Le thé contre l’épée‏

Un domestique, dans l’antique Chine, laissa
accidentellement tomber une goutte de thé sur le soldat
qu’il servait. Confus, il s’excusa, mais le soldat était
vexé : « Demain, chien, tu viendras te mesurer à moi.
je te donnerai une arme et l’on verra bien si tu es aussi
doué avec l’épée qu’avec le thé ! »

Le domestique n’avait bien sûr aucune expérience du
combat. Il alla donc demander conseil à un ami,
le maître Ketaïo.

Ce dernier l’observait alors qu’il servait le thé.
Il remarqua le front du domestique, parfaitement lisse,
et l’intense concentration qui se dégageait de tous les traits
de son visage alors qu’il faisait couler un mince filet de thé
dans les bols, sans qu’aucune goutte ne tombe à côté.

– « Demain, lui dit Ketaïo, tu devras tenir ton sabre au dessus
de ta tête, comme si tu étais prêt à frapper le soldat.
Regarde-le bien en face, avec cette détermination et ce calme
que tu atteins lorsque tu me sers le thé. »

Le lendemain, au petit matin, le domestique suivit les
conseils du maître. Le soldat était prêt à combattre mais il
se tint sur ses gardes : il observait le domestique, stable
sur ses appuis, serein. Il vissa son regard dans le sien et,
après un long moment, le soldat abaissa son arme, s’excusa
pour son arrogance et quitta les lieux sans se retourner.

Que nous apprend ce petit conte ?
Que dans la plupart des situations, le calme et la
concentration sont des atouts essentiels : vous ne résoudrez
peut être pas tous les problèmes ou les conflits avec
cette technique, mais vous forcerez au moins l’estime de vos
collègues ou de vos proches.

C’est le courage et la détermination du domestique qui
ont stoppé les ardeurs du soldat et non la technique du
sabre ou la violence.

« Si vous êtes perçu comme compétent et capable, vous serez
perçu comme un égal »
L. Von Gruht

Être bon avec soi-même

Être bon avec soi-même

Si je me sens triste, je pourrai me glisser dans mon lit et pleurer, en prenant le temps de m’aimer fort et de me faire plaisir. Ou bien je pourrai trouver quelqu’un à qui parler et qui m’écoutera simplement jusqu’à ce que je m’épanche et me sente plus léger. Si j’ai trop travaillé, j’apprends à me détacher de mon travail, aussi important soit-il. Je prends le temps de jouer, de prendre un bain chaud ou de lire un roman. Si une personne aimée veut obtenir quelque chose de moi que je ne veux pas donner, j’apprends à dire non avec fermeté mais pourtant avec amour. Je crois qu’il ou elle s’en trouvera mieux que si je dis oui sans le vouloir. Ainsi, quand je dis oui, c’est oui.

Je prends grand soin de moi.