Être, avoir et faire

Être, avoir et faire

Tu peux considérer la vie selon trois dimensions: être, avoir et faire. Souvent, tu as tendance de vivre ta vie à l’envers. Tu essaies d’avoir plus d’argent afin d’éprouver la sensation de pouvoir faire davantage ce que tu veux, et ainsi d’être plus heureux. En réalité, c’est le chemin inverse qu’il faut emprunter. Tu dois tout d’abord être l’individu que tu es vraiment, ensuite faire ce que tu ressens devoir effectuer afin d’avoir ce que tu veux.

Je me permets d’être moi-même; je fais ce qui me semble juste; j’ai tout ce que je désire vraiment.

de Shakti Gawain

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Faites immédiatement ce qui doit être fait

Il convient de ne pas laisser encombrer votre esprit et par conséquent votre

mémoire par l’idée que vous avez à accomplir ces nombreux petits actes journaliers

qu’il faut nécessairement exécuter à un moment donné. Car si vous devez vous

souvenir des mille petits détails de l’existence habituelle votre esprit cessera d’être

disponible pour des problèmes réellement intéressants.

Pour cela, il faut vous habituer à faire immédiatement ce qui doit être fait.

Ainsi, sauf pour des lettres et les emails dont la réponse demande quelque temps de

réflexion, vous répondrez immédiatement au courrier qui vient d’arriver. Ce sera une

affaire à laquelle vous ne pensera plus et vos correspondants vous sauront gré de

votre promptitude. Si vous avez un paiement à effectuer, vous le règlerez le plus tôt

possible, ce qui vous évitera de penser à cet acte (qui peut être désagréable) et, de

plus, donnera satisfaction au créancier. De même, une note à faire payer sera d’autant

plus facilement acceptée par le débiteur que le souvenir de la dette est plus récent.

N’attendons donc pas pour lui envoyer cette note.

On pourrait multiplier les exemples de ce genre: découpez tout de suite dans

un journal l’article que vous voulez garder et scannez le immédiatement; notez

immédiatement sur une fiche le renseignement que vous désirez conserver; remettez

en place l’objet que vous venez d’utiliser, etc.

Il est non seulement recommandé de ne pas surcharger inutilement sa

mémoire, mais, dans un certain nombre de cas, il faut aussi oublier.

Une mémoire trop prenante et trop tenace peut constituer en effet une entrave

au développement supérieur de l’esprit, d’une part, à cause de l’encombrement qu’elle

occasionne, et, d’autre part, parce qu’elle peut obscurcir et restreindre le jugement. De

plus, elle est susceptible de fournir des aliments à de véritables obsessions, mais, à ce

sujet, pour se préserver de ce qui ne lui plaît pas, votre esprit élimine parfois

automatiquement certaines images chargées d’un complexe affectif désagréable.

En tout cas, pour éviter cet encombrement, il est d’abord nécessaire, comme

vous venons de le dire, de ne jamais remettre au lendemain ce que l’on peut faire le

jour-même, et, en outre, dans un autre mode de comportement, il faut refuser votre

attention aux pensées sans valeur ou inutiles, aux images inopportunes, aux textes

sans intérêt, aux détails superflus. A cet effet, comme le conseille Jules Payot que

vous avons cité au début du chapitre, il suffit de « ne rien retenir du premier coup ».