Savez-vous nager?‏

Gygès est un jeune passeur. Un jour, sans le savoir, il embarque sur son frêle bateau un célèbre rhéteur nommé Archiloos.
En cours de route, ce dernier lui demande :
– Connais-tu la science du langage, l’art de persuader ?
– Non, pas du tout. répond Gygès
– Eh bien, permets-moi de te dire, jeune inculte, que tu as perdu la moitié de ta vie ! réplique le savant, en jetant sa tunique sur ses épaules en un geste de profond dédain.
La traversée devait durer une demi-journée. Mais au bout de 2 heures, les nuages noirs s’amoncèlent et le vent se met à souffler. Entre 2 grandes vagues, juste  avant de sombrer, le jeune Gygès demande à son passager :
– Savez-vous nager ?
– Non, par Zeus ! répond le rhéteur terrifié
– Eh bien, permettez-moi de vous dire que vous avez perdu toute votre vie !
Il dit et plonge dans l’onde glacée.

A quoi sert une connaissance si on ne peut l’appliquer à la réalité ?
En fait, aucun savoir n’est complètement vain, même la science du langage dont parle Archiloos.                                                                                                                                        Car dans certaines circonstances, il peut être important de savoir persuader son auditeur.
Aucune connaissance n’est moins bonne qu’une autre. C’est le contexte qui lui fait prendre tout son sens.
Ne négligez pas ce qui peut vous être simplement utile.                                                                                                                                                                                                                        Qui sait, cela vous sauvera peut être la vie…

« Si l’on n’imprimait que l’utile, il y aurait 100 fois moins de livres. » Voltaire

Publicités

A quoi servent les Maîtres‏

– Maître, à quoi sert un Maître demanda, dans toute sa
juvénile candeur, le moinillon au Père D’Evry

Ce dernier sourit et répondit :

– A rien et à tout… c’est lui qui t’enseigne ce que
tu sais déjà, qui te montre ce que tu as déjà vu. »

Ces paroles emplirent le disciple de confusion. Il réfléchit
intensément et fronçant les sourcils, demanda :

– Mais, Maître : à quoi peut me servir celui qui m’apporte
ce que j’ai déjà ? Voulez vous dire que le Maître est inutile
au disciple et que je suis à moi-meme mon propre guide ?

– « Non, pas exactement. Considère cet exemple : n’as tu
jamais été captivé par une toile de Maître ?

– Si, je me souviens d’un tableau accroché au dessus de
l’autel, dans la Chapelle de monsieur mon père. Un magnifique
coucher de soleil peint par un artiste italien de renom…
dont j’ai d’ailleurs oublié le nom !

– Qu’est ce qui t’intéressait tant dans ce tableau ?

– Je ne sais pas… la finesse des détails, les couleurs,
une impression générale. Comme si j’avais devant moi un
modèle de coucher de soleil.

– Mais n’as tu jamais vu auparavant de coucher de
soleil ?

– Bien sûr que si, mais en moins réel.

Souvent, nous ne comprenons pas quelle valeur peut avoir
un guide, un maître et nous refusons à quiconque le droit d’en
savoir plus que nous.
Pourtant, ces personnes plus intelligentes, plus douées, plus
complète que nous, sont de formidables leviers pour nos vies.

L’artiste du texte, par sa peinture, a appris au moinillon
à voir ce qu’était réellement un coucher de soleil. Il a attiré
son regard vers l’essentiel. Sa peinture est certes une
reproduction, mais le moinillon y a trouvé plus de vérité que
dans les couchers de soleil « naturels » qu’il regardait sans
les voir. Un maître, pas ses enseignements, nous apprend à
considérer en pleine lumière ce que, confusément, nous savons
déjà.

« Si vous possédez une connaissance, laissez les autres
y allumer leur chandelle »
Margaret Fuller

Atteindre la perfection

Conscience

Le potentiel pour atteindre la perfection, le potentiel pour accéder à la pleine illumination, repose en chacun de nous. En réalité, ce potentiel n’est rien d’autre que la nature essentiel de l’esprit, qui est considérée comme étant la véritable nature de la lumière et de la connaissance. Par le biais d’une pratique spirituelle progressive, nous pouvons éliminer les obstacles qui nous empêchent de parfaire cette graine dédiée à l’illumination. Et, à mesure que nous franchissons les obstacles, la qualité inhérente à notre conscience se manifeste de plus en plus, jusqu’à atteindre le plus haut niveau de perfection, qui n’est autre que l’esprit éclairé du bouddha.

Il n’y a rien qui puisse saper l’existence

Esprit

De même que l’on dit que l’esprit n’a pas de commencement, il est aussi réputé pour ne pas avoir de fin, car il n’y a rien qui puisse saper l’existence fondamentale de notre aptitude à la connaissance et à l’expérience. Certains états d’esprit, tels que les expériences sensorielles, dépendent de notre corps physique, et ceux-ci peuvent atteindre une fin lorsque leur support physique cesse d’exister, autrement dit au moment de la mort.

Le stoïcisme partie 4

La théorie de la connaissance [modifier]

Les impressions [modifier]

La vérité et la certitude sont dans la perception les plus communes qu’il s’agit de systématiser. Ainsi la connaissance part-elle de la représentation, ou image (phantasia), impression d’un objet réel dans l’âme (comme le cachet dans la cire pour Zénon). C’est là un premier jugement sur les choses auquel peut être ou non donné volontairement un assentiment par l’âme : si celle-ci est dans le vrai, elle a alors une compréhension, ou perception (katalepsis) de l’objet qui est immédiate : une certitude des choses en tant que telles.

La sensation est donc distincte de l’image puisqu’elle est un acte de l’esprit. Pour que la perception soit vraie, l’image doit être fidèle. L’image fidèle, en tant que critère de la vérité, est appelée représentation compréhensive. Elle est passive, mais capable de produire l’assentiment vrai et la perception.

Les critères de la vérité [modifier]

La science sera alors la perception solide et stable, inébranlable par la raison : solidité due à l’appui des certitudes entre elles, à leurs accords rationnels. Ainsi la perception sûre et totale est la science systématique et rationnelle, système de perceptions rassemblées par l’expérience visant à une fin particulière utile à la vie. En dehors de ces réalités sensibles, il n’y a pas d’autres connaissances.

Pourtant, à côté des choses sensibles, il y a ce qu’on peut en dire. Ainsi la dialectique porte-t-elle sur les énoncés qui sont vrais ou faux, relatifs aux choses. Ces énoncés se disent sous la forme d’un sujet et d’un attribut exprimé par un verbe : Socrate se promène. C’est un jugement simple qui exprime un rapport entre des faits, celui-ci s’exprimant par un jugement complexe : s’il fait clair, il fait jour. Il s’agit donc d’une liaison de fait entre un antécédent et un conséquent.

Les critiques [modifier]

Cette section est vide, pas assez détaillée ou incomplète. Votre aide est la bienvenue !

La physique [modifier]

Les principes de la physique stoïcienne [modifier]

Selon Diogène Laërce (VII, 132), les Stoïciens divisent la physique en général en trois domaines : le monde, les éléments, la recherche des causes. Mais l’étude de la nature est aussi divisée selon des lieux spécifiques : les corps ; les principes ; les éléments ; les dieux ; enfin les limites, le lieu et le vide.

Le monde et la nature [modifier]

Le monde est totalement dominé par la raison et a en conséquence à chaque instant la plénitude de sa perfection. Par là on voit que l’activité de la raison est corporelle : seul existe ce qui a la capacité d’agir ou de pâtir (i. e. les corps). Or, la raison agit, donc elle est un corps. Ce qui subit la domination de la raison sera aussi un corps, la matière. Voilà les deux principes de la physique : l’un est la cause unique, l’autre reçoit cette causalité sans faire de résistance. Ces deux corps s’unissent donc et forment le mélange total qui explique l’action d’un souffle matériel (pneuma) traversant la matière pour l’animer.

Les éléments [modifier]

Cette section est vide, pas assez détaillée ou incomplète. Votre aide est la bienvenue !

Le cycle cosmique [modifier]

L’ensemble du monde a un cycle : le feu, ou force active (Zeus), absorbe et réduit en lui-même toutes les choses. Tout recommence ensuite à l’identique, après la fin du monde dans une conflagration où toutes choses sont rentrées dans la substance divine. Cette conflagration est une purification du monde : l’âme du monde absorbe toute la matière en restituant un état parfait par un changement conforme à la nature.

Du feu primitif, naissent les quatre éléments et le monde naît sous l’action d’un souffle divin. Ensuite, par la fragmentation du souffle, naissent les êtres individuels qui forment le système du monde. C’est ce souffle qui fait l’unité du monde, en le parcourant et en maintenant ses parties. Ce souffle est une force, une pensée et une raison qui contient tout et fait que sous l’action de sa tension l’être existe. Ce souffle crée une sympathie entre toutes les parties du monde. Quant à la Terre, elle est au centre, pressée de tout côté par l’air.

La causalité et le destin [modifier]

Tout ce qui arrive est conforme à la nature universelle, puisque tout agit suivant une cause totale, qui lie toutes les causes entre elles.

La théologie [modifier]

La théologie est ce qui rassemble et à la fois divise, stoïciens et épicuriens. Le(s) Dieu(x) existe(nt) chez les Epicuriens tout comme chez les stoïciens. Cependant, selon les épicuriens, les dieux vivent dans leur monde, alors que pour les stoïciens, ils agissent dans notre monde. C’est le fatum, le destin, tout est joué d’avance. On ne peut pas changer ce qui arrive. Cela s’exprime par la métaphore du Chien et du Chariot. Un chien qui tire un chariot est libre d’épouser la trajectoire du chariot ou bien de s’y opposer vainement. Il n’y a que l’assentiment par rapport aux représentations (les évènements) qui dépende de nous, et non des dieux. Ce qui dépend de nous, c’est l’atteinte de l’ataraxie, de l’absence de troubles et passions, une tranquillité de l’âme, une paix intérieure, que les stoiciens assimilent au bonheur véritable. Ainsi la théologie et l’éthique stoïciennes appelle l’Homme à une prise de distance, et à une certaine inactivité, ou tout du moins indifférence, qui sera dénoncé par Spinoza et Hegel : « L’être de l’Homme, c’est son action. » (Phénoménologie de l’Esprit). Ce dernier associa les stoïciens au concept de la belle-âme. C’est l’attitude de Sartre, une conduite d’excuse, de mauvaise foi, pour ne pas affronter l’angoissante condition humaine : la Liberté. Pascal en fera un essai : Entretien avec Madame de Sacy sur Montaigne et Epictète. Ainsi l’ensemble de la philosophie moderne, mis à part Schopenhauer et son concept de Volonté, tend à rejeter cette position stoïcienne.

La psychologie [modifier]

Cette section est vide, pas assez détaillée ou incomplète. Votre aide est la bienvenue !

Remplir le coeurs humain de compassion

« RELIGION »
« Chacun de nous, à notre manière, peut propager la compassion dans les coeurs des gens.  De nos jours, les civilisations occidentales accordent une grande importance au fait de « remplir » le cerveau humain avec de la connaissance, mais personne ne paraît se soucier de remplir le coeurs humain de compassion.  C’est là le véritable rôle de la religion. »
Du Dalaï-Lama

Zen le 29 Janvier

Histoire zen

Il y a bien longtemps, un grand érudit était venu rendre visite à un maître zen pour se renseigner sur cette philosophie de vie.

Tandis qu’ils conversaient, le maître invita l’érudit à partager un bol de thé. Lorsque le maître eut fini la petite cérémonie du thé, il offrit un bol à l’érudit et commença à verser l’eau chaude. Et il continua jusqu’à ce que l’eau se mette à déborder et encore à déborder et encore… Décontenancé, le visiteur n’y tint plus et s’écria: “Maître, le bol est déjà plein. Il ne peut plus rien contenir!” Le maître cessa immédiatement de verser et dit alors: “Vous êtes comme ce bol, rempli de vos propres opinions et spéculations. Comment pourrais-je vous montrer le Zen avant que vous ayez vidé votre bol?”