A quoi servent les Maîtres‏

– Maître, à quoi sert un Maître demanda, dans toute sa
juvénile candeur, le moinillon au Père D’Evry

Ce dernier sourit et répondit :

– A rien et à tout… c’est lui qui t’enseigne ce que
tu sais déjà, qui te montre ce que tu as déjà vu. »

Ces paroles emplirent le disciple de confusion. Il réfléchit
intensément et fronçant les sourcils, demanda :

– Mais, Maître : à quoi peut me servir celui qui m’apporte
ce que j’ai déjà ? Voulez vous dire que le Maître est inutile
au disciple et que je suis à moi-meme mon propre guide ?

– « Non, pas exactement. Considère cet exemple : n’as tu
jamais été captivé par une toile de Maître ?

– Si, je me souviens d’un tableau accroché au dessus de
l’autel, dans la Chapelle de monsieur mon père. Un magnifique
coucher de soleil peint par un artiste italien de renom…
dont j’ai d’ailleurs oublié le nom !

– Qu’est ce qui t’intéressait tant dans ce tableau ?

– Je ne sais pas… la finesse des détails, les couleurs,
une impression générale. Comme si j’avais devant moi un
modèle de coucher de soleil.

– Mais n’as tu jamais vu auparavant de coucher de
soleil ?

– Bien sûr que si, mais en moins réel.

Souvent, nous ne comprenons pas quelle valeur peut avoir
un guide, un maître et nous refusons à quiconque le droit d’en
savoir plus que nous.
Pourtant, ces personnes plus intelligentes, plus douées, plus
complète que nous, sont de formidables leviers pour nos vies.

L’artiste du texte, par sa peinture, a appris au moinillon
à voir ce qu’était réellement un coucher de soleil. Il a attiré
son regard vers l’essentiel. Sa peinture est certes une
reproduction, mais le moinillon y a trouvé plus de vérité que
dans les couchers de soleil « naturels » qu’il regardait sans
les voir. Un maître, pas ses enseignements, nous apprend à
considérer en pleine lumière ce que, confusément, nous savons
déjà.

« Si vous possédez une connaissance, laissez les autres
y allumer leur chandelle »
Margaret Fuller

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Zen le 29 Janvier

Histoire zen

Il y a bien longtemps, un grand érudit était venu rendre visite à un maître zen pour se renseigner sur cette philosophie de vie.

Tandis qu’ils conversaient, le maître invita l’érudit à partager un bol de thé. Lorsque le maître eut fini la petite cérémonie du thé, il offrit un bol à l’érudit et commença à verser l’eau chaude. Et il continua jusqu’à ce que l’eau se mette à déborder et encore à déborder et encore… Décontenancé, le visiteur n’y tint plus et s’écria: “Maître, le bol est déjà plein. Il ne peut plus rien contenir!” Le maître cessa immédiatement de verser et dit alors: “Vous êtes comme ce bol, rempli de vos propres opinions et spéculations. Comment pourrais-je vous montrer le Zen avant que vous ayez vidé votre bol?”

15 Mai

La maîtrise de sa vie

Quand tu te sens en colère, prends les dispositions nécessaires pour te préserver, exprimer tes besoins ou établir tes limites. Ne t’attarde pas trop sur les problèmes extérieurs. Reconnais plutôt que c’est la perte de ton pouvoir qui a causé ta colère. Quand tu es davantage en contact avec ton pouvoir et l’exprimes sans détours et avec assurance, tu ne ressens plus ni ton impuissance ni ta colère. Au contraire, tu acceptes la maîtrise de ta vie.

Je suis le maître de ma vie.