Le véritable but de la religion

Le véritable but de la religion est d’amener chacun à se contrôler soi-même, et non à critiquer les autres. En effect, il vaut mieux nous critiquer nous-mêmes.
Qu’est ce que je fais pour tempérer ma colére, ma haine, ma fierté, ma jalousie ? C’est ce que nous devons nous demander en permanence.

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Amour et compassion

Il devrait y avoir un équilibre entre le progrès matériel et le progrès spirituel, obtenu grâce aux principes d’amour et de compassion. L’amour et la compassion sont l’essence de la religion.

Donner un sens à notre journée

Il faut absolument développer notre volonté de donner un sens à notre journée – car cette précieuse forme humaine n’a de sens que part rapport au potentiel qu’elle contient.

Savez-vous nager?‏

Gygès est un jeune passeur. Un jour, sans le savoir, il embarque sur son frêle bateau un célèbre rhéteur nommé Archiloos.
En cours de route, ce dernier lui demande :
– Connais-tu la science du langage, l’art de persuader ?
– Non, pas du tout. répond Gygès
– Eh bien, permets-moi de te dire, jeune inculte, que tu as perdu la moitié de ta vie ! réplique le savant, en jetant sa tunique sur ses épaules en un geste de profond dédain.
La traversée devait durer une demi-journée. Mais au bout de 2 heures, les nuages noirs s’amoncèlent et le vent se met à souffler. Entre 2 grandes vagues, juste  avant de sombrer, le jeune Gygès demande à son passager :
– Savez-vous nager ?
– Non, par Zeus ! répond le rhéteur terrifié
– Eh bien, permettez-moi de vous dire que vous avez perdu toute votre vie !
Il dit et plonge dans l’onde glacée.

A quoi sert une connaissance si on ne peut l’appliquer à la réalité ?
En fait, aucun savoir n’est complètement vain, même la science du langage dont parle Archiloos.                                                                                                                                        Car dans certaines circonstances, il peut être important de savoir persuader son auditeur.
Aucune connaissance n’est moins bonne qu’une autre. C’est le contexte qui lui fait prendre tout son sens.
Ne négligez pas ce qui peut vous être simplement utile.                                                                                                                                                                                                                        Qui sait, cela vous sauvera peut être la vie…

« Si l’on n’imprimait que l’utile, il y aurait 100 fois moins de livres. » Voltaire

La naissance d’UCILLIA

Je vous présente UCILLIA née le 30 avril 2010 à 12h30 pesant 2,250kg et mesurant 46,5cm.

Elle est le fruit de notre amour, de l’envie de recommencer notre relation sur de bonne base, l’envie de donner la chance à une autre vie de profiter et de connaître notre famille.

David

Livre II : Pensée XI

XI. – Tout faire, tout dire et tout penser, en homme qui peut sortir à l’instant de la vie. Quitter les hommes, s’il y a des Dieux, n’a rien de redoutable, car ceux-ci ne sauraient te vouer au malheur. Mais, s’il n’y en a pas, ou s’ils n’ont aucun soin des choses humaines, qu’ai-je affaire de vivre dans un monde sans Dieux et vide de Providence ? Mais ils existent et ils ont soin des choses humaines, et, pour que l’homme ne tombe pas dans les maux qui sont des maux véritables, ils lui en ont donné tous les moyens. S’il était quelque mal en dehors de ces maux, les Dieux y auraient également pourvu, afin que tout homme fût maître d’éviter d’y tomber. Mais, comment ce qui ne rend pas l’homme pire pourrait-il rendre pire la vie de l’homme ? Ce n’est point pour l’avoir ignoré ni pour en avoir eu connaissance sans pouvoir le prévenir ou le corriger, que la nature universelle aurait laissé passer ce mal ; elle ne se serait pas, par impuissance ou par incapacité, trompée au point de faire échoir indistinctement aux bons et aux méchants une part égale de biens et de maux ? Or, la mort et la vie, la gloire et l’obscurité, la douleur et le plaisir, la richesse et la pauvreté, toutes ces choses échoient également aux bons et aux méchants, sans être par elles-mêmes ni belles ni laides. Elles ne sont donc ni des biens ni des maux.

Livre II : Pensée X

X. – C’est en philosophe que Théophraste affirme, dans sa comparaison des fautes, comme le ferait un homme qui les comparerait en se référant au sens commun, que les fautes commises par concupiscence sont plus graves que celles qui le sont par colère. L’homme en colère, en effet, paraît s’écarter de la raison avec quelque douleur et avec un certain resserrement sur soi-même. Mais celui qui pèche par concupiscence, vaincu par la volupté, se montre en quelque sorte plus relâché et plus charmé dans ses fautes. A bon droit donc et en vrai philosophe, Théophraste a dit que celui qui faute avec plaisir mérite un plus grand blâme que celui qui pèche avec douleur. En somme, l’un ressemble plutôt à un homme offensé et forcé, par douleur, à se mettre en colère ; l’autre s’est jeté de lui-même dans l’injustice, se portant à faire ce à quoi l’incite la concupiscence.