Pratiquer la religion correctement

Si nous pratiquons la religion correctement et sincèrement, elle devient intérieure à nos coeur.
L’essence de totue religion réside dans un coeur bon.
Je dis parfois que l’amour et la compassion constituent une religion universelle.
C’est ma religion. Une philosophie compliquée génère d’avantage d’ennuis et de problèmes.
Si les philosophies sophistiquées sont utiles pour votre coeur, alors trés bien : utilisez-les pleinement.
Si, en revanche, ces systèmes deviennent un obstacle pour parvenir à un coeur bon, alors il vaut mieux les abandonner.

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Le véritable but de la religion

Le véritable but de la religion est d’amener chacun à se contrôler soi-même, et non à critiquer les autres. En effect, il vaut mieux nous critiquer nous-mêmes.
Qu’est ce que je fais pour tempérer ma colére, ma haine, ma fierté, ma jalousie ? C’est ce que nous devons nous demander en permanence.

Amour et compassion

Il devrait y avoir un équilibre entre le progrès matériel et le progrès spirituel, obtenu grâce aux principes d’amour et de compassion. L’amour et la compassion sont l’essence de la religion.

Donner un sens à notre journée

Il faut absolument développer notre volonté de donner un sens à notre journée – car cette précieuse forme humaine n’a de sens que part rapport au potentiel qu’elle contient.

Ecoutez-vous votre instinct

Un jour, le patron d’un empire industriel convoque son assistant polytechnicien pour un briefing de début de semaine.
Ce dernier, affolé, l’implore deprendre une décision, sans quoi l’une des entreprises du groupe courra à sa ruine.
Le self made man réfléchit un instant puis dit : « il faut faire cela ! »
Le polytechnicien ne comprend pas et demande : « Mais monsieur, c’est contraire à toutes les lois du marché !Pourquoi prenez vous cette décision ? »
Le self made man répond : « Je ne sais pas, mais je puis vous assurer qu’il faut agir comme je vous le dis. » 2 mois plus tard, le Financial Times annonçait la surprenante reprise des affaires de cette entreprise.
Le polytechnicien, journal en main,pénètre dans la grand bureau du self made man pour le briefing hebdomadaire et dit : « Vous avez vu, monsieur ?C’est incroyable ! Les affaires reprennent ! »
Pour toute réponse, le self made man se tourne vers le polytechnicien et dit: »Maintenant, je vais vous expliquer pourquoi j’ai pris cette décision ».

Parfois, les circonstances nous imposent de prendre une décision. La raison ne peut pas tout expliquer et pourtant, il faut agir sans attendre. Il est temps alors de se laisser guider par autre chose : l’instinct,l’expérience, l’habitude… Ce sens inné de ce qu’il faut faire ou ne pas faire, cette aptitude à s’adapter aux circonstances et à prendre une décision sans revenir sans cesse sur ce que l’on a dit, distingue les grands patrons de leurs employés. Les self made man sont rarement arrivés au sommet par hasard… La différence entre les grands patrons, les meneurs d’homme, ceux qui se sont faits tout seul, c’est qu’ils sentent ce qu’il faut faire davantage qu’ils ne le résonnent. Inspirez vous de cet exemple pour mener vos propres vies : parfois, il faut savoir écouter son instinct. On a tout le temps d’expliquer son acte par la suite.

« Le patron ne sait pas comment on fait, il sait parfois pourquoi il faut faire mais sent toujours quand il faut faire. » M. de Cornouardt

La corde invisible‏

Un paysan avec 3 de ses ânes se rendait au marché pour vendre sa récolte.
La ville était loin et il lui faudrait plusieurs jours pour l’atteindre.
Le premier soir, il s’arrête pour bivouaquer non loin de la maison d’un vieil hermite.
Au moment d’attacher son dernier âne, il s’aperçoit qu’il lui manque une corde.

Si je n’attache pas mon âne se dit-il demain, il se sera sauvé dans la montagne! Il monte sur son âne après avoir solidement attaché les 2 autres et prend la direction de la maison du vieil hermite.

Arrivé, il demande au vieil homme s’il n’aurait pas une corde à lui donner.

Le vieillard avait depuis longtemps fait voeux de pauvreté et n’avait pas la moindre corde, cependant, il s’adressa au paysan et lui dit: « Retourne à ton campement et comme chaque jour fait le geste de passer une corde autour du cou de ton âne et n’oublie pas de feindre de l’attacher àun arbre. »

Perdu pour perdu, le paysan fit exactement ce que lui avait conseillé le vieil homme.
Le lendemain dès qu’il fût réveillé, le premier regard du paysan fût pour son âne.
Il était toujours là! Après avoir chargé les 3 baudets, il décide de se mettre en route, mais là, il eut beau faire, tirer sur son âne, le pousser, rien n’y fit.
L’âne refusait de bouger.
Désespéré, il retourne voir l’Hermite et lui raconte sa mésaventure. « As-tu pensé à enlever la corde? » lui demanda-t-il. « Mais il n’y a pas de corde! » répondit le paysan. « Pour toi oui mais pour l’âne… » « Le paysan retourne au campement et d’un ample mouvement, il mime le geste de retirer la corde. L’âne le suit sans aucune résistance. .

Ne nous moquons pas de cet âne. Ne sommes-nous pas,nous aussi, esclave de nos habitudes, pire, esclave de nos habitudes mentales?
Demandez-vous quelle corde invisible vous empêche de progresser…

Est-ce beau, est-ce laid, qui peut le dire?‏

J’aime passer du temps avec Alexandre, notre plus jeune fils.

Un week-end par mois, je réserve une journée pour être avec lui. Pour le voir s’extasier devant un film, un spectacle, pour répondre à ses questions d’enfants… de plus en plus pertinentes.

Bref, je fais mon boulot de papa. Le week end dernier, je l’ai emmené au restaurant, puis au zoo. Sa maman devait travailler. Nous avions choisi de manger méditerranéen.

Une petite fille à la table d’à côté faisait des difficultés pour terminer son assiette. Sa maman, patiente, lui disait : « finis au moins ton pain, regarde comme il est doré et tendre.  » Mais la fillette répondit : « non, j’aime pas la croûte, c’est pas beau, c’est comme des crevasses.  » Au dessert, le serveur amena une coupe de fruits et cette fois-ci le papa, un peu énervé dit à sa fille : « et les figues, on peut savoir pourquoi tu n’en manges pas ?
Regarde comme elles sont belles, mûres et gonflées.

Tu n’en mangeras certainement pas d’aussi bonnes chez nous en ville. « Et la petite fille, butée, de répondre : « elles sont toutes fendues on dirait qu’elles sont pourries.

C’est pas beau ! » Alexandre qui avait assisté un peu gêné à la scène me demanda tout bas : « dis papa, pourquoi les bonnes choses sont parfois laides ? Pourquoi, si elles sont bonnes pour nous la nature les a faites moches ? » J’avoue que je n’ai pas su trouver aussitôt une explication satisfaisante…Mais plus tard dans l’après-midi, notre promenade au zoom’a donné l’occasion de lui répondre.

Je tenais la main d’Alexandre qui s’extasiait devant la cage aux singes. Un couple semblait n’avoir d’yeux que pour critiquer ces braves bêtes : « non mais regarde moi ça ! C’est tout de même affreux ces touffes de poils sur leurs mains.

Et ces dents, ce pli sur leur nez, ces bras trop longs… Quand on y pense, la nature ne les a pas gâtés ! Quel manque de grâce. Ils ne mériteraient même pas qu’on les regarde.  » Je me suis tourné vers Alex, qui avait encore tout entendu et je lui ai dit : – « La petite fille du restaurant et ces gens qui n’aiment rien sont comme des aveugles qui refuseraient de voir même si on les opérait.

Dans la nature, rien n’est laid si on apprend à regarder. Que serait le pain sans sa croûte savoureuse, faite de plis, d’accidents, de crevasses ? Et cette pourriture qui entrouvre les figues ou les olives mûres, n’est-ce pas le signe que le soleil les a aimées et que le paysan a tout fait pour qu’elles arrivent à maturité ? – Oui, c’est vrai. – Si tu sais regarder, tu ne verras pas de choses laides dans la nature.

C’est sûr que tout n’est pas droit, que les épis de blés sont courbés, que les branches du pommier penchent sous le poids des fruits, que le cheval est crotté, que la bouche des sangliers bave et que les singes ont des de grosses lèvres plissées qui nous semblent très éloignées de la beauté.

Mais c’est justement parce que ces accidents sont naturels que nous devons aimer les y voir.  » Alex n’a rien dit mais il a plissé son petit nez et froncé les sourcils, signe chez lui d’une intense réflexion… Ce n’est que 3 jours plus tard qu’il est venu me voir dans le salon pour me dire : « Tu sais, quand je serai grand je veux devenir peintre.  » – Ah. Et que peindras-tu ? – Les choses comme elles sont, pour qu’on apprenne à les trouver belles.  »

Avoir l’esprit positif c’est aussi apprendre à regarder les choses de manière positive, sans oeillères. Si vous y arvenez, vous ne verrez, dans tout ce qui existe en ce monde, rien qui ne soit agréable à vos yeux.
Votre perspicacité trouvera dans les personnes âgées une sorte de vigueur et de beauté aussi touchantes que les grâces de l’enfance.
Vous envisagerez du même oeil beaucoup d’autres choses qui ne sont pas sensibles à tout le monde, mais seulement à ceux qui se sont rendus familier le spectacle de la nature et de ses différents ouvrages.  »

Dans la nature, ce sont les hommes qui décrètent de la beauté ou de la laideur.  » Jean Arp