posséder, est subjective, elle peut même être délirante. Ce sentiment d’infériorité vis-à-vis de la personne enviée et haïe les pousse à chercher à posséder ce qui est convoité. Pour combler l’écart qui les sépare de l’objet de leur convoitise, il leur suffit alors de l’humilier, de l’avilir.

Ils envient la réussite des autres, qui les met face à leur propre sentiment d’échec, sans cesse refoulé, car ils ne sont pas plus contents des autres qu’ils ne le sont d’eux-mêmes. Pour eux, rien ne va jamais. Ils imposent aux autres leur vision péjorative ou négative du monde et leur insatisfaction chronique concernant la vie. Ils cherchent, souvent, à démontrer que le monde est mauvais, que les autres sont mauvais. Personne n’a vraiment grâce à leurs yeux. Agresser les autres est le moyen d’éviter la douleur, la peine, la dépression.

Ils aiment attendre dans l’ombre, masqués. Certains calculent leurs coups ou leur vengeance très longtemps à l’avance, parfois sur plusieurs années (pour eux la vengeance est un plat qui se mange froid et ils aiment à s’en délecter). C’est la raison pour laquelle ils peuvent être redoutables et imprévisibles. Et d’ailleurs, ils sont le plus souvent imprévisibles.

Mensonge

Le pervers narcissique est toujours, intérieurement, dans la peau d’un autre, il n’est jamais sincère, toujours menteur. Il peut aussi bien dire la vérité que mentir avec aplomb, d’une façon jusqu’au-boutiste (comme un « arracheur de dent »). Le plus souvent, il effectue de sensibles falsifications de la vérité, qu’on ne peut pas vraiment qualifier de mensonges, et encore moins de constructions délirantes. Mélanger le mensonge, la sincérité et la franchise -ce qui est, pour l’autre, très déstabilisant- fait partie de son jeu.

Derrière cette attitude de mensonge jusqu’au-boutiste, qui paraît parfois suicidaire, se cache, le plus souvent, une attitude de défi à l’ordre social, une façon de montrer qu’il est toujours le plus fort et qu’il contrôle toujours la situation… Même quand il le faudrait, il ne reconnaîtra jamais rien, ni ses mensonges, ni ses torts, même dans les moments cruciaux lors d’un interrogatoire policier, voire d’un procès d’assises.

Par contre il pourra reconnaître éventuellement un mensonge mineur s’il n’a pas grand chose à y perdre. Mais même l’aveu de ce petit mensonge sera toujours difficile à obtenir de sa part.

Mythomanie

Le pervers narcissique a souvent une composante mythomane. Elle est liée à sa propension au mensonge – une composante opérationnelle, consciente, pour parvenir plus facilement à ses fins- et à un besoin de se voir mieux qu’il n’est dans la réalité. Il aime se mentir à lui-même, sur lui-même. Le déni (de ses défauts, de l’autre) lui permet de « s’aimer » (et de s’aimer toujours plus).

Comme tout mythomane, il ment souvent parce qu’il craint la réaction négative de l’entourage (de dévalorisation, par exemple) qu’entraînerait l’aveu de la réalité et de son mensonge. Sa mythomanie a tendance alors à s’auto-entretenir, sans fin, voire à se renforcer au cours du temps. Il se ment à lui-même, sur sa vraie valeur, sur ce qu’il est réellement. Il sait partiellement qu’il se ment à lui-même, mais en même temps il minimise son propre mensonge sur lui-même. A certains moments, il finit par croire à son mensonge, à d’autres, il a conscience de son mensonge. C’est toute l’ambivalence de la pathologie mythomane.

Un « comédien né »

Le pervers narcissique est un « comédien né ». Ses mensonges à force d’entraînement sont devenus chez lui une seconde nature.

Sa palette de personnalités, de personnages, d’émotions feintes est étonnante. L’éventail de son jeu d’acteur est étonnant, infini, sans cesse renouvelé.

Il donne le plus souvent l’image d’une personne parfaitement calme, ne s’énervant jamais.

Intégration sociale et extraversion

Le pervers narcissique est en général apprécié au premier abord car il paraît extraverti, sympathique et séduisant. Assez fin psychologue, il a souvent un talent pour retourner l’opinion en sa faveur et emporter l’adhésion à ses idées, même les plus contestables.

Orgueil et Combativité

Le pervers narcissique est le plus souvent doté d’une combativité extrême et d’une capacité de rebond remarquable. Sa mégalomanie, son narcissisme, voire sa paranoïa, renforcent cette combativité.

Souvent immensément orgueilleux, voire mégalomane, le pervers narcissique aime gagner, à tout prix, sans fin, et ne peut admettre, une seule fois, de perdre. Il est prêt à tout, même aux coups les plus retords, pour ne jamais perdre. Le pervers est comme un enfant gâté. S’il ne rencontre pas de résistance, il ira toujours plus loin.

A cause de cette stratégie de victoires sans fin il peut parvenir à se convaincre qu’il n’y a pas de valeurs morales positives dans l’univers et qu’il gagnera toujours à agir ainsi.

A la longue cette tendance, qui peut lui assurer une dynamique du succès pendant un certain temps, devient une addiction. Signe de sa mégalomanie, elle la renforce en retour, et l’amène à ne plus pouvoir tolérer la moindre frustration ou contradiction.

Le pervers narcissique adore se valoriser, paraître plus qu’il n’est réellement. Toute atteinte à la haute image qu’il a de lui même le rend très méchant, agressif. Tous ses efforts viseront alors à rétablir cette image flatteuse qu’il a de lui-même, et ce par tous les moyens, y compris par la destruction du perturbateur, celui qui a commis le crime de lèse-majesté.

Il a une très haute opinion de lui-même. Les autres sont pour lui quantités négligeables -ce sont des larbins, des domestiques, des « peanuts »…-. Il déteste qu’on lui fasse de l’ombre, qu’on se mette en avant, qu’on prenne de l’ascendant sur lui, qu’on lui résiste, qu’on lui dise non. Il a besoin sans cesse de rabaisser autrui, par une petite pique de-ci de-là (un tel n’a pas de personnalité, un tel est égoïste, un tel est ingrat, un tel est pingre…).

Sadisme

Un plaisir pervers s’éprouve dans la vision de la souffrance de l’autre. Le pervers ressent une jouissance extrême, vitale, à voir l’autre souffrir, à le maintenir dans le doute, à l’asservir et à l’humilier. Étant incapable de relation véritable, il ne peut en établir que dans un registre pervers de malignité destructrice. Les êtres humains ne sont plus pour lui des êtres humains, mais des objets de jeu et de plaisir. Il aime chosifier l’autre, et faire en sorte que sa victime ne puisse jamais s’en sortir, ne serait-ce que pour l’empêcher de témoigner contre lui.

Paranoïa

A leur personnalité perverse et narcissique peut parfois se superposer une composante paranoïaque. A force de duper les gens, le pervers se doit d’être de plus en plus secret et d’être de plus en plus sur ses gardes. Il se confie de moins en moins. A un moment clé, il peut se révéler d’une hyper-susceptibilité maladive. Il vit dans une suspicion constante et une prudence extrême, qu’il dissimule profondément. Sa paranoïa apparaît alors décupler son intelligence, lui fournissant alors un extraordinaire regain d’énergie combattive.

« Esprit mesquin »

On est parfois surpris de découvrir, derrière son apparence généreuse, brillante, très intelligente, un esprit mesquin, terriblement jaloux, rancunier, vengeur, d’une indéniable petitesse morale. Ses buts « nobles » et « généreux » se révèlent alors nettement moins nobles qu’il n’y paraissait au premier abord. Il semble en effet (et c’est ce qui apparaît à l’analyse) aimer se venger discrètement, sans témoin, sans que la victime s’en rende compte et savourer le plus souvent sa vengeance en solitaire. Et c’est une des raisons pour lesquelles sa conduite peut paraître parfois secrète, indéchiffrable ou déroutante.

Si sa victime lui a résisté et lui a fait un affront, il pourra « s’amuser », par exemple, à lui envoyer une lettre d’anniversaire incompréhensible, à une date éloignée de la date d’anniversaire, cette action incongrue étant à ses yeux une « bonne plaisanterie », dont il sera d’ailleurs le seul à rire ou à jouir.

Ce genre de comportement paraît parfois l’indicateur d’un début de psychose ou de démence précoce, en tout cas d’une réelle forme de maladie mentale, mais pas nécessairement.

Narcissisme criminel

Terme imaginé par Daniel Settelen, psychiatre, et Denis Toutenu, psychiatre, dans leur livre « L’affaire Romand : le Narcissisme criminel », consacré au cas de Jean-Claude Romand, qui décrit la personnalité du pervers narcissique au moment où il passe à l’acte criminel.

Psychogénèse et enfance

Souvent, le pervers narcissique est quelqu’un qui n’a jamais été reconnu dans sa personnalité propre, qui a été victime d’investissement narcissique important de la part de ses parents et qui a été obligé de se construire un jeu de personnalités (factices), pour se donner l’illusion d’exister et être conforme à l’image narcissique voulue par les parents.

Le pathologie de l’enfant s’est trouvée induite par les exigences narcissiques de son entourage familial et scolaire. Une fois adulte, le narcissique a poursuivi sur sa lancée, instrumentant, tout en en souffrant, l’aveuglement de son entourage.

Certaines carences affectives dans l’enfance peuvent aussi l’empêcher, à l’âge adulte, d’aimer autrui.

Il a pu subir aussi, durant son enfance; des blessures narcissiques, plus ou moins importantes. Ces blessures le pousseront à satisfaire, sans cesse, un énorme désir de reconnaissance ou de revanche. Il a alors un besoin énorme d’être aimé, reconnu, surévalué, surestimé par rapport à ce qu’il est réellement.

Il peut être l’enfant surprotégé, chouchouté, le petit dernier (à l’exemple du jeune Abdallâh, des albums de Tintin), statut dont il profite à fond, un de ces enfants qui profitent sans cesse de l’aveuglement de ses parents sur sa véritable nature (en se faisant passer pour le petit malade souffreteux, pour la victime imaginaire des professeurs, du frère ou de la sœur). En particulier l’enfant unique, tant attendu, conçu tardivement…, qu’on dorlote alors d’autant plus. Ou simplement un de ces enfants gâtés, à qui ont n’a pas appris à résister à leurs désirs et leurs frustrations.

De fait, le pervers narcissique est sans cesse amer, frustré et accuse systématiquement les autres. A la moindre blessure narcissique, à la moindre frustration il bascule dans la haine et passe à l’acte.

Dès leur enfance, ces pervers sont souvent doués d’une intelligence supérieure à la moyenne, voire redoutable, machiavélique, leur permettant déjà d’élaborer des pièges ou des stratégies très subtils. Tôt, ils peuvent déjà abuser leurs parents et leurs amis. L’enfant, plus intelligent, plus psychologue, que les parents l’imaginent, phagocyte littéralement la mère ou le père (une mère ou un père complice ou bien qui ne se doute de rien), dans une relation littéralement fusionnelle qui empêche les parents d’avoir un recul suffisant.

Sa biographie personnelle (son histoire) est importante à ses yeux car elle justifie, plus que toute chose, sa philosophie de vie et son comportement actuel.

Les pervers narcissiques sont-ils fous ?

Selon Marie-France Hirigoyen, « Les pervers narcissiques sont considérés comme des psychotiques sans symptômes, qui trouvent leur équilibre en déchargeant sur un autre la douleur qu’ils ne ressentent pas et les contradictions internes qu’ils refusent de percevoir. Ils «ne font pas exprès» de faire mal, ils font mal parce qu’ils ne savent pas faire autrement pour exister. Ils ont eux-mêmes été blessés dans leur enfance et essaient de se maintenir ainsi en vie. Ce transfert de douleur leur permet de se valoriser aux dépens d’autrui. » (« Le Harcèlement Moral », page 126).

En général, on ne les considère pas comme complètement fous, car ils sont capables de maîtriser et de calculer leurs actes. Ils ne sont pas irresponsables en particulier sur le plan pénal. Toutefois la question n’est pas tranchée.

Les psychologues voient éventuellement dans le narcissisme, quand il est excessif, une « maladie », une addiction (le « malade » est parfaitement conscient de sa maladie, mais la minimise, ne peut pas changer ou ne cherche pas à changer), et non une folie.

Au pénal, les pervers narcissiques ne bénéficient généralement pas d’une responsabilité altérée ou atténuée, comme on l’a vu dans le procès de Jean-Claude Romand : Le pervers connaît la loi et il est conscient de ce qu’il fait (simplement, il le fait quand même par défi, par jeu, pour le frisson). Donc il reste responsable de son choix (en tout cas, il semble être responsable pénalement).

Mais le pervers narcissique lui-même se considère souvent comme « irresponsable » de ses actes. Ce qui rappelle la litanie des « ce n’est pas ma faute, et ce n’est pas ma faute … » du Vicomte de Valmont annonçant à Madame de Tourvel qu’il va rompre d’elle dans le roman « Les Liaisons dangereuses » de Pierre Choderlos de Laclos. (lettre CXLI)

Le pervers narcissique ne se considère pas comme malade

Le problème, c’est que le pervers narcissique refusant de considérer qu’il a un problème, les thérapies n’ont pas de prise sur lui.

S’il accepte de s’y soumettre (pour pouvoir dire qu’il a fait « tous les efforts possibles »), il va vite considérer le thérapeute comme nul et incompétent et la thérapie comme totalement inutile. Peut-être aussi d’ailleurs a-t-il très peur de découvrir certaines vérités désagréables, sur lui-même (le fait qu’il ne soit pas si magnifique que ce qu’il imagine).

Pour la plupart des témoins de leur comportement étrange, il est très difficile de comprendre les pervers narcissiques car la littérature psychiatrique ne décrit, le plus souvent, que le mécanisme mais pas leurs motivations profondes (comme celle se s’enfermer systématiquement dans un mensonge, ou le fait de sans cesse rebondir d’un mensonge à l’autre). On ne fait que des supputations…

Quelle évolution pour le pervers narcissique ?

Le pervers narcissique peut-il remédier à son « vide », à son absence d’intérêt pour les autres, cesser de projetter vers les autres une personnalité qui n’est pas la sienne?

En réalité il est extrêmement rare qu’il change ou veuille changer d’attitude ou de valeurs morales. Car les gains que lui ont valu cette attitude sont souvent très importants et très gratifiants pour lui (admiration, célébrité, pouvoir…). On ne pourra pas changer un pervers narcissique par un « discours rationnel » car la quête perpétuelle de pouvoir est un moteur puissant et une source intarissable de plaisir, une véritable drogue dure.

Pour qu’il puisse changer, il faudrait qu’il subisse des chocs violents et des épreuves très importantes, susceptibles, par exemple, de déstabiliser la très haute conception qu’il a de lui-même, et surtout le convaincre qu’à la longue l’efficacité de ses mensonges et de ses tactiques s’est émoussée. C’est seulement ainsi qu’on pourrait espérer le voir, peut-être, un jour (?), évoluer favorablement. A vrai dire cela n’arrive presque jamais.

Mais en laissant espérer à son entourage, souvent aveugle, pareil changement, le pervers narcissique renforce son pouvoir. En donnant à ses victimes l’impression de chercher sincèrement à s’amender, il endort leur méfiance et en fait plus aisément ses dupes.

De fait tout effort d’amélioration personnelle lui paraît dérisoire voire ridicule, et il craint surtout d’avoir tout à y perdre -sa force, son pouvoir, le respect qu’on lui porte – avec le risque supplémentaire de se faire duper à son tour.

La relation du pervers-bourreau, et de sa victime

La logique perverse ignore le respect de l’autre. Autrui n’existe pas, il n’est pas entendu, il est seulement utile. Le pervers a besoin de l’énergie de certaines personnes pour combler le vide de sa propre existence. Mais pour cela il lui faut les soumettre.

« Un pervers narcissique ne se construit qu’en assouvissant ses pulsions destructrices. » (Marie-France Hirigoyen, « Le Harcèlement moral », page 125). Le pervers narcissique craint ainsi autant la solitude que les personnes qu’il ne peut pas soumettre. Il a besoin d’avoir toujours auprès de lui quelqu’un, une victime, qu’il va utiliser pour se mettre en valeur, pour se détourner de son propre néant, de sa propre réalité peu glorieuse, peu honorable. Il va donc essayer soit de s’approprier des qualités de la victime, soit de la détruire en reportant sur elle ses propres défauts (égoïsme, avarice, mensonge…). Le pervers est un prédateur

Appropriation des qualités de l’autre

Plus que les biens matériels, ce sont des qualités morales, autrement plus difficiles à voler, que cherche à s’approprier le pervers : la joie de vivre, la sensibilité, l’aptitude à la communication, la créativité, les dons musicaux ou littéraires… Ainsi, lorsque le partenaire émet une idée, le pervers s’en empare et la fait sienne. S’il n’était pas litteralement aveuglé par la haine, il pourrait, dans une relation d’échange, apprendre comment acquérir un peu de ces qualités qu’il envie. Mais cela supposerait une modestie que par définition il n’a pas. Les pervers narcissiques cherchent aussi à s’approprier les passions de l’autre dans la mesure où ils se passionnent pour cet autre ou, plus exactement, ils s’intéressent à cet autre parce que cet autre est détenteur de quelque chose qui pourrait les passionner. On les voit ainsi avoir des coups de cœur, puis des rejets brutaux et « définitifs ». L’entourage comprend alors mal comment une personne peut être portée aux nues un jour puis démolie le lendemain.

Les pervers narcissiques ressentent une envie très intense à l’égard de ceux qui leur semblent posséder les choses qu’ils n’ont pas ou qui simplement tirent plaisir de leur vie. Ce désir d’appropriation peut être d’ordre social comme de séduire un partenaire qui les introduira dans un milieu qu’ils envient, haute bourgeoisie, milieu intellectuel ou artistique… Le bénéfice qu’ils en attendent est de posséder un faire-valoir qui leur permette d’accéder au pouvoir. Ils s’attaqueront ensuite à ce faire-valoir, cherchant à détruire en lui l’estime de soi et la confiance en soi, afin d’augmenter à leurs yeux leur propre valeur.

Détruire et nier l’autre

Cet autre, dont ils ne peuvent se passer, n’est même pas un alter ego respecté, qui aurait une existence, seulement un reflet d’eux-mêmes. D’où la sensation qu’ont les victimes d’être niées dans leur individualité et leurs qualités.

Le pervers narcissique cherche constamment à rehausser l’image qu’il a de lui-même. Il lui est pour cela nécessaire de trouver un être qui l’admire et lui renvoie de lui-même une image prestigieuse. Mais, refusant d’admettre ce besoin de se sentir perpétuellement valorisé, il dénie l’attachement à son faire-valoir que pareil besoin induit, faire-valoir qu’il n’aura de cesse de détruire.

Le pervers ne peut établir une relation fondée sur la symétrie; il lui faut dominer l’autre et le mettre dans l’impossibilité de réagir et d’arrêter ce combat. C’est à ce titre que l’on est fondé à parler d’une réelle agression sur l’autre, et non d’un jeu pervers-complice. Il n’y a pas de négociation possible avec le pervers, tout est imposé, dès le départ, à la victime à qui a été retiré le pouvoir de dire non et qui, même si elle essayait d’utiliser à son tour des défenses perverses, ne pourrait jamais atteindre à la virtuosité « dans le mal » de son bourreau.

Pour parvenir à la destruction de sa victime, le pervers procède souvent de la façon suivante : – Il aborde sa victime en affichant une certaine « chaleur » externe. – Il s’insinue de plus en plus dans la vie de cette personne. – Il la vampirise par des moyens directs (reproches, insultes, humiliation, …) ou indirects. – Finalement la victime tombe dans la dépression, la mélancolie, les comportements addictifs, voire l’automutilation. Elle est ainsi totalement à sa merci ou détruite.

Le pervers entre en relation avec l’autre pour le séduire. Dès que le poisson est « ferré », il le maintient tout simplement « accroché » tant qu’il en a besoin. Il joue avec sa victime au chat et à la souris, faisant patte de velours pour mieux la tenir, puis sortant ses griffes lorsqu’elle cherche à s’évader.

Celle-ci peut mettre des années avant de se rendre compte du processus de destruction mis en place. Au commencement elle ne subit que des brimades, des phrases anodines mais pleines de sous-entendus blessants, avilissants, voire violents. C’est la répétition constante de ces petites attaques qui rend l’agression évidente. Et il faut un incident pour déclencher la crise qui amène l’agresseur à dévoiler son piège ou sa tactique.

En règle générale, c’est la prise de conscience de la victime, et ses sursauts de révolte, qui vont provoquer le processus de mise à mort. Car l’on assiste bien à de véritables mises à mort psychiques où l’agresseur n’hésite pas à employer tous les moyens pour atteindre son but : anéantir sa proie. De fait toute remise en question de la domination du pervers sur sa victime ne peut qu’entraîner chez lui une réaction de fureur destructrice.

Le pervers peut chercher par exemple à éteindre toute libido en refusant soudainement une relation sexuelle avec son partenaire, tout en le culpabilisant pour cela. Il cherche ce faisant à éteindre, chez sa victime, toute trace de vie, tout désir y compris celui de réagir.

Il s’ingénie à culpabiliser sa proie. Ne supportant pas, un seul instant, d’avoir tort, il refuse toute critique, toute discussion ouverte et constructive avec sa victime. Il la bafoue ouvertement, n’hésitant pas à la dénigrer, à l’insulter, autant que possible sans témoin. Sinon il procède plus subtilement par allusions, tout aussi destructrices, mais invisibles aux yeux non avertis. La victime, elle, donne énormément, mais ce n’est jamais assez. N’étant jamais content, le pervers narcissique prend toujours la position de la victime d’une frustration dont il rend sa propre victime responsable.

Il dévore sa victime en se persuadant que c’est elle qui sollicite la sujétion. Il refuse de voir ou de reconnaître les difficultés qu’il crée dans la relation, car cela l’amènerait à une perception négative de sa propre image. Il en rejette la responsabilité sur son partenaire pour peu que celui-ci fasse preuve de bienveillance ou s’applique à jouer un rôle réparateur. Mais si ce dernier refuse d’accepter les torts imaginaires qui lui sont injustement imputés, il est immédiatement accusé d’être hostile et rejetant.

Il ne mesure pas à la même aulne son comportement, toujours irréprochable selon lui, et celui des autres, toujours en faute. Il ne voit jamais la disproportion entre le peu qu’il « donne » et ce qu’il reçoit. C’est toujours l’autre, et jamais lui, qui fait preuve d’ingratitude et de mesquinerie.

L’existence même de la victime peut constituer, pour le pervers, un reproche permanent de sa perversité, et elle devient alors, à son insu, celle sur qui va se focaliser sa haine. Le pervers s’en prendra d’ailleurs à tous les « redresseurs de torts », à tous ceux qui auront cherché à le faire changer, et il n’aura de cesse de les faire chuter (moralement, socialement) car ils auront commis le crime, impardonnable à ses yeux, de faire intrusion dans son système de « confortement narcissique permanent ».

Le profil des victimes

Elles sont dotées des qualités que le pervers précisément convoite : Douées et cherchant toujours à donner le meilleur d’elles-mêmes, elles sont séduisantes. Vives et extraverties, elles aiment parler de leurs réussites et exprimer leurs joies. Etant profondément généreuses, elles ne peuvent se résoudre à admettre la perversité de leur bourreau et s’appliquent à lui trouver des excuses. Toujours prêtes à se sentir responsables, voire coupables, acceptant facilement la critique, elles s’épuisent à donner au pervers une impossible satisfaction.

Elles introjectent la culpabilité : «Tout est de ma faute !», ce qui permet au pervers narcissique une projection hors de soi-même en rejetant la culpabilité sur l’autre : «C’est de sa faute !» (cf. Marie-France Hirogoyen, « Le Harcèlement Moral », p. 112).

 

Le pervers recherche souvent une personnalité maternelle, aimante, dévouée, parce qu’il a besoin d’être aimé, admiré -même et surtout s’il est lui-même incapable d’aimer-, d’avoir quelqu’un entièrement à son service. Mais l’attirance qu’il ressent pour elles n’exclut pas la haine.

Il prend le plus souvent ses victimes parmi des personnes pleines d’énergie et d’amour de la vie, pour les vampiriser et les « dévitaliser ». Il choisit de préférence des personnes honnêtes, sincères, gentilles, qui cherchent vraiment à consoler et à réparer, mais aussi naïves, sans trop d’esprit critique, voire fragiles, afin de les amener plus facilement et plus rapidement à accepter une relation de dépendance.

La victime recherche souvent de son côté une personne forte et charismatique qui la rassure, et c’est là justement l’image que le pervers veut donner de lui.

Les victimes désignées sont celles qui ont besoin d’un but valorisant pour exister -visiteuse de prison, bénévoles d’ONG… -, qui veulent agir pour le bien, et aiment à s’occuper des « chiens perdus sans collier ». Elles tomberont aisément sous l’emprise des pervers dans lesquels elles verront, souvent à tort, une personne fragile, un enfant à protéger.

Le pervers vit et se nourrit de l’espoir que la victime place, naïvement ou désespérément, en lui ou en quelque chose qu’il lui fait miroiter en permanence par des promesses fallacieuses. Cet espoir, pour la victime harcelée, est de « guérir » le harceleur et c’est cette illusion qui la fait rester dans la relation, et continuer à subir les attaques qui la détruisent sans réussir à la « décrocher » pour autant.

On s’étonne souvent que, malgré l’évidence des preuves, les victimes ne quittent pas leur bourreau. Mais c’est qu’en elles se mêlent aussi fierté, aveuglement, entêtement, dissonance cognitive, refus de la réalité. Car admettre la réalité serait trop douloureux, trop insupportable, quand l’investissement affectif dans le conjoint ou le partenaire a été l’objet a pris tant de place dans leur vie. Elles auraient trop à perdre à y renoncer, à commencer par leurs illusions.

Il y a souvent chez elles un amour fier, fanatique et aveugle (voire délirant), pour le compagnon ou l’enfant pervers. Par orgueil elles ne veulent pas se reconnaître comme victime, car elles espèrent toujours contrôler la situation. Du moins le pervers le leur laisse-t-il croire, alors que c’est toujours lui le vrai marionnettiste qui sait tirer les bonnes ficelles.

Pour certains psychanalystes les victimes d’une agression perverse sont secrètement complices de leur bourreau en instaurant ou favorisant une relation sadomasochiste, source de jouissance pour le pervers qu’elles espèrent ainsi contenter, pour mieux se faire accepter par lui. On est alors dans une relation psychopathologique.

Certaines victimes semblent souffrir au départ d’un manque de confiance en soi pathologique qui leur fait accepter aisément toute forme de soumission. Mais la plupart des victimes ne sont pas nécessairement masochistes : Ce qui différencie les victimes de pervers des masochistes, c’est que lorsque, au prix d’un immense effort, elles parviennent à se séparer de leur bourreau, elles ressentent une immense libération, parce que la souffrance en tant que telle ne les intéresse pas.

Profil des conjoints des pervers narcissiques

On remarque que ces épouses (ou époux, le pervers narcissique n’est pas nécessairement masculin) se retrouvent un peu dans la même situation que celles des femmes battues. Elles subissent graduellement un lavage de cerveau, d’autant plus facilement qu’elles-mêmes sont souvent à la recherche d’un compagnon qui puisse les structurer. Elles peuvent même trouver excitant le côté sombre de leur partenaire. Elles peuvent être au courant de ses antécédents (problèmes de mœurs, prison, mauvaises actions racontées à l’envi par le pervers à son partenaire etc.) et pourtant tout lui pardonner.

Beaucoup d’entre elles restent avec leur mari parce qu’elles ont peur pour leur avenir, pour celui de leurs enfants, et pour leur sécurité matérielle. Beaucoup sont financièrement dépendantes de leur mari. Autant de raisons pour qu’elles acceptent le statut quo et se contentent d’un « bonheur au rabais ».

Les pervers narcissiques mariés ont souvent des épouses soumises qui ont sans doute peur de perdre leur « homme » et ne posent aucune question, même devant des événements très troublants. Leur relation avec leur mari est loin d’être parfaite, mais elles s’en contentent. Elles espèrent toujours se tromper sur son compte, ou le corriger avec leur amour.

Elles ne reviennent à la réalité que lorsqu’elles échappent à l’attraction machiavélique qu’exerçait leur compagnon et que le monde dans lequel il les avait contraintes à vivre s’écroule peu à peu. Lorsqu’elles découvrent qui est réellement leur mari, elles perdent en fait toutes leurs certitudes. « Ces femmes ont des soupçons qu’elles ne veulent pas croire ». « La réalité est que le mariage est une chose très compliquée et qui doit répondre à beaucoup de besoins. Ce qui est acceptable pour une personne peut ne pas l’être pour une autre ».

Il est possible que, quel que soit l’aspect monstrueux du mari, ce dernier est capable par moment de tendresse, d’une tendresse toute relative dont se contentera alors l’épouse. D’autres sont l’objet de menaces, de punitions, le plus souvent subtiles, voilées, dans le cadre d’une sorte de dressage.

Comme Monique Olivier, 55 ans, visiteuse de prison qui avait rencontré Michel Fourniret lors de son séjour à Fleury-Mérogis avant de l’épouser, en 1989, une personne effacée « craintive, très impressionnée par son mari mais pas dans une logique de remords », ne s’étant pas révoltée une seule fois, selon le procureur général de Reims.

Parlant des femmes des tueurs en séries _ le cas extrême _ Michèle Agrapart-Delmas, psychocriminologue, expert judiciaire auprès de la Cour d’appel de Paris, rapporte : « Elles sont dans un rapport de soumission dans lequel elles trouvent un équilibre très précaire, pathologique. (…) Il y a un rapport de domination, mais en même temps elles participent et mettent la main à la pâte, ce qui révèle vraisemblablement des personnalités perverses. (…) Parallèlement, elles sont soumises à un isolement de plus en plus grand, sont petit à petit retirées de leur vie sociale. Leurs partenaires leur font comprendre que « les autres ne comprendraient pas ». Ces femmes sont des victimes mais des victimes partiellement consentantes ».

Roy Hazelwood, psychologue, a relevé que beaucoup de sadiques sexuels expérimentent sur leurs épouses certains comportements qu’ils accomplissent par la suite sur leurs victimes. Séduites, fascinées, vampirisées par la personnalité de leurs maris, elles peuvent perdre une partie de leur humanité. Selon ce dernier, on ne deviendrait pas toujours la femme d’un grand pervers par hasard. Certaines femmes sont fascinées par les tueurs en série ou les pervers. L’un des plus célèbres, Ted Bundy, qui a inspiré le film « Le silence des agneaux », a été inondé de demandes en mariage avant son exécution en Floride, le 24 janvier 1989.

Pourquoi acceptent-elles leur sort et ne se défendent-elles pas ?

La plupart du temps ces victimes ne peuvent rien faire. Elles sont trop faibles pour se défendre face à leur persécuteur, trop faibles pour prouver aux autres que la personne qui les a persécutées n’est pas celle qu’elle s’évertue à paraître. Elles sont souvent déstabilisées par l’absence de scrupules et la capacité de mensonge jusqu’au-boutiste de leur bourreau. De plus, elles savent qu’il est capable de terribles vengeances. Il y a souvent chez elles un mélange de fascination et de peur, comme la souris devant le naja.

De plus certains pervers infligent à leurs victimes des coups moraux si terribles, qu’il faut à leurs victimes beaucoup de temps pour s’en remettre. Certaines ne s’en remettent d’ailleurs jamais et peuvent aller jusqu’à se suicider.

L’aveuglement de certaines victimes est semblable à celui des membres d’une secte face aux agissements de leur gourou. Elles croient se défendre sans mesurer la puissance de l’emprise à laquelle elles sont soumises et le courage immense qu’il leur faudra pour s’en libérer. Elles peuvent alors trouver plus facile de se bercer d’illusions que de s’engager dans ce difficile effort libératoire.

Ruses, stratégies et tactiques des pervers narcissiques

Le pervers a en général beaucoup d’imagination, et il est difficile de recenser, ici, les milliers de ruses et tactiques, dont il dispose dans son arsenal.

Séduction, jeu sur les apparences

Contrairement au pervers de caractère, qui irrite son entourage par ses revendications et nie radicalement l’autre, le pervers narcissique, lui, réussit à créer un élan positif envers lui. Comme toute personne manipulatrice, il sait se rendre aimable.

Il change de masque suivant les besoins, tantôt séducteur paré de toutes les qualités, tantôt victime faible et innocente. Il a un souci scrupuleux des apparences, donnant le plus souvent l’image, valorisante pour son ego, d’une personne parfaite, image qui cache son absence d’émotion, d’amour, de sincérité et d’intérêt pour tout ce qui n’est pas lui. Il ne s’intéresse pas à la réalité, tout est pour lui jeu d’apparences et de manipulation de l’autre. Il excelle à susciter, amplifier et faire alterner chez l’autre regrets et peurs.

Dissimulation

Le pervers agit à l’abri des regards. Les maltraitances sont rarement sous le feu des projecteurs, mais plutôt perpétrées dans le secret des alcôves. Les pervers sont les professionnels de la double vie et de la double personnalité.

Mimétisme

Ce sont de véritables caméléons, aptes à mimer les attitudes et les paroles de son interlocuteur pour susciter chez lui l’illusion d’un accord parfait, d’une entente exceptionnelle qui ne cesse de s’approfondir. Le mimétisme est d’ailleurs l’une des techniques employée par la Programmation neuro-linguistique.

Diviser, cloisonner ses relations

Par prudence, il divisera et cloisonnera ses relations, afin qu’on ne puisse pas recouper ses mensonges ou que ses victimes ne risquent pas de se s’allier contre lui. Sa technique, dans ce domaine, finit par être magistrale.

Vous encenser pour mieux vous couler

Il commence par vous encenser. Vous êtes le meilleur, le plus doué, le plus cultivé… Personne d’autre que vous ne compte pour lui (il n’hésite d’ailleurs pas à dire la même chose successivement à plusieurs personnes). Ces éloges et ces protestations d’attachement lui permettent de mieux « vous couler » ensuite en jouant sur l’effet de surprise, et de vous atteindre d’autant plus que vous ne vous attendiez pas à l’attaque et qu’il a en outre pris soin de choisir précisément le moment où vous pouviez le moins vous y attendre.

Se valoriser sans cesse et dévaloriser l’autre

Les narcisses cherchent à évoluer sous les feux de la rampe, à choisir des situations où d’autres pourront les admirer. Ils veulent capter l’attention de leurs semblables qu’ils considèrent, par ailleurs, comme de simples faire-valoir, victimes potentielles qu’ils n’hésiteront pas à critiquer en public, souvent insidieusement.

Le principe d’autorité

Il utilise son pouvoir de séduction, ses talents de comédien, son apparence de sérieux, toutes les facettes de ses « personnalités » pour s’imposer. Il aime arrêter toute discussion par quelque phrase définitive, utilisant le principe d’autorité : « Je suis malade ! », ou bien « Tu te rends compte de ce qui tu me demandes ! », « Je ne peux pas discuter avec toi pour l’instant, tu vois bien que je suis pris ».

L’induction (suggérer l’idée à l’autre)

La grande force du pervers narcissique est l’art de l’induction.

Il s’applique à provoquer chez l’autre des sentiments, des réactions, des actes, ou, au contraire, à les inhiber. Il fonctionne en quelque sorte comme un magicien maléfique, un hypnotiseur abusif, utilisant successivement injonctions et séduction. Evitant d’exprimer à l’autre ce qu’il pense, de l’éclairer sur ses intentions, il procède par allusion, sans jamais se compromettre. Pour mieux duper, il suscite chez l’autre un intérêt pour ce qui va faire l’objet de la duperie, qu’il va rendre aussi alléchant que possible sans jamais en parler ouvertement. Etalant connaissances, savoir, certitudes, il va pousser l’autre à vouloir en savoir plus, à convoiter l’objet en question et à exprimer son désir de se l’approprier .

Il procède de la même façon s’il a l’intention a priori de refuser quelque chose. L’autre, qui n’avait pas l’idée de demander quoi que ce soit, va se sentir pris à contre-pied sans savoir exactement pourquoi : il se promettra alors de ne jamais demander quelque chose, il doutera de sa propre honnêteté, ou même se sentira suspect, entrant inconsciemment dans le jeu du pervers narcissique. Ce dernier, pour prendre l’ascendant sur sa « victime », assortira volontiers son discours d’un message moralisateur et s’affichera comme un être « noble et pur », contraignant l’autre qui ne veut pas être repoussé à s’identifier à cette morale, que cela soit dans l’acceptation ou le refus de la chose suggérée.

Faisant parler le pervers narcissique, Alberto Eiguer écrit : « Il faudrait que vous agissiez de sorte qu’il ne reste aucun doute que vous êtes moi… et que tout ce que vous faites, dites ou éprouvez, confirme que je suis le seul, moi, le plus grand et cela même au prix de votre propre disqualification ». On touche ici au fondement de l’induction narcissique.

Contradictions ou contradictions apparentes

Un jour, relâchant sa vigilance, content et fier de son coup, le pervers narcissique pourra même se vanter auprès de tiers auxquels il prête ses propres pensées, de son succès, l’autre l’avait mérité, puisqu’il « n’avait qu’à ne pas être si bête et si naïf ».

Mais même quand les contradictions de son comportement éclatent semant alors le doute sur sa personnalité, ses intentions ou sa sincérité, il parvient le plus souvent à rattraper ses erreurs et à restaurer la belle image de lui-même qu’il a laissée se fissurer par manque de prudence. Il affirmera alors, par exemple, qu’il a plaisanté et qu’il ne cherchait qu’à tester son interlocuteur.

La plupart du temps, on lui pardonnera malgré tout, parce qu’il sait se rendre sympathique et surtout parce qu’il a toujours une explication pour justifier un comportement soudain contradictoire. L’erreur « désastreuse » sera mise sur le compte d’une faiblesse momentanée, d’une fatigue, d’un surmenage, d’une maladie. Finalement, on se dira que toute personne « parfaite » est faillible.

« Le pervers narcissique, […] aime la controverse. Il est capable de soutenir un point de vue un jour et de défendre les idées inverses le lendemain, juste pour faire rebondir la discussion ou, délibérément, pour choquer. » (Marie-France Hirogoyen, Le Harcèlement moral, page 108)

Emploi de messages paradoxaux

Le pervers narcissique se complaît dans l’ambiguité. Par ses messages paradoxaux, doubles, obscurs, il bloque la communication et place sa victime dans l’impossibilité de fournir des réponses appropriées, puisqu’elle ne peut comprendre la situation. Elle s’épuise à trouver des solutions qui seront par définition inadaptées et rejetées par le pervers dont elle va susciter les critiques et les reproches. Complètement déroutée, elle sombrera dans l’angoisse ou la dépression (voir Marie-France Hirigoyen, « Le Harcèlement Moral », « La communication perverse », p. 111).

Calomnies et insinuations

« Calomniez, calomniez, il en restera toujours quelque chose ! » (Beaumarchais).

Le pervers narcissique a le talent de diffamer sans avoir l’air d’y toucher, prudemment, en donnant l’apparence de l’objectivité et du plus grand sérieux, comme s’il ne faisait que rapporter des paroles qui ne sont pas les siennes. Souvent il ne porte pas d’accusation claire, mais se contente d’allusions voilées, insidieuses. A la longue, il réussira à semer le doute, sans avoir jamais prononcé une phrase qui pourrait le faire tomber sous le coup d’une accusation de diffamation.

Il usera du pouvoir de la répétition et ne cessera pas de semer le doute sur l’honnêteté, sur les intentions de l’adversaire qu’il veut abattre s’appuyant sur la tendance humaine à croire « qu’il n’y a pas de fumée sans feu ».

 

Fausse modestie

Lors de l’utilisation de la technique de l’induction (voir plus haut), il se présente bien volontiers comme une personne modeste, n’osant pas proposer ses solutions ou l’objet de sa duperie (l’appât), l’objet qu’il veut soumettre à la convoitise de l’autre.

Comme un rusé paysan, il est capable parfois de se faire passer pour bête et naïf, prêchant le faux pour savoir le vrai. Un très bon moyen de guerre psychologique pour tirer les vers du nez d’une personne trop pleine de certitudes.

Confusion des limites entre soi et l’autre

Le pervers narcissique n’établit pas de limites entre soi et l’autre. Il incorpore les qualités de l’autre, se les attribue pour pallier les faiblesses de sa véritable personnalité et se donner une apparence grandiose. Ces qualités qu’il s’approprie, il les dénie à leur véritable possesseur, cela fait partie intégrante de sa stratégie de la séduction. « La séduction perverse se fait en utilisant les instincts protecteurs de l’autre. Cette séduction est narcissique : il s’agit de chercher dans l’autre l’unique objet de sa fascination, à savoir l’image aimable de soi. Par une séduction à sens unique, le pervers narcissique cherche à fasciner sans se laisser prendre. Pour J. Baudrillard, la séduction conjure la réalité et manipule les apparences. Elle n’est pas énergie, elle est de l’ordre des signes et des rituels et de leur usage maléfique. La séduction narcissique rend confus, efface les limites de ce qui est soi et de ce qui est autre. On n’est pas là dans le registre de l’aliénation – comme dans l’idéalisation amoureuse où, pour maintenir la passion, on se refuse à voir les défauts ou les défaillances de l’autre -, mais dans le registre de l’incorporation dans le but de détruire. La présence de l’autre est vécue comme une menace, pas comme une complémentarité. » (Marie-France Hirigoyen, Le Harcèlement Moral, p. 94).

Utilisation de fausses vérités énormes ou crédibles

La communication perverse est au service de cette stratégie. Elle est d’abord faite de fausses vérités. Par la suite, dans le conflit ouvert, elle fait un recours manifeste, sans honte, au mensonge le plus grossier.

« Quoi que l’on dise, les pervers trouvent toujours un moyen d’avoir raison, d’autant que la victime est déjà déstabilisée et n’éprouve, au contraire de son agresseur, aucun plaisir à la polémique. Le trouble induit chez la victime est la conséquence de la confusion permanente entre la vérité et le mensonge. Le mensonge chez les pervers narcissiques ne devient direct que lors de la phase de destruction, comme nous pourrons le voir dans le chapitre suivant. C’est alors un mensonge au mépris de toute évidence. C’est surtout et avant tout un mensonge convaincu qui convainc l’autre. Quelle que soit l’énormité du mensonge, le pervers s’y accroche et finit par convaincre l’autre. Vérité ou mensonge, cela importe peu pour les pervers : ce qui est vrai est ce qu’ils disent dans l’instant. Ces falsifications de la vérité sont parfois très proches d’une construction délirante. Tout message qui n’est pas formulé explicitement, même s’il transparaît, ne doit pas être pris en compte par l’interlocuteur. Puisqu’il n’y a pas de trace objective, cela n’existe pas. Le mensonge correspond simplement à un besoin d’ignorer ce qui va à l’encontre de son intérêt narcissique. C’est ainsi que l’on voit les pervers entourer leur histoire d’un grand mystère qui induit une croyance chez l’autre sans que rien n’ait été dit : cacher pour montrer sans dire. » (Marie-France Hirigoyen, Le Harcèlement moral, page 94)

Il use d’un luxe de détails pour éteindre la vigilance de ses proches. « Plus le mensonge est gros, plus on a envie d’y croire. »

Se poser en victime

Lors des séparations, les pervers se posent en victimes abandonnées, ce qui leur donne le beau rôle et leur permet de séduire un autre partenaire, consolateur.

Il peut se faire passer pour faible, pour le « chien perdu sans collier », prendre la mine de chien battu, les yeux tristes, dont voudront alors justement s’occuper les femmes maternelles, dévouées, celles ayant une vocation de dame patronnesse, celles n’existant que par le dévouement à autrui, celles qui deviendront souvent leurs future victime. Cela afin de mieux faire tomber dans ses filets

Il a d’ailleurs un talent fou pour se faire passer pour une victime. Comme il a un talent fou, pour se faire passer pour malade ou irresponsable ou tirer profit d’une maladie (imaginaire ou réelle), d’un accident, user ou abuser d’un handicap réel etc.

Création d’une relation de dépendance

L’autre n’a d’existence que dans la mesure où il reste dans la position de double qui lui est assignée. Il s’agit d’annihiler, de nier toute différence. L’agresseur établit cette relation d’influence pour son propre bénéfice et au détriment des intérêts de l’autre. « La relation à l’autre se place dans le registre de la dépendance, dépendance qui est attribuée à la victime, mais que projette le pervers [sur l’autre]. A chaque fois que le pervers narcissique exprime consciemment des besoins de dépendance, il s’arrange pour qu’on ne puisse pas le satisfaire : soit la demande dépasse les capacités de l’autre et le pervers en profite pour pointer son impuissance [celle de sa victime], soit la demande est faite à un moment où l’on ne peut y répondre. Il sollicite le rejet car cela le rassure de voir que la vie est pour lui exactement comme il avait toujours su qu’elle était » (in Marie-France Hirigoyen, « Le Harcèlement Moral », page 115)>>.

Inhiber la pensée critique de la victime

Lors de la phase d’emprise, la tactique du pervers narcissique est essentiellement d’inhiber la pensée critique de sa victime. Dans la phase suivante, il provoque en elle des sentiments, des actes, des réactions, par des mécanismes d’injonction ou d’induction. « Si l’autre a suffisamment de défenses perverses pour jouer le jeu de la surenchère, il se met en place une lutte perverse qui ne se terminera que par la reddition du moins pervers des deux. Le pervers essaie de pousser sa victime à agir contre lui [et à la faire agir d’une façon perverses] pour ensuite la dénoncer comme «mauvaise». Ce qui importe, c’est que la victime paraisse responsable de ce qui lui arrive ». (in Marie-France Hirigoyen, « Le Harcèlement Moral », page 122)>>.

Le plus dur pour la victime est de ne pas rentrer dans le jeu, en particulier le jeux des conflits artificiels, provoqués par le pervers.

Tactique du harcèlement moral pervers

Isoler quelqu’un, refuser toute communication, ne pas lui transmettre de consignes, multiplier les brimades, ne pas lui donner de travail ou un travail humiliant, au contraire, lui donner trop de travail ou un travail largement au dessus de ses compétences etc… les cas de figure du harcèlement moral, du bizutage ou du mobbing, telles sont les tactiques du harcèlement moral, pouvant se décliner à l’infini.

Selon la définition la plus courante « Le harcèlement moral est un ensemble de conduites et de pratiques qui se caractérisent par la systématisation, la durée et la répétition d’atteintes à la personne ou à la personnalité, par tous les moyens relatifs au travail, ses relations, son organisation, ses contenus, ses conditions, ses outils, en les détournant de leur finalité, infligeant ainsi, consciemment ou inconsciemment, une souffrance intense afin de nuire, d’éliminer, voire de détruire. Il peut s’exercer entre hiérarchiques et subordonnés, de façon descendante ou remontante, mais aussi entre collègues, de façon latérale ».

Tactiques ultimes (sur le point d’être confondu)

Si un emballement peut conduire le pervers narcissique à commettre des actes de violence, il évite soigneusement de se faire « emballer » par la police et la justice. Pour cela, il maîtrise l’art de « l’emballage » des faits dans le discours. Pour paraphraser Philinte, dans « Le Misanthrope » : « Toujours, en termes convaincants, ses dénégations sont dites ». Acculé, il peut se faire passer pour fou, irresponsable de ses actes, car on sait que les fous peuvent tout se permettre (article 122-1 du nouveau code pénal).

Quelle conduite à tenir face à un pervers ?

Le fuir ?

La seule issue est souvent la fuite. S’éloigner au plus tôt, le plus loin possible d’un être malfaisant et imprévisible, au besoin passer à l’étranger. Limiter et protéger les communications avec les proches de son persécuteur, tous ceux dont il pourrait habilement obtenir adresse et numéros de téléphone. Les premières précautions à prendre sont d’ailleurs de changer de n° de téléphone puis de se mettre en liste rouge. De ne communiquer ce nouveau n°, voire la nouvelle adresse, qu’à des personnes de confiance et de ne jamais mettre ses coordonnées sur Internet.

Le combattre ?

Mais on ne peut pas toujours fuir la confrontation avec un pervers. Quand on n’a pas le choix, il ne faut pas refuser la confrontation, comme Arjuna, ce prince guerrier en proie au doute et qui refuse la bataille avant de finalement l’accepter (in la Bhagavad-Gîtâ livre sacré indien). Mais il faut avoir conscience que le combat sera dur, qu’il peut durer des années, et que la partie adverse aura recours aux coups les plus tordus. La victime ne doit jamais baisser sa garde, jamais renoncer à sa prudence ni à sa méfiance, jamais se démobiliser, jamais croire que la partie est gagnée. Les pervers, rappelons-le, peuvent calculer leurs coups sur plusieurs années. Seule la combativité tenace et résolue de la victime pourra déstabiliser la confiance qu’ils mettent en eux et en leur victoire, voire forcer leur respect.

Car la seule chose qu’ils peuvent respecter, c’est la persévérance dans le courage dont font preuve leurs victimes en dépit des épreuves endurées. Il faut bien comprendre que le pervers narcissique a aussi besoin de s’assurer de la volonté et de la résistance de sa victime, de ses capacités morales et intellectuelles, de la cohérence de sa pensée et de ses valeurs.

Durant cette confrontation, la victime ne doit strictement rien laisser passer. Elle ne doit pas rester seule, mais se faire conseiller par les personnes en qui elle a confiance (amis, associations, psychologues…), en évitant soigneusement les proches de son persécuteur.

 

Difficulté à aider les victimes

Il arrive que les victimes soient elles-même plongées dans la folie du pervers, qu’elles la partagent, et qu’elles le défendent donc contre toute logique, toute raison.

Il y a parfois un réel danger à essayer de les aider. Soit on n’obtiendra d’elles, pour récompense de l’aide apportée, que peu, voire pas de reconnaissance, ce qui n’est guère gratifiant. Soit on se fera rejeter par elles, et elles retourneront à leur bourreau. Soit, pour être entré dans le jeu du pervers avec sa victime, on se fera détruire à son tour par lui.

Le recours à la loi

On peut faire appel à la loi, car il existe des lois, 1) contre le harcèlement moral, 2) contre la cruauté mentale, 3) contre l’abus de faiblesse.

La cruauté mentale ou physique peut servir de motif à une demande de divorce. Seul le conjoint victime de cruauté mentale ou physique peut invoquer ce motif. Comme pour ce qui est de l’adultère, les actes de cruauté pardonnés ne peuvent plus servir à l’appui d’une demande de divorce.

Le tout est d’avoir le courage d’affronter la colère, le risque de vengeance, la capacité de rebond, le caractère retord et l’arsenal des mensonges, du pervers.

Le médecin a obligation de signaler aux autorités compétentes, tout signe de maltraitance (Article 44 du code de déontologie médical ( Sévices à autrui )).

 

 

Annexe : Articles de loi

De l’abus frauduleux de l’état d’ignorance ou de faiblesse

Article 223-15-2 du Code pénal. (Loi nº 2001-504 du 12 juin 2001 art. 20 Journal Officiel du 13 juin 2001) (Ordonnance nº 2000-916 du 19 septembre 2000 art. 3 Journal Officiel du 22 septembre 2000 en vigueur le 1er janvier 2002) Est puni de trois ans d’emprisonnement et de 375000 euros d’amende l’abus frauduleux de l’état d’ignorance ou de la situation de faiblesse soit d’un mineur, soit d’une personne dont la particulière vulnérabilité, due à son âge, à une maladie, à une infirmité, à une déficience physique ou psychique ou à un état de grossesse, est apparente et connue de son auteur, soit d’une personne en état de sujétion psychologique ou physique résultant de l’exercice de pressions graves ou réitérées ou de techniques propres à altérer son jugement, pour conduire ce mineur ou cette personne à un acte ou à une abstention qui lui sont gravement préjudiciables. Lorsque l’infraction est commise par le dirigeant de fait ou de droit d’un groupement qui poursuit des activités ayant pour but ou pour effet de créer, de maintenir ou d’exploiter la sujétion psychologique ou physique des personnes qui participent à ces activités, les peines sont portées à cinq ans d’emprisonnement et à 750000 euros d’amende..

Loi contre le harcèlement moral sur le lieu de travail

Définition du code du travail L 122-49 Aucun salarié ne doit subir des agissements répétés de harcèlement moral qui ont pour objet ou pour effet une dégradation des conditions de travail susceptible de porter atteinte à ses droits et à sa dignité, d’altérer sa santé physique ou mentale ou de compromettre son avenir professionnel. Aucun salarié ne peut être sanctionné, licencié ou faire l’objet d’une mesure discriminatoire, directe ou indirecte, notamment en matière de rémunération, de formation, de reclassement, d’affectation, de qualification, de classification, de promotion professionnelle, de mutation ou de renouvellement de contrat pour avoir subi, ou refusé de subir les agissements définis à l’alinéa précédent ou pour avoir témoigné de tels agissements ou les avoir relatés. Toute rupture du contrat de travail qui en résulterait, toute disposition ou tout acte contraire est nul de plein droit. (conformément à la loi n°2002-73 du 17 janvier 2002 de modernisation sociale).

La cruauté mentale et physique

• Il y a cruauté physique lorsque l’un des conjoints s’en prend à l’autre en lui assénant des coups ou en exerçant des sévices sur sa personne. • Il y a cruauté mentale lorsque l’un des conjoints, volontairement, cherche à blesser l’autre autrement que par des agressions physiques (injures, humiliation, mépris). La cruauté mentale provoque une souffrance morale entraînant parfois des conséquences physiques lorsque la victime est soumise à des violences verbales, dites psychologiques telles que les insultes, les menaces, les terreurs infligées, les humiliations…

Pour la législation française les violences (sévices physiques, actes de barbarie …) sont prévues dans les articles 222-7 à 227-14 du Nouveau Code Pénal.

La législation française définit les privations de soins ou négligences selon l’article 227-15 du NCP “le fait pour un ascendant légitime, naturel ou adoptif – ou toute autre personne exerçant à son égard l’autorité parentale ou ayant autorité sur un mineur de 15 ans – de priver celui-ci d’aliments ou de soins au point de compromettre sa santé est puni de 7 ans d’emprisonnement (…)”.

Article 44 du code de déontologie médicale (Sévices à autrui)

Le signalement de maltraitance à enfant fait l’objet de la loi du 10 juillet 1989 (art.40 du code de la famille et de l’aide sociale). Des dispositions identiques sont applicables pour permettre le signalement de maltraitance sur personnes âgées, majeurs protégés ou toute autre victime. Le médecin ne peut pas être arrêté par l’objection de violation du secret professionnel : l’article 226-14 du code pénal établit à ce sujet une dérogation au secret médical (art. 4 et annexe).

On entend par maltraitance toute violence physique, tout abus sexuel, toute cruauté mentale, toute négligence lourde ayant des conséquences préjudiciables sur l’état de santé et, pour un enfant, sur son développement physique et psychique. Article 44 du code de déontologie médicale (Sévices à autrui)

L’article 226-14 autorise la dénonciation des violences mais d’aucune manière celle de leur auteur présumé, que celui-ci en ait fait l’aveu au médecin ou ait été dénoncé par la victime. Le médecin n’est tenu que de signaler les sévices constatés ou dont il a acquis la conviction. Il doit observer la plus grande prudence lorsqu’il rapporte les dires de son patient.

Dans les cas flagrants de maltraitance ou de fortes présomptions, le médecin doit soustraire d’urgence la victime aux sévices, de préférence en l’hospitalisant et en s’assurant que cette mesure a bien été réalisée.

Dans les cas moins évidents, le médecin traitant doit faire appel à un spécialiste (pédiatre, gynécologue, psychiatre… ) ou mieux l’adresser à une équipe hospitalière afin que dans tous les cas le diagnostic de maltraitance repose sur des éléments indiscutables étant donné les répercussions d’un tel diagnostic, et la nécessité d’un bilan global.

Loi visant à renforcer le rôle de l’école dans la prévention des faits de mauvais traitements à enfants

Loi n° 2000-197 du 6 mars 2000 parue au JO n° 56 du 7 mars 2000, TITRE II BIS

PREVENTION ET DETECTION DES FAITS DE MAUVAIS TRAITEMENTS A ENFANTS

Art. L. 198-1. – Les visites médicales effectuées en application du troisième alinéa (2°) de l’article L. 149 et du deuxième alinéa de l’article L. 191 ont notamment pour objet de prévenir et de détecter les cas d’enfants maltraités.

Art. L. 198-2. – Au moins une séance annuelle d’information et de sensibilisation sur l’enfance maltraitée est inscrite dans l’emploi du temps des élèves des écoles, des collèges et des lycées.

Ces séances, organisées à l’initiative des chefs d’établissement, associent les familles et l’ensemble des personnels, ainsi que les services publics de l’État, les collectivités locales et les associations intéressées à la protection de l’enfance.

Art. L. 198-3. – Un décret fixe les conditions d’application du présent titre.

http://www.senat.fr/leg/tas99-091.html

loi du 10/07/1989 sur l’Articulation entre Protection Sociale et Protection Judiciaire

Lorsqu’un mineur est victime de mauvais traitement ou qu’il est présumé l’être et qu’il est impossible d’évaluer la situation ou que la famille refuse manifestement d’accepter l’intervention du service de l’Aide Sociale à l’enfance, le Président du Conseil Général avise sans délai l’autorité judiciaire.

Voir aussi

Liens internes

•          perversion narcissique

•          Narcissisme

•          perversion

•          culte de la personnalité

•          Harcèlement moral

•          Manipulation mentale

•          gourou

•          morale

•          tueur en série

Bibliographie

•          Marie-France Hirigoyen, Le harcèlement moral – La violence perverse au quotidien, Edition Syros, Paris, 1998

•          Marie-France Hirigoyen, Malaise dans le travail, Harcèlement moral : Démêler le vrai du faux, La Découverte et Syros, Paris, 2001

•          Martiale O’Briens, Le pervers narcissique, Édition Le Manuscrit, 25 novembre 2002

•          Alberto Eiguer, Le pervers narcissique et son complice, Éditions Dunod, 2004

•          Marie-Odile Dupé, Bizutages, Éditions Corlet, coll. « Collection Panoramiques », Paris, 1988

•          Christophe Dejours, Souffrance en France, La banalisation de l’injustice sociale, Seuil, coll. « L’Histoire immédiate », Paris, 1998

•          Heinz Leyman, Mobbing, La persécution au travail, Édition du Seuil, Paris, 1996

•          Stanley Milgram,Calmann-Lévy, Soumission à l’autorité, Paris, 1974

•          Gérard Lopez,Arianne Casanova, Il n’est jamais trop tard pour… Cesser d’être une victime, Editions La Martinière, Paris, 2001

•          Valérie Duby,Alain Jourdan, Etre l’épouse d’un tueur en série, La Tribune de Genève, Genève, 12 juillet 2004

•          Le Bouc émissaire, étude comparée d’histoire des religions, James George Frazer, Librairie Orientaliste Paul Geuthner, 1925

•          René Girard, Le Bouc émissaire, Grasset, Paris, 1982

•          René Girard, Mensonge romantique et vérité romanesque, Grasset, Paris, 1961

•          Dr. Yves Prigent, La Cruauté ordinaire, Desclée de Brouwer, 2003

•          Guy Richard, L’Histoire inhumaine, Éditions Armand Colin, 1992

•          Gustave Le Bon, Psychologie des foules, Presses universitaires de France, Paris, 2003

•          John Dollard, Frustration and Aggression (1939), Yale University Press, coll. « New Haven », 1969

•          Effroi, peur, angoisse. Clinique des violences contemporaines, revue éditée par l’association Savoirs et clinique

•          Denis Toutenu,Daniel Settelen, L’affaire Romand : Le narcissisme criminel. Approche psychologique, L’Harmattan, 2003

Liens externes

•          (fr) Article Le harcèlement : faute simple ou faute grave ?, Stéphane Corone, Magazine L’Entreprise, le 28/06/2006

•          (fr) Dossier thématique « Harcèlement Discrimination Contestations »

•          (fr) Droit du travail > harcèlement au travail

            Portail de la médecine – Accédez aux articles de Wikipédia concernant la médecine.

Catégories : Article à recycler • Article à wikifier • Article manquant de référence • Trouble de la personnalité • Psychopathologie psychanalytique • Harcèlement moral

La fin du tunnel (Introduction)

Afficher l'image en taille réelle

 

Suite à de malheureuse circonstance, des expériences se sont mise sur mon chemin ensuite sur le chemin de mon épouse.

Je me suis souvent demander pourquoi ?

Je croyais encore au mois d’août qu’il était possible encore que des gens pouvait sincérement prendre conscience de leurs comportements, quand une personne ayant fait la rencontre de mon épouse dans certaines circonstances, ne sait pas arrêter dans les échanges (qui était pourtant clair de côté de ma partenaire) pour arriver à faire en sorte de jouer sentimentalement avec elle et ainsi nous faire du mal.

Celui-ci ayant pris contact avec nous aprés que j’ai pris la décision de faire part de cette situation dans ma fédération sportive (avec sanction reçu), il attendu d’aprés ce qu’il m’a dit, qu’il n’y ai plus d’agressivité de ma part afin qu’il prenne contact avec moi.

Pourquoi ce post ? Simplement pour vous prouver (malgrer que je n’ai rien à vous prouver) de la véracité de cette histoire et pour ne pas que celle-ci se réédite encore une fois par le comportement de cette personne qui joue sentimentalement avec les gens ainsi qu’il fait croire qu’il est un être de lumière ….

C’est ce qu’l a fait aprés plusieurs appels téléphonique me fesant croire et me disant qu’il était prés a répondre à mes questions pour ensuite vouloir porter plainte en harcelement … Mais ceci me fait bien rire d’ailleur j’ai conseiller à l’inspectrice de police (appel téléphonique) qu’il aurait du le faire car j’ai toutes les cartes en mains afin de prouver cette histoire. C’est justement pour cela que je vais vous exposez toutes histoires.

Merci 

Voici quelque lien :

mon épouse : sexy2bloved

Le pervers : perversnarcissique

Pourquoi ces liens ,car je ne me suis pas tromper sur lui et sa demarche n’est pas sincére donc je resterai sur ma position qu’il est ce pervers et par la même occasion un manipulateur narissique !!!!! donc dénonçable ….

La définition d’un pervers narcissique : en rouge mon point de vue par rapport à ce qui nous a fait vivre en manipulant sentimentalement …

Les maladies n’étant jamais définies à travers une personnification, il ne peut y avoir aucune définition médicale directe du pervers narcissique, pas plus que de l’autiste ou que du psychotique. Seule une définition de la perversion narcissique est envisageable, le pervers narcissique étant la personne qui en est atteinte.

Cette définition de la perversion narcissique est établie empiriquement après Racamier à travers de nombreux ouvrages, mais, sans être forcément remise en cause, elle n’a pas obtenu le consensus des milieux médicaux et scientifiques. Les désignations les plus proches seraient peut être le trouble de la personnalité narcissique et la psychopathie.

Le raccourcis pervers narcissique est pourtant parfois utilisé en psychopathologie pour désigner les individus (homme ou femme) présentant une personnalité marquée à la fois par un narcissisme exacerbé et des traits de perversion (sous entendue morale), deux concepts psychanalytiques.

  • Le narcissisme, l’amour de soi, est une composante de toute personnalité. Dans la pathologie associée, il est exacerbé ; on parle alors de trouble de la personnalité narcissique : le besoin d’être admiré est constant et associé à un manque de reconnaissance et d’empathie.                                        

On voit sur son site et par son comportement dans le privé, que cette personne se comporte de telle manière a caresser les gens dans le sens du poil (qui lui sont utile à ces fins , celà peut-être un comportement ou des compliments q’il fait : des personnes qui lui permette de voyager et ainsi se mettre en valeur sportive (malgrer qu’il m’a parler en mal de ceux-ci mais quand il voit un grand sourire il leur montre, le cas de mon épouse était des compliments avec une manière de ce comporter pour m’abaisser ou me salir en disant que je n’était pas un garçon pour elle ect donc simplement il voulait se prouver qu’il pouvait s’acquérir mon épouse et en même temps semer le doute dans son esprit en changement du tout ou tout en une fraction de seconde (du sympa au désagréable, des compliments au reproche, d’une mise en valeur (fille spécial) au contraire (fille influencable et manipulatrice et non sincére) ect). 

  • La perversion, le fait de détourner, est aussi une composante commune de la personnalité de chacun. La pathologie associée correspond à un type de personnalité particulier tendant vers la satisfaction de ses désirs et de ses besoins aux dépens des autres, qui vont être manipulés et dont les besoins sont niés.

Son besoin du couple et de l’amour a fait en sorte qu’il voulait avoir ce que je vivais depuis de nombreuses années avec mon épouse, mais il n’en a pas besoin !!!! c’est pour cela d’ailleur que sur son blog il ne parle que de ça … un peu non cohérent pour moi

Le narcissime désigne l’amour de soi ou l’importance excessive accordée à « l’image » de soi.

En psychiatrie [modifier]

Il s’agit d’un mode général de comportements grandioses, de besoin d’être admiré et de manque d’empathie qui apparaissent au début de l’âge adulte et sont présents dans des contextes divers.

  • Le sujet (homme ou femme) a un sens grandiose de sa propre importance. Il surestime ses réalisations et ses capacités, s’attend à être reconnu comme supérieur sans avoir accompli quelque chose en rapport.

Dans mon expérience avec cette personne, nous constatons que celui-ci se dit d’une telle personnalité et en faite il n’en est rien voici son mail qu’il m’a envoyé :

From: Gnothi Seauton
Subject: Re: FIN
Date: Tue, 25 Aug 2009 01:32:25 +0200
To: junior1975

Je reçois ce mail et je pense qu’il faudra beaucoup de temps pour passer au-dessus de tout ça. 
 
Je n’ai pas demandé à ce que Sabrina laisse un commentaire sur mon blog aujourd’hui?!? Je ne comprends pas ces reproches. Si elle  ne veux pas que je réponde alors il suffit de ne rien poster… 
 
David, je pense qu’il vaut mieux que nous prenons un peu de distance pour permettre à chacun de faire le deuil de ce qui s’est passé. Tu comprends maintenant l’incohérence de communiquer via des commentaires et ce que cela implique? 
 
J’ai l’impression que quoique je fasse maintenant, l’un de vous deux se sentira blessé… Alors, il est inutile de forcer le destin en ce moment… Ce n’est pas sain de me réconcilier avec l’un alors que l’autre se sent encore blessé. Cela ne remet pas en question nos conversations, David, mais il me semble évident que tu dois respecter le fait que Sabrina aie besoin de temps et ne veuille plus entendre parler de moi… 
 
Cela dit, si cette rencontre devant la commission l’a blessée, elle doit comprendre que son voeux de n’avoir de secret  pour personne comporte le risque d’être blessée dans son ego lorsque celui-ci est loin d’être maîtrisé et surtout lorsqu’il est exposé à des personnes ne faisant pas partie de son entourage proche. 
 
C’est pour cela que nous sommes des maîtres pour tous, et David, il me semble que tu as beaucoup de chose à nous apprendre à ce sujet ! A aucun moment dans nos conversations, je n’ai senti ton ego te dominer… 
 
Une dernière chose : je ne suis pas pensamiento ! C’est un pseudo et jamais je n’ai demandé à ce que l’on m’identifie à ce pseudo. J’ai tjs essayé de faire en sorte que ce blog soit anonyme Sabrina ! Je suis ce que je suis et pas ce que les gens veulent croire. 
 
Désolé pour ma franchise mais je le répète, on ne peut pas me demander tout et son contraire. Si tu veux faire le deuil de cette histoire Sabrina, ne poste plus de commentaire sur mon blog et je te donne ma parole de ne jamais te contacter comme je le fais depuis longtemps maintenant ! 
 
Je vous souhaite le meilleur… 
 
Ca sera aussi mon dernier mail… 
 
P.S: je n’ai pas mis Sabrina en copie. Comme vous vous dites tout et que tu as l’air de me comprendre, je te réponds en espérant que tu feras passer le message de tel manière à ce qu’elle ne soit pas encore plus mal par la suite. Je te laisse le soin de choisir le bon moment. Encore désolé pour cela… 
 
 
  • Est absorbé par des fantaisies de succès illimité et de pouvoir.

Maintenant au pied du mur il change son fusil d’épaule !!!

  • Pense être spécial et unique et pense ne pouvoir être admis ou compris que par des institutions ou des gens de haut niveau.

Par mon épouse quand il l’a trouver au même niveau d’évolution spirituel

  • A un besoin excessif d’être admiré et aimé.

Voir son site et les mails ici dessus, qui montre bien qu’il n’est pas ce qu’il dit dans la vie de tout les jours et donc pas admiré à l’extérieur de son site…

  • Pense que tout lui est dû et s’attend à bénéficier d’un traitement particulier et favorable à ses attentes.
  • Exploite les autres et utilise autrui pour parvenir à ses propres fins.

A utiliser ma famile et surtout mon épouse afin de subvenir à ces besoins amoureux et de couple…

  • Manque d’empathie et n’est pas disposé à reconnaître les sentiments ou les besoins des autres.

La preuve avec ce mail en rouge

Tu es une personne bien , mais sois le tout le temps et en présence de tous afin de partager ton vrai TOI, ne fais comme certains que leurs égos contrôle leurs vies. Je te le demande devient ce que tu es Pélé, car mes 1er impression été les bonnes mais je te l’avoue tu m’as déçu, et je me souviens de notre 1er conversation téléphonique tu me disais je suis comme Toi prouve moi le STP que tu l’es j’aurai enfin trouver quelqu’un avec qui je peux partager tout ce que j’ai comme je le fais avec ma petite soeur jumelle sabrina !!!

 

Je ne sais pas ce que tu entends par cela mais soyons clair que je ne suis pas de nature aussi sociable que toi. Je n’ai rien à te prouver (mais à mon avis, c’est pas ce que tu as voulu dire). Je ne compte pas être de nouveau investi comme je l’ai été avec Sabrina. Je suis de nature indépendante que ça soit avec mes amis ou mon entourage. Je préfère être franc avec toi, je ne serais pas cette personne  avec qui tu peux tout partager. Je n’ai ce genre de relation avec personne en fait. Comprends donc que ça n’a rien à voir avec toi ou Sabrina, c’est juste ma nature qui est comme ça. Je sais que tu es différent de moi en particulier sur ce point là. 

  • Envie les autres et croit que tout le monde l’envie.

Preuve ce qui la fait à notre famille

  • Fait preuve d’attitudes et de comportements hautains et arrogants.

Il a toujours raison, accentuation des points faible des gens qui l’entoure, un grand sens de l’irronie, se mettre à l’ecart de tous car les autres ne sont pas intéressant ni utile pour lui. 

Référence: American Psychiatric Association. DSM-IV Manuel diagnostique et statistique des troubles mentaux.

 

 

Distinguer le normal du pathologique [modifier]

La structure perverse est parfois définie comme une déviance d’adaptation qui peut être soit normale, soit pathologique en fonction du rapport à l’autre:

« Le pervers normal est celui qui peut se débrouiller sans dépendre des autres, sans faire trop souffrir. Le pervers pathologique sera celui qui fera souffrir les autres.[4] »

On ne parle donc de perversion, de perversion morale ou de structure perverse que s’il y a tendance à soumettre l’autre à un fonctionnement qui ne satisfait pas cet autre qui se sent alors maltraité, abusé, qui a l’impression de ne compter pour rien. Les trois traits suivants doivent également être réunis pour envisager une structure perverse :[5]

  • La personne qui y fait face se sent entrainée à faire exactement le contraire de ce qu’elle veut faire, et se sent dans l’impossibilité de pouvoir faire autrement.
  • Le choix de rester ou non avec la personne en cause entraine dans les deux cas le sentiment de perdre la face.
  • Les faits sont accompagnés d’un sentiment d’immoralité.

La moralité dont il est question est exclusivement relative au respect de l’altérité, l’immoral commençant lorsque qu’elle est niée ou manipulée. Toute déviance qui n’entraine pas l’autre ne peut être considérée comme une perversion pathologique, quelles que soient les considérations morales qu’elles pourraient enfreindre.

Interprétations et mécanismes [modifier]

Ce qui cause cette agression à l’autre dans le cas d’une relation perverse pathologique est théorisé et expliqué comme un phénomène de projection des contradictions internes et des souffrances que l’individu évite de ressentir.

Il s’agit donc d’un mécanisme de défense, c’est à dire d’un phénomène psychique qui vise à éviter une souffrance interne, et qui utilise l’autre comme un objet, comme support permettant d’extérioriser ce qui serait sinon insoutenable, ou déstructurant pour l’individu qui utilise un fonctionnement pervers pour s’en prémunir.

Si ce mécanisme vise à valoriser l’égo, l’image narcissique, on parle parfois de perversion narcissique, bien que cette terminologie ne soit que peu utilisée dans le cadre médical reconnu.

Si ce mécanisme est porté sur les relations sexuelles, on parle de perversion sexuelle. Cet entendement d’ordre psychiatrique induit l’imposition à l’autre d’une relation sexuelle au détriment des volontés de cet autre. Cette définition ne doit pas être amalgamée avec le sens de relations sexuelles non admises par le culte religieux ou les mœurs en cours.

 

LE MANIPULATEUR

Afficher l'image en taille réelle

 

 

 

 

 

 

Le mot manipulateur peut maintenant recouvrir une catégorie de troubles psychiques, susceptibles d’affecter des individus de toutes origines sociales. Le manipulateur peut apparaître comme sympathique ou non, voire comme une victime. Il semble que chacun soit plus ou moins manipulateur au cours de sa vie [2].

Conformément aux définitions retenues ci-dessus, différents types de manipulateurs pourraient être distingués ; ceux qui utilisent les autres, sans remords, dans un but narcissique, de pouvoir, d’escroquerie commerciale, ou par malveillance. Ils peuvent s’appuyer sur le mensonge et/ou la séduction, voire sur la contrainte par la menace ou la force, ou encore en déstabilisant leur victime par la double contrainte. La manipulation psychique peut être un des outils de certaines formes de torture

Il peut s’agir d’un comportement jugé déviant ou pervers, d’un trouble de la personnalité dont les causes remontent à l’enfance ou à l’éducation du manipulateur, par exemple lui-même manipulé par ses parents ou éducateurs, victime de violences dont il ne veut plus être victime. Les psychologues sont très fréquemment confrontés à des comportements manipulateurs dans les systèmes familiaux ou socio-professionnels.

La manipulation mentale pourrait être une forme particulière d’égoïsme. Souvent le manipulateur demande aux autres un comportement socialement acceptable, sans s’y conformer lui-même. Il s’approprie les idées des autres, en essayant inversement de faire porter par autrui ses propres responsabilités, et souvent en entretenant le doute, le soupçon. Mais les arguments d’un manipulateur semblent toujours, à première vue, logiques et moraux. Isabelle Nazare-Aga (psychomotricienne) note que le manipulateur ne tient pas compte d’autrui, tout en prétendant paradoxalement le contraire. Souvent, il estime cyniquement mettre en œuvre une stratégie intelligente. Il peut mal supporter la critique. Certains manipulateurs à qui l’on tente de faire reconnaître un défaut ou une erreur, réussiront habilement à retourner les accusations contre leur accusateur. Les manipulateurs sont réputés aimer être pris au sérieux, et manquer de sens de l’humour. Cependant, comme le dit le livre « Dire adieu aux manipulateurs » ; souvent sous le couvert de la plaisanterie, le manipulateur peut se moquer du manipulé. Drôle sur le moment, la moquerie ainsi faite en n’est pas moins démonstrative et abaissante. Si les rires au sujet d’une personne deviennent constants cela est une habitude aux conséquences néfaste de la part d’un manipulateur. Donc, « l’humour raciste » ou se faisant au détriment de certaines catégories de personnes (les fous, les blondes, les homosexuels, etc.) peuvent être une forme courante de manipulation d’individus et de groupes.

Le manipulateur utilise volontiers des prétextes tel que la norme, le « bon comportement » à avoir dans la société ou dans un groupe, sachant utiliser les points faibles des autres, faisant par exemple qu’elles se sentent ridicules ou coupables ou blessées dans leur pudeur, ce qui les place ou maintient dans une situation mentale favorable à la manipulation. Isabelle Nazare-Aga précise qu’il sait trouver les erreurs, les défauts (réels ou fictifs) pour que sa victime se sente coupable d’avoir agi autrement qu’elle aurait dû le faire selon le manipulateur.

La manipulation mentale s’appuie de manière récurrente sur divers registres :

  • le registre émotionnel ; la peur, l’angoisse, la honte, la pudeur, la timidité, l’espoir, le besoin de reconnaissance et de justice, la confiance, le lien familial, l’amitié, le besoin d’amour, le désir, l’envie, la conscience professionnelle… sont des sentiments qui peuvent tour à tour être exploités par le manipulateur.
  • l’exploitation des biais cognitifs, par des informations fausses, les simplifications ou jargons rhétoriques et les sophismes ou les injonctions paradoxales ;
  • des pression physiques et/ou psychiques, répétées ou continues, individuelles ou dans une dynamique de groupe que le manipulateur cherche à contrôler ;
  • l’entretien de rôles de type bouc émissaires, où un groupe devient « persécuteur » d’une victime que le manipulateur maintient isolée, avec l’appui plus ou moins inconscient ou conscient du groupe ;
  • le registre de la domination, qui joue sur la peur et les principes de « récompense », de « punition », de « maître » et de soumission.

Une mauvaise estime de soi, le sentiment de culpabilité et d’infériorité rendent les individus beaucoup plus vulnérables à la manipulation. ainsi que d’autres facteurs ou contextes tels que :

  • la dépression, qui peut elle-même résulter de la manipulation mentale ;
  • un choc traumatique et les situations de perte de repères (perte des parents, mort d’un ou plusieurs proches, rupture, divorce, perte d’emploi, exil, attentat, viol, prison, situation de guerre, de guerre civile, maladie, accusations graves et injustes, incitations à la violence, etc.) ;
  • un traumatisme refoulé ayant eu lieu durant l’enfance, (théorie Freudienne / Jungienne) ;
  • une schizophrénie ou schizoïdie de l’individu.
  • Certaines substances chimiques, drogues, médicaments ou toxines, incluant l’alcool atténuant la lucidité semblent pouvoir rendre les individus, au moins provisoirement, plus vulnérables à la manipulation mentale
  • L’âge : les enfants et individus jeunes sont réputés plus influençables et donc potentiellement manipulables, mais les personnes âgées (dépendantes notamment), peuvent aussi être sensibles aux arguments basés sur la peur, la dépendance, la mort, etc.

Contrairement à une idée répandue, un bon niveau d’études et une bonne situation sociale ne protègent pas de certaines formes de manipulation. Face à des personnes ayant un bon niveau culturel, certains biais cognitifs semblent facilités par l’utilisation d’un vocabulaire pseudo-scientifique; c’est par exemple un moyen communément utilisé par les charlatans, certaines sectes et de nombreux manipulateurs.

Techniques de manipulation [modifier]

Le comportement corporel
Le manipulateur, plus que les autres, ne laisserait paraître en société que ce qu’il souhaite, puisque son comportement est un véritable rôle de composition (voir paragraphe ci-dessous).
Cette particularité pourrait parfois permettre de se rendre compte du côté artificiel de son comportement : notamment lorsque, dans une situation où chacun est inquiet, il apparaît comme le seul à garder le sourire, semblant exagérément à l’aise.
Comportement relationnel et social 
Il est en représentation, à la manière d’un acteur, la plupart du temps. Ceci est destiné probablement à rehausser son image narcissique, puisqu’il est fréquent qu’on le complimente. Mais plus simplement cela permet que ses victimes se sentent le plus fréquemment dans l’impossibilité de se faire aider pour échapper à son influence ; comment révéler ses turpitudes à des amis ou parents qui ne peuvent en croire le premier mot ?

Auprès de ses victimes le comportement est différent. Il peut être imposant, agir en chef. Il pourra être le seul à ne pas prendre des notes dans une réunion. Parfois menteur, souvent dominant, le manipulateur cherche souvent à mettre mal à l’aise son interlocuteur, par exemple en ne le regardant pas pendant une conversation, en faisant autre chose en même temps, en lui demandant des tâches impossibles… Certains parleront en élevant la voix afin de se démarquer des autres, d’autres, surtout s’ils sont craints – parleront très bas pour qu’on se taise pour les écouter et qu’on ne comprenne pas tout ce qu’ils disent, pouvant ensuite reprocher à chacun de ne pas respecter leurs consignes. Le manipulateur change de comportement selon les circonstances et parfois d’un seul coup. Il peut volontiers se placer en victime pour se faire aider (appel à la charité humaine) comme il se placera en dictateur à un autre moment. Pour plaire, il peut paradoxalement se dévouer, faire des compliments et des cadeaux. Souvent il fait passer ses désirs personnels pour quelque chose de bon pour tous ou de plus moralement acceptable.

Pour présenter une demande, il posera une question conduisant à enfermer son interlocuteur dans une situation où il soit en difficulté pour refuser.

Par exemple :

(M) – Est-ce que tu sors ce soir ?
(V) – Non, je suis fatigué, je rentre et je me mets au lit.
(M) – Est-ce que tu peux me prêter ta voiture dans ce cas ? La mienne est chez le garagiste et je dois absolument passer voir ma mère qui est malade. Mais je peux te raccompagner chez toi d’abord, si ça te pose un problème de rentrer en métro…

Une méthode très couramment employée par le manipulateur, consiste à mettre en jeu dans la conversation une tierce personne (qui n’a rien à voir là en général…) afin de placer sa victime en situation de paraître une mauvaise personne en cas de refus. Dans l’exemple ci-dessus, le manipulateur M se pose en Sauveur de sa pauvre mère ; la véritable victime de la manipulation, si elle refuse de prêter sa voiture, se pose alors en Bourreau !

 

Se protéger ou sortir de l’emprise d’un manipulateur [modifier]

Les psychologues[Qui ?] jugent que la prise de conscience de la situation par la victime, et si possible par son entourage est un préalable souhaitable à une démarche de libération de son emprise.

Voilà précisément une étape très difficile et pénible : le manipulateur a pris soin d’utiliser les composantes psychologiques de sa victime pour mieux exercer sur elle des pressions perverses. C’est pourquoi il est tellement difficile pour la victime de se libérer : elle aura trop souvent l’impression de trahir certaines de ses valeurs auxquelles elle tient le plus. Donnons un exemple : une femme (ici la victime) ayant souffert de certaines difficultés dans son enfance, comme la séparation précoce de ses parents, sa mère ayant (à ses yeux) eu le tort de chasser son mari. Dans la relation familiale, le mari-manipulateur a toujours insisté sur l’aspect « tu parles de me quitter, est-ce que tu te rends compte de la peine que tu fais aux enfants quand tu hurles que tu veux les priver de leur père ? Tu n’es qu’une mère indigne ! » ce qui culpabilise l’épouse-victime et lui rend toute opposition à cette affirmation, douloureuse car culpabilisante à ses propres yeux.

Comprendre les stratégies du manipulateur permettrait de développer des stratégies de contre-manipulation, sans avoir l’air de se défendre émotivement, ce qui place en position vulnérable. Paraître indifférent, ne pas répondre plus aux flatteries qu’aux critiques du manipulateur (autrement que par un simple : « merci » ou bien : « c’est toi qui le dis »), plaisanter et montrer une joie de vivre éloigne généralement les manipulateurs. Lorsque l’on doit se défendre contre les assauts d’un supposé manipulateur dans ses relations, il peut être proposé d’agir envers cette personne et seulement avec cette personne, comme elle le fait avec les autres, ce qui peut désamorcer ses tentatives d’influence.

Si l’on est menacé, il peut être recommandé d’éviter d’entrer en discussion avec un individu manipulateur, ne lui révéler de soi-même que le strict minimum, sans parler de sa vie personnelle et en restant flou quand on change ses habitudes, en ne parlant de ses changements qu’à la dernière minute ou mieux en n’en disant rien. Ne pas réagir avant que le manipulateur ne se soit exprimé clairement ; faire ressortir justement que sa demande est ambiguë, désamorce volontiers une tentative d’influence. Accumuler des éléments de preuve de ses demandes ou réponses, par exemple écrire et dater ce qu’il dit, ou bien demander une confirmation par courriel d’une demande téléphonique, peut permettre de le confondre quand il se contredira lui-même. Cela aide aussi rétrospectivement à analyser ses stratégies et leurs effets nuisibles. La plupart des manipulateurs cherchent à isoler leur victime ; si l’on repère chez une personne qu’elle a régulièrement cette attitude (annuler les repas chez les amis, faire une scène épouvantable en réunion et sembler content de ce que « on ne les verra plus, de toute façon ils ne sont pas intéressants », favoriser les disputes de famille…) il est légitime de s’interroger et de se protéger.

Il est cependant difficile d’échapper à un parent, un conjoint, patron manipulateur ou un manipulateur chevronné. Chercher à s’en faire un ami est inutile et ne serait que lui donner d’autres occasions de manipuler. Il est parfois nécessaire de lui mentir (ou plutôt : ne pas lui donner des moyens plus efficaces encore pour manipuler) pour éviter les conflits inutiles ou dangereux, de ne pas répondre à ses attentes, d’être imprécis. Idéalement la réponse qui devrait lui être donnée est oui ou non pour échapper aux situations ambigües. Si le manipulateur n’est pas un supérieur hiérarchique il peut être préférable de ne lui rendre aucun service. Une aide psychologique s’avère parfois utile ou nécessaire, pour la victime, mais aussi pour le manipulateur s’il a pris conscience du caractère asocial de son comportement. Il est néanmoins vital de noter que si le manipulateur excelle vraiment dans ce domaine, il est très difficile, (ce qui peut paraître impossible pour la victime) de lui échapper, celui-ci s’étant lui-même persuadé que son comportement était le seul moralement et physiquement possible pour lui.

Qui est manipulateur? [modifier]

Une personnalité manipulatrice se développe généralement lorsqu’un enfant se défend contre des injustices qui perdurent, ce qui chez d’autres aurait pu causer de l’agressivité, de la timidité ou un comportement soumis. Le contexte éducatif semble souvent en cause ; parents ou éducateurs trop sévères, trop protecteurs, eux-mêmes manipulateurs ou au contraire, l’enfant manquera d’attention et de compréhension. Des traumatismes psychiques répétés (divorce des parents, ambiance conflictuelle et graves échecs) seraient également souvent en cause. Jean Monbourquette, dans son livre « Apprivoiser son ombre », affirme pour sa part que « Un enfant, voulant plaire à des éducateurs incohérents, s’adaptera en développant une grande différence entre l’image qu’il projette et l’individu qu’il est réellement. En se protégeant continuellement contre un environnement qui lui semble hostile il développera un comportement manipulateur pour tirer des avantages de son entourage ».

Le livre « Les manipulateurs sont parmi nous » mentionne que tout le monde a la capacité de modifier, à son avantage, le comportement d’un autre. La légère capacité de manipuler ne fait pas nécessairement d’une personne une manipulatrice. De plus, les manipulateurs n’ont que très rarement toutes les caractéristiques des manipulateurs. Le vrai manipulateur est atteint d’un problème de personnalité constant qui modifie en permanence sa façon de penser. Ces personnes veulent obtenir à chaque fois qu’une occasion se présente, le maximum des autres. Anne Ciocca prétend qu’avec les manipulateurs il n’y que deux types de relations possible; celui de dominant ou de dominé.

Réponse au commentaires‏
De : Hors ligne gnothi seauton (Risque moyen
   
Envoyé : lundi 24 août 2009 19:42:39
À : ma femme ; (junior1975@live.be)
Simplement pour partager cette pensée Zen d’aujourd’hui …

“Apprendre à se connaître, c’es s’oublier soi-même. S’oublier soi-même, c’est être illuminé par tout ce qui se trouve dans l’univers.”

Dôgen

Que l’Amour soit votre seule recherche et votre seule excuse … Soyez en accord avec votre Amour et avec l’Amour de la vie !
Moi
Avec l’expression de mon Amour …

Merci pour ce rappel Sabrina que je partage tout à fait… 
David t’expliquera ou t’a sûrement déjà expliqué pourquoi vos commentaires ne sont pas publiés. Aucun déni de ma part, juste le besoin d’éloigner définitivement ma sphère privée de ce blog. Je le fait pour que les lecteurs prennent le meilleur de moi-même sans avoir le soucis de vérifier si c’est effectivement ce que je vis. Ce n’est pas que je n’assume pas mes actes. C’est juste que j’ai choisis de partager le meilleur de moi-même sans impliquer mon égo. Et mon identité, c’est mon égo. Et je ne suis pas mes actes et ce blog n’est certainement pas le lieu pour les assumer. Les écrits restent et ce que j’étais n’est pas ce que Je suis. Je tire expérience de mes actes et j’utilise cette expérience pour vivre mon présent en accord avec ma Conscience. 
Pour revenir à ton com, c’est justement le besoin d’être en accord avec moi-même qui m’a poussé à vous téléphoner à tous les 2. Pour rester crédible, j’ai préféré le faire sous aucune menace ou pression quelconque. Je n’attendais donc pas de clémence ni de magnanimité de la part de David. Si c’était le cas, je lui aurais téléphoné plus tôt, dans le but d’éviter la confrontation au sein de la fédé…  
C’est une mise au point faite sans haine, sans rancoeur ni fermeté. C’est juste une demande de compréhension de votre part et un soucis d’éviter les malentendus. 
Je pense que David m’a très bien compris suite à notre conversation cet après-midi. 
Mais je répondrai avec plaisir à chaque commentaire comme je le fais maintenant. Mais pour toi Sabrina, je ferais en sorte de ne jamais rentrer dans des débats lorsque je te répondrai (si tu laisses encore des commentaires). Je respecte le fait que tu te sentes plus évoluée (sincèrement et sans ironie de ma part!). Par contre, si tu sens que je  m’égare, je suis tout disposé à lire tes recommandations ou tes mises en garde. Je suis ouvert à me remettre en question. 
Bien à toi…