Le renard est malin …

Les renards sont malins.
S’ils n’obtiennent pas une chose par un moyen ils en essayent un autre.
Ils adoreraient manger des hérissons, et essayent par tous les moyens de les attaquer ou de les surprendre.
Ils connaissent bien des tours et bien des stratégies. Mais les hérissons sont passés maître dand l’art de faire UNE chose: se défendre.
Ils s’enroulent sur eux-mêmes et n’offrent que des piques dangereuses à l’adversaire.
Et le hérisson l’emporte sur le renard dans la plupart des cas.
Le poète grec Archiloque a écrit: « Il sait bien des tours, le renard.
Le hérisson n’en connait qu’un, mais il est fameux.
 » Il est tentant d’être un renard. Mais force est de constater que ce sont les hérissons qui remportent la plupart des lauriers.
Pourquoi? Parce qu’ils se concentrent sur une grande idée, la simplifient,la raffinent, la rendentévidente.
Prenez par exemple « Les hommes viennent de Mars, les femmes de Vénus » de John Gray. John Gray a écrit avant ce best-seller un autre livre sur le même sujet.
Trop compliqué.
Il a simplifié, simplifié sa théorie, à écrit son best-seller… … et il en a vendu 10millions d’exemplaires!!! Pensez à tous les hérissons:Einstein, Darwin, Galilée, etc. à tous ceux qui ont défendu UNE idée.
Une idée peut donner un sens à votre vie.
Une idée peut vous apporter la richesse.
Une idée peut TOUT changer pour vous et pour les autres.
Quelle idée allez-vous creuser,raffiner, simplifier, défendre,promouvoir, XX?

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Sa femme venait de mourir et le pasteur veut lui parler…

Sa femme venait de décéderaprès un mariage long et paisible.
Elle avait l’habitude d’aller souvent à l’église.
Deux mois après son décès, le veuf reçoit un appel du pasteur.
« J’aimerais vous rencontrer pour vous parler d’un sujet sensible concernant votre femme »
« De quoi s’agit-il, mon père? »  »
Je ne peux malheureusement pas évoquer ce sujet au téléphone,mon fils.
Rassurez-vous il ne s’agit de rien de grave.
« Le veuf attend donc avec curiosité – et un peu d’anxiété quand même – la visite dupasteur.
Cet après-midi, le pasteur arrive et après avoir accepté avec reconnaissance un café, il explique:
« Votre femme était une femme très pieuse, très dévouée au service de notre église.
Juste avant qu’elle nous quitte- paix à son âme – elle m’a promis qu’elle nous ferait don d’une de ses maisons.
Et comme je sais que vous avez toujours été un très bon mari, je suis certain que vous souhaiterez honorer la parole de votre femme.
Elle est malheureusement décédée quelques jours avant de finir de remplir les documents dedonation à notre église.
« Puis le pasteur se tait,attendant la réaction du veuf.
Le veuf prend une gorgée decafé, puis répond: « Je suis conscient que ma femme était très croyante, comme je le suis moi-même.
« Il fait une pause et continue: « Par conséquent, je vais obéirà la volonté de Dieu: il a voulu que ma femme nous quitte AVANTd’avoir signé ces papiers, je me plierai donc à sa volonté.
 » (Nom), les opinions sont comme des nez. Chacun a le sien,parfois nous pensons qu’il est LA vérité, mais ce n’est qu’une opinion…
Et le fait d’y mêler nos croyances n’y change rien.
La vérité est illusoire, chacun porte en lui la sienne, et, comme le disait le chercheur John Lilly: « Dans le monde de notre esprit, tout ce que l’on croit vrai…
EST vrai, ou le devient.
 » Souvent nous tenons plus à nos opinions qu’à l’amitié ou l’amour qui nous unit à un autre être -et nous laissons nos opinions détruire la relation.
Nos opinions ne sont pas nous.
Elles sont le fruit de notre éducation, de nos préjugés, de l’influence des autres, et de mille autres facteurs qui les rendent relatives et sujettes à caution.

L’indigestion de Shiosuy‏

Shiosuy s'était retiré du monastère pour trouver la paix 
dans la méditation. Les autres moines l'empêchait de se 
concentrer. 
  
Il s'agenouilla sous un saule, au bord de la rivière. 
Mais bientôt les « flic-floc » des poissons gobant les 
mouches à la surface de l'eau le troublèrent. 
  
Il se concentra de nouveau, en tentant de puiser en son 
fort intérieur la tranquillité qui sied à la méditation. 
Mais il n'y parvint pas, car les oiseaux s'étaient mis à 
chanter dans le saule. 
 
Furieux, Shiosuy se leva et pêcha tous les poissons, 
puis chassa tous les oiseaux avant de les dévorer. 
  
Mal lui en prit, car une indigestion l'empêcha de méditer 
pendant les trois jours qui suivirent son festin. 

  

Avez-vous déjà songé que vos colères ne sont presque 
jamais provoquées par les objets ou les personnes qui vous 
entourent, mais qu'elles ont leur épicentre dans votre esprit ?
  
Fuir ou épancher votre fureur sur un objet ou sur autrui ne 
vous servira à rien : le trouble est dans votre esprit et le 
calme aussi. 


  
« Si tu dois vivre parmi le tumulte, ne lui livre jamais 
ton corps. Garde ton âme calme et retirée. C'est un 
sanctuaire où tu trouveras, quand tu le voudras le bonheur. » 
Alexandra David-Neel

L’instinct est une prison

La proie a peur du prédateur et le prédateur a peur de
la faim et de la mort. C'est ainsi qu'un enfant se garda en
vie quand, errant dans les champs il se retrouva fort loin
du village et qu'un tigre affamé croisa son chemin. 

Si tu veux me manger maintenant, Tigre, tu devras
chasser encore demain.
Si je te dévore, j'aurai déjà gagné un jour !
Moi, je peux t'apprendre comment gagner plein d'autres
jours... 

Le Tigre rentra alors ses griffes, s'assit et écouta
l'enfant. 

Regarde autour de toi : l'herbe est abondante, les
arbres donnent des fruits à foison. Arrête donc de manger de
la viande et tu ne mourras jamais de faim. 

Mais je suis un viandard, répondit le Tigre. J'ai des
griffes et des crocs. A quoi vont-ils me servir ? 

A te défendre et à défendre ceux qui te sont chers.
Mais je suis seul et n'ai point de famille ni d'amis.
Si tu m'épargnes, tu auras gagné un ami. 

Le Tigre réfléchit et dit :
je goûterai l'herbe et les fruits pour te faire plaisir. 

Il épargna l'enfant et connut la joie de partager un
repas. Par la suite, il n'eût plus jamais faim. 

Notre instinct est parfois un cruel poison : nous
agissons sans réfléchir, nous hurlons, nous nous mettons
en colère, nous nous vexons, nous prenons la fuite alors
qu'il faudrait se poser et réfléchir aux conséquences de
nos actes impulsifs. 

"L'insctinct est une prison dont les plus féroces
attendent d'être délivrés"
M. de Cournouardt

Laideur et beauté‏

Un cochon se contemplait dans l'eau d'une mare. 
Il se trouva si laid qu'il pleura et que ses larmes 
brouillèrent son miroir. Une voix tomba alors des nues et 
lui dit : 
  
Aucune créature n'est plus belle que toi, cochon
C'est faux ! crie le cochon. Je suis plus vilan qu'un 
crapaud.
Mais il n'y a rien de plus beau qu'un crapaud
Tu vois, tu te contredis... Le crapaud et moi ne pouvons 
être tous les deux les plus beaux en meme temps.
Toutes mes créatures sont, en meme temps les plus belles à 
mes yeux, explique la voix. 
  
Alors le cochon comprend que c'est un dieu qui lui a parlé 
et il se mire à nouveau dans la mare, le coeur léger et le 
sourire au groin. 
  
Laideur et beauté sont des critères inconsistants : 
meme chez les hommes, on n'est pas tous d'accord sur ce 
qui est beau et ce qui ne l'est pas. 
  
Laideur et beauté ne sont qu'une question de regard. 
  
"Même si nous parcourons le monde pour trouver la beauté, nous 
devons l'avoir en nous sous peine de ne pas la trouver."
Ralph Waldo Emerson

L’océan et les fjords‏

Tom était capitaine en second sur la frégate « L’effrontée » et il supportait mal la hiérarchie. Son impatience naturelle le poussait parfois à remettre en cause les ordres du capitaine.

Un jour, alors que « L’effrontée » croisait dans les eaux glaciales de la Norvège, Tom alla trop loin et contredit son supérieur devant tout l’équipage.

Le capitaine ne se mit pas en colère mais s’approcha lentement de son second. Il le prit par l’épaule. L’insolent regrettait déjà son franc parler.

Tourne ton regard vers ces fjords Tom et observe comme ils sont nombreux et comme leurs flots sont impétueux » lui fit remarquer le Capitaine Tom ne voyait pas où le capitaine voulait en venir, mais,craintif, il obéit.

Maintenant, tourne toi de l’autre côté, et voit comme l’océan est vaste, comme il boit tout la lumière du soleil, comme il vit au rythme de sa houle immense. Crois-tu que les fjords aient plus de majesté que l’océan ?

Non monsieur.

Ah ? Mais pourtant ils sont plus nombreux, ils surplombent l’océan et leurs flots sont plus vifs que la lente houle.

Mais l’océan est plus fort, plus majestueux qu’un fjord monsieur.

C’est exactement ce que je voulais te faire dire, Tom. Si les fleuves et les mers règnent sur tous les ruisseaux, c’est parce qu’ils savent toujours se tenir plus bas qu’eux.
Si toi aussi un jour tu veux devenir capitaine, tu devras d’abord obéir, m’écouter, apprendre de moi. et un jour, tu me surpasseras. Mais ce jour n’est pas encore venu.

Cette leçon de chose recèle une profonde vérité :
Si l’on veut apprendre, il faut savoir se tenir en retrait, observer et se faire oublier. Tout organisme grandit en assimilant ce qui lui vient de l’extérieur.

« Le sage, s’il veut être au dessus de son peuple, se met en paroles au-dessous de lui » Lao  
Tseu

De quoi se plaint-on ?‏

La discipline au monastère de Brunwald était déséspérément stricte. La loi du silence forçait les frères à se taire pendant 10 longues années. Après avoir attendu si   longtemps, chaque moine avait le droit de prononcer deux mots, mais pas un de plus.

Ce fut au tour du frère Haanz de s’entretenir avec  l’abbé. Parle frère, je t’écoute :  

  » Lit… dur », dit le moine.                                                                                                                                                                                                                                                                                        « Je vois » répondit son supérieur. 

Dix ans plus tard, le frère Haanz revint auprès de l’abbé.

« Quels sont les deux mots que tu voudrais me dire ? »                                                                                                                                                                                                                    « Nourriture… pue »                                                                                                                                                                                                                                                                                                   « Je vois » soupira l’abbé 

Une autre décennie s’écoula et le moine, à genoux devant le père, lâcha :

« Je… pars »                                                                                                                                                                                                                                                                                                                   « Eh bien ça ne m’étonne pas. Tu n’as pas cessé de te plaindre ! » lui lança l’abbé en guise d’au revoir. 

La chute est rude et drôle… mais la question est posée : pourquoi le moine avait-il choisi cette vie s’il n’était pas capable d’en profiter, s’il ne se laissait pas aller,   toujours préoccupé par son petit confort ? 

Comme lui, nous n’avons souvent que des mots pour nous plaindre alors qu’il suffirait de nous laisser aller et de profiter de ce que le monde a à nous offrir.

« Si tu remerciais Dieu pour toutes les joies qu’il te donne, il ne te resterait plus de temps pour te plaindre. » Maître Eckhart