Le thé contre l’épée‏

Un domestique, dans l’antique Chine, laissa
accidentellement tomber une goutte de thé sur le soldat
qu’il servait. Confus, il s’excusa, mais le soldat était
vexé : « Demain, chien, tu viendras te mesurer à moi.
je te donnerai une arme et l’on verra bien si tu es aussi
doué avec l’épée qu’avec le thé ! »

Le domestique n’avait bien sûr aucune expérience du
combat. Il alla donc demander conseil à un ami,
le maître Ketaïo.

Ce dernier l’observait alors qu’il servait le thé.
Il remarqua le front du domestique, parfaitement lisse,
et l’intense concentration qui se dégageait de tous les traits
de son visage alors qu’il faisait couler un mince filet de thé
dans les bols, sans qu’aucune goutte ne tombe à côté.

– « Demain, lui dit Ketaïo, tu devras tenir ton sabre au dessus
de ta tête, comme si tu étais prêt à frapper le soldat.
Regarde-le bien en face, avec cette détermination et ce calme
que tu atteins lorsque tu me sers le thé. »

Le lendemain, au petit matin, le domestique suivit les
conseils du maître. Le soldat était prêt à combattre mais il
se tint sur ses gardes : il observait le domestique, stable
sur ses appuis, serein. Il vissa son regard dans le sien et,
après un long moment, le soldat abaissa son arme, s’excusa
pour son arrogance et quitta les lieux sans se retourner.

Que nous apprend ce petit conte ?
Que dans la plupart des situations, le calme et la
concentration sont des atouts essentiels : vous ne résoudrez
peut être pas tous les problèmes ou les conflits avec
cette technique, mais vous forcerez au moins l’estime de vos
collègues ou de vos proches.

C’est le courage et la détermination du domestique qui
ont stoppé les ardeurs du soldat et non la technique du
sabre ou la violence.

« Si vous êtes perçu comme compétent et capable, vous serez
perçu comme un égal »
L. Von Gruht

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Apprendre à être une personne affectueuse

Non-violence

Je pense qu’il est trés important de connaître deux niveaux de spiritualité. Une spiritualité de la foi religieuse et une spiritualité sans foi religieuse qui apprend à être une personne affectueuse. Il faut s’employer à être une personne chaleureuse et non-violente. Dés lors que nous développons l’attitude mentale de compassion, la non-violence vient automatique. La non-violence ne resulte pas de paroles diplomatiques mais d’une action, ou d’actes de compassion. Quand la compassion est là, l’action non-violente survient. Quand la haine est présente, c’est le plus souvent la violence qui survient.

La véritable expression de la non-violence est la compassion

NON-VIOLENCE
 
Ahimsa, ou la non-violence, est une idée puissante qui a fait le tour du monde grâce au Mahatma Gandhi.  La non-violence est positive, chargée.  La véritable expression de la non-violence est la compassion.  Certaines personnes considèrent la compassion comme une réponse émotive et passive, non comme un stimulant concret pour l’action.  Expérimenter la véritable compassion consiste à développer une sensation de proximité avec les autres, combinée à un sentiment de responsabilité pour leur bien-être.
 

Livre I : Pensée IX, X, XI

IX. – De Sextus 12 : la bienveillance ; l’exemple de ce qu’est une maison soumise aux volontés du père ; l’intelligence de ce que c’est que vivre conformément à la nature ; la gravité sans affectation ; la sollicitude attentive pour les amis ; la patience envers les ignorants et envers ceux qui décident sans avoir réfléchi ; l’art de s’accommoder à toutes espèces de gens, de telle sorte que son commerce était plus agréable que toute flatterie, et qu’il leur imposait, par la même occasion, le plus profond respect ; l’habileté à découvrir avec intelligence et méthode et à classer les préceptes nécessaires à la vie ; et ceci, qu’il ne montra jamais l’apparence de la colère ni d’aucune autre passion, mais qu’il était à la fois le moins passionné et le plus tendre des hommes ; l’art de savoir sans bruit adresser des louanges, de connaître beaucoup sans chercher à briller.

X. – D’Alexandre le grammairien 13 : s’abstenir de blâmer ; ne pas critiquer d’une façon blessante ceux qui ont commis un barbarisme, un solécisme, ou quelque autre faute choquante, mais amener adroitement le seul terme qu’il fallait proférer, sous couvert de réponse, de témoignage à l’appui, ou de commun débat sur le fond même du sujet, et non sur la forme, ou par quelque autre moyen d’avertissement occasionnel et discret.

XI. – De Fronton 14 : avoir observé à quel degré d’envie, de souplesse et de dissimulation les tyrans en arrivent, et que, pour la plupart, ceux que chez nous nous appelons patriciens sont, en quelque manière, des hommes sans cœur.

Sensation de proximité

« NON-VIOLENCE »
« Ahimsa, ou la non-violence, est une idée puissante qui a fait le tour du monde grâce au Mahatma Gandhi.  La non-violence est positive, chargée.  La véritable expression de la non-violence est la compassion.  Certaines personnes considèrent la compassion comme une réponse émotive et passive, non comme un stimulant concret pour l’action.  Expérimenter la véritable compassion consiste à développer une sensation de proximité avec les autres, combinée à un sentiment de responsabilité pour leur bien-être. »
Du Dalaï-Lama

La motivation de l’action.

« NON-VIOLENCE »
« Sur la base d’une action extérieure, il est difficile de distinguer si une action est violente ou non-violente.  Fondamentalement, cela dépend de ce qui motive l’action.  Si la motivation est négative, l’action sera violente, même si elle prend une apparence douce et aimable.  Au contraire, les actions et les mots sévères, résultant d’une motivation sincère et positive, sont essentiellement non-violents.  En d’autres termes, la violence est un pouvoir destructeur.  La non-violence est constructive. »
Du Dalaî-Lama